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  • Bozzini Quartet in Borås Tidning

    “New Music, Konstmuseet”, Rolf Haglund, Borås Tidning, November 23, 2007
    Friday, November 23, 2007 Press

    The way the world looks today, maybe it’s not so strange that artists in all genres are responding by lifting forth the most clean sense of beauty. Evil does not let itself be fought with something equally crooked, with power or violence, when life itself is in danger. This is how I experience the singularly skilled and brave Canadian Quatuor Bozzini’s choice of expression free from all outward ornamentation to reach the musical core. Performing the first two of Borås native Lars Hallnas’ string quartets — of ten planned — they were very much at home. Not a vibrato during the whole evening, giving the abstract quality of the music an unusual effect.

    In both quartets Hallnas seems to have extracted the most magic moments of vibrating stillness and through-lit harmony in the spirit of Schubert or Beethoven. However, he stores such moments — varying in length from short to very short and minimal — after each other, 24 movements in each quartet. The effect is surprising. After the first two or three glimpses of this exquisite beauty the listener adjusts. We quickly enter a state of meditative listening where timelessness, concentration and reflection are created. Typically enough, Hallnas calls himself a hopeless intellectual, with intuition limited to perhaps ten percent and abstract thinking making up the other ninety percent.

    The musicians made a grand performance, although the first quartet perhaps had too soft and reticent character. With a somewhat more powerful performance, the second was given larger lines and deeper shadows, although never of the angst-ridden kind. It was more like sitting in the shadow of a huge oak tree, calmly reflecting on nature’s constantly changing details. The effect was in part minimalistic, but here beyond chance and seeking of effects. With his quartets, Hallnas takes his place among the most influential of contemporary composers.

    The experiment to allow the same quartet to take on Schubert and Beethoven are among my most exciting musical experiences of all time. As a whole, Schubert was the most successful. To meet what this 17-year old produced of beauty and richness in nuance was like seeing the eighth wonder of the world. Beethoven’s late a minor quartet didn’t have the same overwhelming effect in the first two movements, but in Heiliger Dankgesang and thereafter to the end, the fantastical sounds became larger and braver, more beautiful than perhaps anything I have heard. The people of Borås have had the chance to hear one of the most meaningful and finally most successful art-esthetical experiments we know of. Imagine, this was the first time that Bozzini took on this Beethoven quartet.

    The way the world looks today, maybe it’s not so strange that artists in all genres are responding by lifting forth the most clean sense of beauty. Evil does not let itself be fought with something equally crooked, with power or violence, when life itself is in danger. This is how I experience the singularly skilled and brave Canadian Quatuor Bozzini’s choice of expression free from all outward ornamentation to reach the musical core… The musicians made a grand performance… The people of Borås have had the chance to hear one of the most meaningful and finally most successful art-esthetical experiments we know of.

    Scat in Voir

    “Homme au travail”, Réjean Beaucage, Voir, November 22, 2007
    Thursday, November 22, 2007 Press

    Le compositeur Tim Brady lancera un nouveau disque lors du concert de son ensemble Bradyworks, et il poursuit sans relâche son travail d’activiste musical.

    Scat est déjà le 13e disque au catalogue de Tim Brady, et son 6e chez Ambiances Magnétiques. Et on est heureux de voir que c’est un ensemble australien, le quintette Topology, qui l’a enregistré. «Malheureusement, explique Brady, on n’avait pas de budget pour faire venir l’ensemble afin de souligner le lancement du disque, mais on pourra quand même en entendre un extrait, soit la pièce Struck Twice by Lightning, pour alto (Pemi Paull) et bande. Je collabore avec Topology depuis 1998 et j’ai encore joué avec eux cet été en Australie; c’est un ensemble fantastique. Je n’ai pas participé directement à l’enregistrement du disque et c’est agréable d’entendre une nouvelle interprétation de ma musique, et de voir comment elle s’adapte à ce nouveau regard. Ça fait plaisir d’entendre le “son Brady” sans que je sois là! C’est aussi le gage d’un style personnel qui s’affirme même en l’absence de son créateur et de sa guitare électrique.»

    La musique de Tim Brady tire profit des avancées de la musique contemporaine, mais le compositeur ne vivait manifestement pas dans un monastère pendant que le jazz et le rock traversaient l’histoire, comme le laissent trop souvent penser certaines musiques d’aujourd’hui. On entendra une autre pièce de Brady lors du concert de son ensemble: Still, pour alto et guitare, mais le directeur de l’ensemble ne programme pas que sa musique, les œuvres de quatre autres compositeurs seront aussi interprétées. L’ensemble (incluant Brigitte Poulin au piano, Philip Hornsey aux percussions et André Leroux aux saxophones) interprétera des œuvres de Martin Bédard, Nicole Lizée, Scott Godin et Roger Doyle (le compositeur irlandais sera d’ailleurs présent pour diriger l’improvisation de l’ensemble durant sa pièce Cool Steel Army).

    Tim Brady est du genre proactif, comme le démontre le fait qu’il a préféré créer son propre ensemble plutôt que d’attendre que d’autres choisissent d’interpréter sa musique (ce qu’ont néanmoins fait le Nouvel ensemble moderne, l’Ensemble de la SMCQ ou l’OSM, entre autres). Dans ce même ordre d’idées, il compte parmi les fondateurs du Réseau canadien pour les musiques nouvelles (RCMN), un organisme qui vise à créer un véritable réseau entre les différents intervenants de ce milieu afin de faciliter leur représentation auprès du public. Il était temps qu’un tel organisme soit fondé afin de fédérer la multitude d’ensembles, compositeurs et sociétés de concerts qui cherchent à se faire entendre dans ce qui ressemble trop souvent à un désert médiatique… «On a tenu un premier Forum national en février dernier à [Winnipeg], explique le compositeur, et le prochain aura lieu en mai 2008 à Toronto.» Le suivant, en 2009, devrait se dérouler à Montréal. Allez-y voir: www.reseaumusiquesnouvelles.ca.

    Le compositeur travaille aussi à faire évoluer le concept du droit d’auteur pour les compositeurs, et ses propositions, publiées dans un numéro récent de la revue Musicworks, pourraient amener des changements radicaux, et bénéfiques, dans le milieu de la création. Bref, pas de repos pour les («guitar») héros!

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