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  • Le Silence des hommes in La Presse

    “Stéréo. D. Kimm et Bernard Falaise: le silence de monsieur, les attentes de D.Kimm”, Alain Brunet, La Presse, February 4, 2007
    Sunday, February 4, 2007 Press

    Poétesse, performeuse, front woman, leader esthétique, directrice artistique (du festival Voix d’Amériques qui bat son plein), D.Kimm s’adresse ici à “monsieur”. Sans détour, elle lui indique ce qu’elle espère de l’amour: intensité, bouleversement, vertige, dévastation, commotion, ébranlement et, oui mesdames, virilité. L’amour selon D.Kimm ne mènerait qu’à la secousse sismique? N’exagérons rien. L’apaisement que procure monsieur, ses caresses lénifiantes, sa protection paradoxale émaillent aussi la vision amoureuse de l’écrivaine. Ces messieurs, d’ailleurs, ont été invités ici à briser le “silence” dans le cas qui nous occupe: Michel Faubert, André Duchesne et Pierre Cartier donnent bellement la réplique à madame. Constat? Cette écriture rentre-dedans a certes atteint sa complète maturité, on en ressent illico le caractère viscéral, on en salue l’esprit. Autour de D.Kimm, le guitariste (compositeur et improvisateur) Bernard Falaise et ses collègues ont créé un univers sonore qui sied fort bien aux textes de leur collaboratrice. Avant-rock, bruitisme, électroacoustique de garage, improvisations circonspectes enrobent ainsi les mots. Voilà un travail achevé, bien que D.Kimm et Falaise n’aient pas encore atteint le plein potentiel de leur association. (3,5/5)

    Avant-rock, bruitisme, électroacoustique de garage, improvisations circonspectes enrobent ainsi les mots.

    July 5th, 1961 in Exclaim!

    “Review”, Sari Delmar, Exclaim!, February 1, 2007
    Thursday, February 1, 2007 Press

    Well, what would you do if you were armed with a large passion for ’60s pop folklore, a need to go on sabbatical from your main stage, indie, psychedelic pop act (Mixel Pixel) and enough diversity and unique talent to possibly stand out in the opus of New York’s struggling artist scene? Well, you write one of the most enchanting and delicately sewn, entirely brilliant pieces of experimental rock to drop the jaws of Stars or Isabel Campbell fans, and leave the rest of the nation wishing on rainbows and praying to dandelions, of course. For Rob Corradetti and Kaia Wong, that option seemed easily attainable due to their experienced, sonically perfect vocal blending. Rob’s dark timbre leads into hollow, soothing tunes, while Kaia’s whispering, breathy additions add mysteriously beautiful and refreshing embellishments. In the midst of the 9/11 tragedy, and living right in the shadows of the Empire State Building, Corradetti and Wong composed a breathtaking girl/boy tribute to bands like the Vaselines, and an album of inspirationally depressing ballads that are just as intriguing as they are essential for every fan of divergent art.

    … one of the most enchanting and delicately sewn, entirely brilliant pieces of experimental rock to drop the jaws of Stars or Isabel Campbell fans…

    Sextant in Musica Jazz

    “Recensione”, Angelo Leonardi, Musica Jazz, no. 63:2, February 1, 2007
    Thursday, February 1, 2007 Press

    I vari ambiti della ricerca musicale di Lenoci si susseguono in questo bel lavoro nato nei suoi laboratori didattici al conservatorio di Monopoli, nel settembre 2004. La musica (con Lenoci, La Volpe alla chitarra, Massaro al contralto e baritono, Scarafile al soprano, Angiuli al contrabbasso e Magliocchi alla batteria) spazia da riferimenti alle avanguardie statunitensi degli anni Sessanta e Settanta (il Davis elettrico, Dolphy e quant’altro) alla ricerca contemporanea di derivazione classica fino alla sperimentazione che va dal camerismo astratto all’estetica aleatoria.

    Lieux-dits in Jazzman

    “Critique”, Thierry Lepin, Jazzman, no. 133, February 1, 2007
    Thursday, February 1, 2007 Press

    Né au Canada (Colombie-Britannique), grandi en Californie, Isaiah Ceccarelli — sans lien de parenté avec André — a un parcours riche en rebondissements: éleve de la Berklee de Boston à la fin des années 1990, puis du CNSM parisien au début de la décennie suivante, il n’a pourtant rien du profil du premier de la classe. S’il a suivi l’enseignement d’Ed Shaughnessy, s’il affectionne Paul Motian ou Ed Blackwell, il cite tout autant Lê Quan-Ninh parmi ses références. Installé à Montréal depuis 2003, il multiplie les rencontres au sein de la scène des musiques actuelles, avant de confectionner ces Lieux-dits comme un ouvrage de compositeur. Ce premier album à l’univers singulier conjugue thématiques et fenêtres d’improvisation libre. Dans chaque pièce, l’amplitude dramatique développe avec minutie une tension à la fois intimiste et abstraite. Leader plus percussionniste que batteur, Isaiah Ceccarelli offre une palette de coloriste en parfaite adéquation avec le choix des timbres des vents. Chacun s’affirme dans le jeu collectif sans perdre le fil des idées, une mise en place privilégiant les petites formes, le découpage érudit des scénarios proposés. Une écriture à la personnalité rare dans ce contexte musical.

    Une écriture à la personnalité rare

    Ellen’s Bar in Jazz Magazine

    “CD, DVD & Livres”, Guy Darol, Jazz Magazine, no. 578, February 1, 2007
    Thursday, February 1, 2007 Press

    Ses idoles étaient Jimmy Page, Andy Summers, David Gilmour mais la rencontre de Fred Frith a tout chamboulé. Antoine Berthiaume, jeune guitariste québécois, eut l’opportunité d’être à la fois formé par le fondateur de Henry Cow et de réaliser un album avec lui. Il n’avait pas 25 ans. L’album intitulé Soshin avait un troisième partenaire: Derek Bailey. Entouré de tels maîtres, Antoine Berthiaume ne pouvait délivrer qu’un style compositionnel libéré, une musique aggravant l’agréable. Avec Michel Donato et Pierre Tanguay, il confirme sa prédilection pour le trio et surtout la qualité d’une jeu guitaristique à la fois véloce et souriant. Le titre de l’album est un battement de paupière adressé au souvenir d’Ellen Bar, une danseuse du New York City Ballet qu’Antoine Berthiaume connut autrefois, au temps qu’il reçut le coup de foudre du jazz. La passion n’est pas flapie comme en témoigne cet opus sans temps mort ni déchet. Un édifice de munificence, un hommage à la musique naturelle, dénuée d’adjuvants électroniques et de tout overdub. Légèreté de la guitare posant chaque note sur l’aile d’un papillon, efficacité de la section rythmique qui ne s’accorde aucun fracas. Quelque chose de grand s’annonce qu’il convient désormais de guetter.

    Un édifice de munificence, un hommage à la musique naturelle, dénuée d’adjuvants électroniques et de tout overdub.
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