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  • Visions fugitives op. 22 in L’Express d’Ottawa

    Quartetski Does Prokofiev: un groupe aux sons improvisés”, Kristina Brazeau, L’Express d’Ottawa, December 4, 2007
    Tuesday, December 4, 2007 Press

    Quartetski Does Prokofiev, composé du contrebassiste Pierre-Yves Martel, du saxophoniste et clarinettiste Philippe Lauzier, du trompettiste Gordon Allen et du batteur Isaiah Ceccarelli, donne dans l’improvisation pour leur premier album. Ceux-ci lanceront bientôt Visions fugitives op.22, qui est en fait un hommage irrévérencieux à Sergei Prokofiev.

    Par irrévérencieux, Pierre-Yves Martel entend «qu’on (le groupe) s’éloigne de l’approche traditionnelle en musique classique, soit d’essayer d’interpréter une pièce afin qu’elle soit présentée dans sa forme “pure”. Il n’y a pas d’objectivité dans notre projet. C’est vraiment une recherche subjective par laquelle nous nous approprions l’œuvre du compositeur afin d’en faire la nôtre.»

    Dans cette optique, leur disque comporte des airs de jazz et de musique improvisée. «Ce genre de musique comporte une volonté de s’éloigner des règles et des traditions», explique-t-il.

    Celui qui a étudié en musique classique et en composition à l’Université d’Ottawa, joue toujours au sein de l’Orchestre Symphonique d’Ottawa et du Centre national des arts ainsi que du Quintette Mont-Royal.

    Le musicien, qui a appris à l’oreille, penche toutefois vers la musique improvisée. «J’ai commencé très jeune à improviser. J’ai commencé à lire la musique à la fin de mon adolescence, avant je jouais à l’oreille, je m’amusais à faire des sons et à improviser des mélodies. Je me sens plus à l’aise lorsque je n’ai pas de musique devant les yeux. J’ai l’impression de jouer, comme un enfant, sans règles et sans structure établie, je peux faire ce que je veux!»

    Le groupe lancera son album, mercredi, à la Sala Rossa, à Montréal, ainsi qu’à Ottawa, le 8 décembre. Le concert sera d’ailleurs enregistré par CBC Radio One et sera diffusé à travers le pays. Le groupe envisage aussi de faire une tournée au Canada ainsi qu’en Europe, en 2008.

    Pierre-Yves Martel signe les arrangements de l’album. Le groupe a d’ailleurs été en prestation à l’OFF Festival de jazz de Montréal, en juin dernier, et a remporté le Prix François-Marcaurelle, décerné à une formation s’étant particulièrement distinguée lors des concerts.Pierre-Yves Martel a aussi un album solo à son actif, intitulé Engagements & Confrontation. Il sera en spectacle à Terre-Neuve en juillet prochain et en Norvège, en novembre 2009.Quartetski Does Prokofiev sera à la Salle Freiman de l’Université d’Ottawa, le 8 décembre à 20 h.

    Agrégats in MU6

    “Critique”, Ariane Gruet-Pelchat, MU6, December 3, 2007
    Monday, December 3, 2007 Press

    Violoniste ayant collaboré avec Pierre Lapointe, Rouge Ciel, Fanfare Pourpour, Concorde Crash, Jérôme Minière et Loco Locass, Guido Del Fabbro offre un second disque à l’opposé de son premier. Alors que Carré de sable était un amalgame bruitiste d’outils du quotidien, Agrégats est plutôt un travail d’orchestration. Les 13 pièces explorent les différentes possibilités de timbre offertes par les cordes, l’accordéon, les vents, les percussions et l’électronique, en mettant toujours l’aspect mélodique au premier plan. Interprété par dix musiciens de grand talent, Agrégats nous transporte chez les gitans, dans le monde hypnotisant de Philip Glass, dans l’environnement délicat de la musique de chambre, mais surtout, chez les grands du jazz actuel. (8/10)

    Interprété par dix musiciens de grand talent…

    Cordâme, Cordes à danser… suite saguenayenne in Revue & Corrigée

    “Disques”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 74, December 1, 2007
    Saturday, December 1, 2007 Press

    Parmi les nouvelles formules instrumentales qui confirment leur émargement aux musiques alternatives tout en quittant le strict domaine de la musique contemporaine écrite, il y a l’utilisation des cordes en trio ou en quatuor. Ce n’est certes pas nouveau, mais le nombre de réalisations qui en découlent se multiplie. Le Québec en fournit plusieurs exemples. Ainsi la jeune formation Cordâme, un trio violon, violoncelle, contrebasse, qui s’adjoint le percussionniste Pierre Tanguay, et, plus épisodiquement l’altiste Anit Ghosh ou le clarinettiste Guillaume Bourque, produit une musique qui s’apparente à une musique de chambre dont l’écriture (le contrebassiste Jean Félix Mailloux en est le compositeur) est nourrie d’influences rythmiques plus populaires, voire ethniques et plus particulièrement moyen-orientales titalement revendiquées par le choix des titres (Habanera 11, Au bord du Nil, Valse hébraïque…), par le phrasé de tel ou tel instrument (l’alto justement dans Eider), tout en explorant délicatement, dans des ambiances plutôt feutrées, les textures et les timbres des cordes.

    La formule utilisée par André Duchesne est toutefois plus courante. Celle d’une formation plus ou moins classique dans son instrumentation (guitare, basse, batterie), épaulée par un quatuor à cordes, histoire de donner plus d’ampleur aux compositions du guitariste tout en développant la palette sonore mise en œuvre. on y retrouve cette volonté de se confronter à des ensembles plus larges (tel L’ ou ‘L) et d’inscrire une musique assez jazz dans un environnement plus contemporain. Moins novateur dans son jeu de guitare que son ancien acolyte, René Lussier, au sein de Conventum, André Duchesne use de son instrument avec une grande finesse, sans chercher l’esbroufe, n’hésitant toutefois pas dans l’un ou l’autre titre (Cowboy ahuri dans une fôret de cheminées) à recourir à quelques sonorités plus expérimentales. Enfin, l’ensemble de l’enregistrement offre une vision apaisée, parfois humoristique, de la vie, peut-être inspirée par le lieu (Saguenay-Saint-Jean).

    André Duchesne use de son instrument avec une grande finesse
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