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  • Jean Derome in Voir

    Derome et du souffle”, Réjean Beaucage, Voir, September 27, 2007
    Thursday, September 27, 2007 Press

    Afin de souligner la Journée internationale de la musique et à l’invitation du Conseil québécois de la musique (CQM), Voir a adopté, cette année, Jean Derome.

    Multiinstrumentiste débridé, jazzman virtuose, compositeur actualiste et champion de l’impro sans filet, Jean Derome respire la musique, et pas seulement à travers ses flûtes et saxos. Il est étonnant, lorsqu’on connaît un peu son travail, d’apprendre qu’il est le fruit d’une vocation tardive. Ce n’est que vers 14 ans qu’il commence à s’intéresser à la flûte à bec, mais la piqûre est aussi soudaine que puissante. «Ça a commencé tout d’un coup, et à partir de là, je jouais de la flûte à bec sans arrêt, à l’école, en regardant la télé, etc. Ça devenait insupportable à la maison, et je devais me réfugier au sous-sol…» Parallèlement, il démonte le vieux piano donné par un voisin, joue directement dans les cordes comme s’il s’agissait d’une harpe, et embrigade son frère et ses trois sœurs dans des expériences musicales qu’il enregistre sur un magnétophone Uher (à quatre vitesses). Il n’a pourtant pratiquement jamais eu de cours de musique. «J’ai eu un cours de musique en sixième année, au primaire; il était donné par un professeur d’histoire qui a réussi le prodige de donner son cours durant un an sans nous faire entendre une seule pièce de musique. Ça m’ennuyait encore plus que le catéchisme… Cette musique sur papier ne semblait s’attacher à aucune réalité acoustique.» De la flûte à bec, il passe à la traversière. «J’improvisais sans arrêt, mais je ne savais pas lire. Le professeur de musique de l’école a accepté, en secondaire 4, de me donner des cours de rattrapage, sur l’heure de dîner, pour que je puisse envisager de m’inscrire en flûte au cégep.» Avant même d’y entrer, il jouait déjà dans le groupe du pianiste Pierre St-Jak. Il devra suivre des cours d’été pour parfaire ses connaissances théoriques. «Je passais mes journées à dévorer de l’information sur la musique, j’étais survolté!» Au bout de deux ans, soliste dans l’orchestre du cégep, c’est lui qui donnera ces cours aux nouveaux arrivants… Vient ensuite le conservatoire et, parallèlement, une double vie avec l’Ensemble de musique improvisée de Montréal et le groupe Nébu. «On nous décourageait au conservatoire de faire de la musique populaire parce que ça allait “briser notre technique”; ces années-là, j’ai participé à des centaines de concerts de jazz et de musique improvisée…» On le voit aussi bientôt au sein d’ensembles de musique ancienne. «J’ai éventuellement réalisé que Mozart n’avait peut-être pas besoin de moi, et que je devais plutôt m’occuper de ce qui pouvait se faire aujourd’hui.» À 29 ans, Jean Derome adopte le saxophone, qui deviendra son instrument de prédilection.

    En 1982, il fondait avec André Duchesne, René Lussier et Robert Marcel Lepage l’étiquette de disques Ambiances Magnétiques, dont le noyau de base grossira rapidement et qui deviendra l’incontournable porte-étendard de la musique actuelle à la québécoise. Le catalogue de Jean Derome compte aujourd’hui six enregistrements sous son propre nom, mais de nombreux autres avec son groupe Jean Derome et les Dangereux Zhoms, en duo (Les Granules, Nous perçons les oreilles) ou avec diverses formations, et on le retrouve aussi comme participant sur plus de 60 autres enregistrements avec une multitude de collaborateurs.

    La série des Mercredimusics, organisée par Lori Freedman, Joane Hétu et Jean Derome, qui présente des concerts de musique improvisée, reprendra du 10 octobre au 12 décembre à la Casa Obscura. On entendra la musique de Jean Derome interprétée par 10 musiciens, en décembre, pour célébrer le 25e anniversaire des Productions Traquen’art, et on aura au même moment un nouveau disque des Dangereux Zhoms. Les 3 et 4 octobre Derome sera en trio avec Normand Guilbeault et Pierre Tanguay au Upstairs Jazz Club.

    Multiinstrumentiste débridé, jazzman virtuose, compositeur actualiste et champion de l’impro sans filet, Jean Derome respire la musique, et pas seulement à travers ses flûtes et saxos.

