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  • Érick d’Orion in Ceci n’est pas une pipe

    “Flotter dans la forêt d’ifs et d’asphalte”, Big Sista, Ceci n’est pas une pipe, September 22, 2008
    Monday, September 22, 2008 Press

    À La chambre blanche en ce moment, nous est offert la très précieuse occasion de s’abandonner à l’image et au son, de flotter sans attaches hors du temps, de déambuler en apesanteur dans un espace qui n’est nulle part.

    C’est une proposition éminemment onirique que nous fait Érick d’Orion avec son installation: Forêt d’ifs, lieu étrange, du genre de ceux que l’on voit dans nos rêves ou même à la limite nos cauchemars. Dans ce travail, d’Orion unit deux environnements très différents: la forêt d’ifs de l’île d’Orléans et les abords urbains de La chambre blanche. Il crée une image sublimée de la superposition des lieux et projette des images saccadées, fondues en lumières blanche et verte, Au cœur de l’image comme le cœur emballé qui bat, le son vibre et nous enveloppe.

    En intégrant pour la première fois la vidéo à son travail audio, il nous livre un espace déroutant qui transforme notre rapport avec les choses les plus simples du quotidien; le bruit des moteurs, la lumière et les couleurs de la forêt, la présence blanche de la ville. On peut donc suivre l’artiste dans une ballade à travers une forêt improbable, où la ville se surimpose parfois à travers des sons sec, qui résonnent et cognent. Toute la bande sonore a quelque chose de presqu’obsédant et, sans le vouloir, on se met à tendre l’oreille pour capter des sons, on écarquille les yeux pour discerner des repaires familiers qui nous raccrocheraient au réel.

    C’est encore une fois une œuvre redoutablement efficace qui a le pouvoir d’animer dans nos têtes une beauté à la fois familière et étrange.

    Vous le savez je suis toute nouvelle dans ce monde de l’art audio et j’avance avec enthousiasme et sans retenue sur ce territoire non balisé. Je suis fascinée par la faculté qu’a l’art audio (le bon on s’entend) de brosser des tableaux complexes, de faire surgir des images qui se collent à notre rétine. Finalement l’art audio (le bon) est une forme d’art visuel, je pense…

    À La chambre blanche en ce moment, nous est offert la très précieuse occasion de s’abandonner à l’image et au son, de flotter sans attaches hors du temps, de déambuler en apesanteur dans un espace qui n’est nulle part.

    Geisteswissen­schaften in Neural

    “Review”, Aurelio Cianciotta, Neural, September 16, 2008
    Tuesday, September 16, 2008 Press

    Aimé Dontigny is based in Québec and is certainly a compositor who can’t be easily categorized. He is the founding member of the free noise collective Napalm Jazz, and the animator for the No Type label, which has released his second album. This is a work that brings together a decade of recordings and well-conceived musical projects in seventeen ‘urticant’ and hyper-vivid tracks. The listener is presented with abstract and twisted sounds, a sum of samples, fragments, inspired lucubrations and a very pondered plunderphonic approach. It is a collage of sound involving different genres and different listening dimensions. The record recaptures some historical avant-garde strategies in a timely mix of emotional issues, for example in the surrealist cut-upping. The 20th century avant-garde used to be primeval forms of modernity that are today ‘inflected’ in fruitful experiments, glitches and oblique literary references (not by chance — rather ‘canonical’ references such as William S Burroughs, Anthony Burgess and Guy Debord; representatives of a poetic and antagonist deconstructionism). Geisteswissenschaften is on the sidelines of electroacoustic, electronica and audio-art, and is a compelling work. It is certainly not for everyone, though at the same time the album does not require too many conceptual superstructures.

    It is a collage of sound involving different genres and different listening dimensions.

    Édifices naturels in SOCAN — Paroles & Musique

    “Lancements”, Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no. 15:3, September 15, 2008
    Monday, September 15, 2008 Press

    La pianiste montréalaise Brigitte Poulin interprète pour nous les œuvres de quatre importants compositeurs canadiens. James Harley, Ana Sokolović, Denys Bouliane et Paul Frehner prêtent ainsi leur musique à cette interprête de grand talent qui évolue avec brio dans les nombreuses sphères de son instrument. Elle explore en effet avec beaucoup d’à-propos les “édifices naturels” construits pas ces créateurs. D’une écoute facile, ce disque est un bel exemple d’une musique qui, malgré sa complexité, ne devient pas hermétique.

    ce disque est un bel exemple d’une musique qui, malgré sa complexité, ne devient pas hermétique.