    Tombak in Startling Moniker

    “Review”, Startling Moniker, September 25, 2007
    Tuesday, September 25, 2007 Press

    Tombak, percussionist Ziya Tabassian’s first release for Ambiances Magnétiques makes its break with more “classical” style tombak playing early on, introducing rubbing and scraping sounds not often associated with it. It’s a gentle way of letting listeners know Tabassian intends to search for new facets of this well-known instrument. Entre nos peaux is a fine example of this search, beginning with a series of slowly cascading drawing sounds across the head of the tombak, which gradually form into a circular and continuous scraping sound of nail on hide.

    Tabassian forms these wild scratch noises into a ball of pink noise, possibly using his whole palm across the head – though the exact nature of how these sounds were realized is unimportant to enjoying them. When Tabassian allows the awesome low end of the tombak to emerge again, it bursts forth as a wounded beast, rushing and powerful… charging the listener and suddenly retreating. Perhaps the most delightful aspect of Tombak is the obvious care that has gone into recording and reproducing the wide dynamic range Tabassian presents. The deepest tombak rumbles practically carry with them the scent of the resonating wood from which they arise, while the lightest touch of fingernail is also apparent.

    Although there is nothing wrong with Tombak, I do find myself wishing for more in the way of an improvisational recording from Tabassian. I suspect there is a strong element of improvisation in this album, but with the “all pieces composed by” credit, it’s difficult to be sure. For me, the process of discovering and utilizing these new sounds is most interesting and I’d appreciate being let a little closer to that source than this recording seems to allow.

    Perhaps the most delightful aspect of Tombak is the obvious care that has gone into recording and reproducing the wide dynamic range Tabassian presents.

    September 26 – 30, 2007: Brady in Amsterdam, Mannheim

    Thursday, September 13, 2007 In concert

    Tim Brady will give two solo performances and a workshop during the Output Festival in Amsterdam (Netherlands). This event will take place from September 27 to 30, 2007. The day before, a portrait concert under percussionnist Dennis Kuhn direction will take place at the Kulturzentrum Alte Feurwache in Mannheim (Germany).

    Damián Nisenson in Metro

    “Damian Nisenson et Montréal. Un rendez-vous réussi.”, Mathieu Horth Gagné, Metro, September 10, 2007
    Monday, September 10, 2007 Press

    Damien Nisenson habite depuis trois ans à Montréal. Saxophoniste de métier, il est parti de son Argentine natale pour venir s’établir dans la métropole québécoise.

    Autant comme artiste qu’immigrant hispanique, M. Nisenson considère avoir été très bien accueilli à Montréal. «On a le sentiment d’avoir trouvé notre chez-nous, a-t-il souligné. Il a été facile de plonger dans le Québec musical.» Il jette même un regard assez lucide sur les échanges entre les Québécois d’origine et les nouveaux arrivants. «Il y a un réflexe minoritaire encore très fort ici, a avancé le saxophoniste. Mais le Québec a une culture assez solide pour ne pas avoir peur de la différence.»

    Damian Nisenson a fait sa rencontre avec le Québec à Buenos Aires, en Argentine, alors qu’il poursuivait une carrière de musicien. Un des assistants de spectacle avec qui il travaillait était nul autre qu’un petit-neveu de Félix Leclerc. «Il parlait souvent du Québec, de sa patrie, s’est rappelé M. Nisenson. Moi, j’avais déjà décidé de quitter l’Argentine et l’aspect culturel de Montréal m’attirait.»

    Le jazzman avait déjà quitté son pays à cause du coup d’État de 1976, pour s’établir en Suisse pendant une dizaine d’années pour ensuite revenir en Argentine. Puis en 2004, il choisit Montréal.

    Et la musique

    Le trio Damian Nisenson, qui fait dans le jazz, la musique actuelle et la musique du monde, se produira dans sept maisons de la culture de Montréal pendant tout l’automne. Le leader de la formation sera accompagné du contrebassiste Jean Félix Mailloux et du percussionniste Pierre Tanguay. D’autres artistes de la scène montréalaise viendront aussi y collaborer.

    Le spectacle reprendra plusieurs de pièces de l’album Musika, lancé en 2006. Il y aura toutefois place à la nouveauté. «On fait beaucoup de place à l’improvisation, donc chaque spectacle est unique», a raconté le musicien.

    Lors de la dernière représentation de la tournée, à Pointe-aux-Trembles, le groupe va enregistrer sa prestation sur scène pour en faire un DVD.

    Damian Nisenson a aussi lancé sa propre étiquette de disque, Malasartes, qui tire son nom de l’endroit où il allait prendre son café à Buenos Aires.

    En plus de la musique, il participe à la réalisation d’une émission de télévision en langue espagnole produite à Montréal, sur les ondes de la chaîne Nuevo Mundo. Il y anime un agenda culturel consacré aux artistes hispaniques de Montréal.

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