    En concert in SOCAN — Paroles & Musique

    “Lancements”, Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no. 15:3, September 15, 2008
    Monday, September 15, 2008 Press

    Installé à Montréal depuis 2004, le saxophoniste argentin Damian Nisenson nous présente son plus récent album, enregistré en concert en décembre 2007. Doté d’une expérience et d’une versatilité hors du commun, il met à profit sa grande créativité afin d’être toujours à l’avant-garde de la musique contemporaine. Il réussit encore une fois à surprendre avec ses savants dosages et sa direction impeccable. Le plaisir incroyable du premier abord ne se dément pas mais demeure plutôt comme un incitatif à une écoute plus approfondie.

    Il réussit encore une fois à surprendre avec ses savants dosages et sa direction impeccable.

    September 18 – 19, 2008: 2 Evenings of Art of Noises in Québec City

    Sunday, September 14, 2008 In concert

    To celebrate the 95th anniversary of the publication of the The Art of Noises manifest by Futurist Luigi Russolo, audio curator and musician Érick d’Orion has prepared 2 evenings of audio art at Salle Multi in Québec City. 10 audio artist will present a new work based on this important text. On September 18, 2008, artists are: Alexis Bellavance, Michel F Côté, Christian Calon, and Hélène Prévost. On September 19: A_dontigny, Nicolas Bernier, Diane Labrosse, the duo Catherine S Massicotte & Éric Normand, and Jocelyn Robert.

    Tim Brady in Voir

    “Courir!”, Réjean Beaucage, Voir, September 11, 2008
    Thursday, September 11, 2008 Press

    Le compositeur Tim Brady est en résidence à l’Orchestre symphonique de Laval, qui nous présente sa plus récente œuvre entre deux symphonies de Beethoven. Pas mal!

    Lundi dernier, il était à la Sala Rossa pour improviser avec, entre autres, le contrebassiste Barry Guy et la clarinettiste Lori Freedman; mercredi, il transportait ses guitares électriques à la salle Claude-Champagne pour participer au concert d’ouverture de la saison du Nouvel Ensemble Moderne en jouant dans une œuvre du très actuel compositeur allemand Heiner Goebbels; voici maintenant l’Orchestre symphonique de Laval qui nous présente sa musique orchestrale, et le directeur musical de l’OSL, Alain Trudel, la programme entre deux symphonies de Beethoven! On savait Tim Brady éclectique, mais là, il frappe fort! Et ce n’est pas tout: la pièce qui sera créée, Running, est inspirée de Runnin’ Back To Saskatoon, des Guess Who«Ce n’est pas l’une de leurs meilleures tounes, explique Brady, mais on m’a demandé d’en faire un arrangement pour le CBC Radio Orchestra, à Vancouver, dont le chef est aussi Alain Trudel, et ça a très bien marché. En fait, j’ai presque fait une réécriture de la pièce, un truc qui dure 11 minutes, dans lequel près de la moitié avait très peu à voir avec la pièce originale. J’en étais assez content et j’ai suggéré à Alain de développer certaines de ces sections pour en faire une nouvelle œuvre, qui est devenue Running.»

    Le titre de l’œuvre rappelle évidemment l’originale, et les aficionados des Guess Who (?) en verront peut-être passer l’ombre, mais il signale aussi un scherzo d’enfer. «Ça n’arrête jamais!» prévient le compositeur, «enfin, il y a bien une ou deux mesures de relâche, mais pas plus.» Présentée après la Cinquième de Beethoven et avant la Sixième, surnommée Pastorale, du même compositeur, l’œuvre risque d’avoir un certain effet! S’il est compositeur en résidence à l’OSL, c’est pourtant la seule œuvre de Tim Brady que nous entendrons l’orchestre jouer cette saison; «oh! mais je vais aussi beaucoup travailler dans les écoles de Laval, auprès des étudiants en concentration musique, particulièrement, où l’on présentera des ateliers de composition, un peu pour montrer ce que c’est qu’un compositeur. Je vais aussi travailler aux arrangements pour le concert symphonique de Dan Bigras que l’OSL présentera en janvier.» Brady travaille aussi avec Alain Trudel et le directeur général, Alain Demers, à l’élaboration d’un événement autour de la création, avec concert (incluant une grande œuvre de Brady), des conférences, etc. À suivre!

    Tim Brady est aussi président du Réseau canadien des musiques nouvelles, un organisme de réseautage qui vise à stimuler la communication entre les divers intervenants de la communauté des compositeurs et interprètes des musiques d’aujourd’hui. L’organisme prépare un colloque qui se tiendra à Montréal, en février 2009, durant le festival MNM. À propos des récentes actions de notre bon gouvernement conservateur dans le domaine des arts, Brady commente: «Ça manque tellement de vision… C’est triste de voir des gens qui comprennent tellement mal ce qui se passe dans le monde.» Il commente beaucoup plus que ça, en fait, et assez pour nous donner envie de courir vers l’isoloir le plus proche!

    On savait Tim Brady éclectique, mais là, il frappe fort!
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