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  • Le bal in The Gazette

    “Review”, Juan Rodriguez, The Gazette, March 29, 2004
    Monday, March 29, 2004 Press

    Fanfare Pourpour: Bal (Monsieur Fauteux/DAME). This 15-plus-member co-operative is on a roll, embodying a bygone spirit of wayfaring melancholia, when music was played on the streets. Fanfare Pourpour is not about flashy arrangements or speed but, rather, informed by Weill/Brecht and Fellini and New Orleans marches. Humanism unfettered by slavish devotion to “style,” it’s imbued with the indomitable spirit of the 1945 resistance film Les enfants du paradis.

    Charged with giving shape to this rag-tag collection of instrumentalists — bass drum, euphonium, banjo, accordion, many horns and percussions — is saxophonist-flutist Jean Derome, fresh off his magnificent Trio set (on Ambiances Magnetiques) with bassist Normand Guilbeault and drummer Pierre Tanguay, who also play for Pourpour.Mara Tremblay adds her estimable violin to several tunes. With its circus-theatre cover art and catchy CD booklet, Bal has been selling well.

    Currently on a Quebec-wide tour, Fanfare Pourpour is doing numerous outdoor and club dates locally, including free shows at the chalet on Mount Royal (Sunday at noon and 1:45 p.m.), St. Louis Square (May 15 at noon) and dates at the Lion d’Or (May 15) and Le-Va et-Vient (May 29).

    it’s imbued with the indomitable spirit of the 1945 resistance film Les enfants du paradis.

    Le bal in Bob

    “Le Bal de la Fanfare Pourpour ouvre le cœur”, Jean Gagnon-Doré, Bob, March 29, 2004
    Monday, March 29, 2004 Press

    On veut tous faire partie de la Pourpour. C’est le bonheur fait art, fanfare! Pourquoi bouder la formation quand on n’a rien contre et deux POUR?

    Comme on voit dans les rapports annuels sérieux, on peut dire qu’à eux quinze, ils cumulent certainement plus de 375 ans d’expériences de la scène! Ils sont âgés entre 21 et 68 ans, avec une belle moyenne d’âge de 45. Ils s’appellent Lou Babin (Théâtre Carbone 14), Jean Derome (label Ambiances Magnétiques), Normand Guilbeault (OFF Festival de Jazz de Montréal), Roy Hubler (Journal Mouton Noir de Rimouski), Luc Proulx (cinéma, Un homme et son péché), Luzio Altobelli (groupe Manouche), etc. Sans compter la demi-douzaine d’invités prestigieux qui font la file joyeuse dans les coulisses, parmi lesquels on compte Mara Tremblay de même que Tomàs Jensen… Tassez-vous de là, ça souffle fort sous le chapiteau!

    Disque plus doux que le premier (Tout le monde, 1999), Le bal est moins souvent cacophonique, toujours rempli de petits bruits, à la direction musicale plus posée (Jean Derome). Le cd compte quinze compositions et un air traditionnel cajun. Chaque pièce du grand orchestre est un bout de film rétro en noir et blanc accompagné d’instruments «avant», une expédition colorée aux épisodes gais et mélancoliques, une comédie aux scènes décousues, départ de la gare de train, chorale slave, airs «kurt-weilliens» et roum-pan-pans felliniens…

    La musique de la fanfare est un rayon de soleil urbain, totalement romantique et résolument assumée. On devient possédés par leurs valses cool et déjantées, irrésistibles. Les pas de danse s’exécutent, hors contrôle: un, deux, trois, les yeux fermés, un deux trois, la tête qui tourne. C’est la mouvance circulaire…

    Tout est dans le Pourpour et le Pourpour est dans tout. À la manière d’enfants, les musiciens donnent libre cours à leur plaisir. C’est la générosité du cœur, la folie contagieuse, l’invention spontanée, les joies de l’unisson.

    Le CV du groupe s’étale sur le long terme, vécu trentenaire à l’appui: la Pourpour a d’abord été L’Enfant Fort (1975), puis le Pouet Pouet Band (1978), Montréal Transport Limité (1981) pour enfin devenir en 1995 la bande acoustique que l’on sait, riche tapon issu de la rue où tous aiment encore se retrouver.

    Le bal ouvre le cœur. Pour cette unique raison, achetez-le. Et ne manquez pas le groupe s’il passe dans une ruelle près de chez vous: c’est en concert que cette musique enivre le plus et qu’elle confond les sceptiques les plus convaincus!

    Le bal ouvre le cœur. Pour cette unique raison, achetez-le.

    Le bal in Le Soleil

    “Les mélodies du bonheur”, Valérie Lesage, Le Soleil, March 27, 2004
    Saturday, March 27, 2004 Press

    C’est une grande famille de musique comme il en existe très peu. Une famille qui se fréquente pour le seul bonheur de jouer ensemble. Et aussi, devrait-on ajouter, pour partager ce bonheur avec qui veut y prêter l’oreille.

    Sur des airs qui évoquent le cirque et les grandes fêtes foraines, la Fanfare Pourpour réunit ses l5 musiciens et quelques invités (dont Mara Tremblay et Tomás Jensen) pour offrir un deuxième album, Le bal, qui semble venir d’un autre monde et d’une autre époque.

    «C’est une musique qui appartient à un autre temps, oui, mais surtout qui est en-dehors du temps, remarque le directeur musical, Jean Derome.

    «D’accord, il y a des influences d’Europe de l’Est, des gitans ou des films de Fellini, mais ce n’est pas ça non plus. Ce sont des pièces qu’on a l’impression d’avoir connues, mais pourtant c’est nouveau» ajoute-t-il, lors d’une entrevue téléphonique qui suit de quelques heures le concert du lancement à Montréal.

    Entre la gaieté et la tristesse, une certaine nostalgie imprègne la musique de la Fanfare Pourpour. Pas de celle qui glorifie le passé, mais plutôt celle qui est inhérente à la vie.

    «Je suis pas un nostalgique qui pense que tout était mieux avant. Notre musique n’est pas un revival de quelque chose qu’on a aimé pendant notre adolescence. Il y a une nostalgie propre à notre musique comme il y en a dans le fado ou le flamenco. Ce n’est pas une musique sentimentale, mais une musique avec des sentiments.»

    Au départ, dans les années 70, la Fanfare était un regroupement spontané, l’Enfant fort, qui paradait le samedi après-midi dans les rues de Montréal, avec tambours, trompettes et grosse caisse. C’est devenu le Pouet Pouet Band, puis Montréal Transport Limité, troupe de cabaret underground.

    Neuf des membres actuels de la Fanfare Pourpour étaient du premier orchestre. Les autres se sont greffés au fil du temps. Le plus vieux a 68 ans, Ie plus jeune, 21 ans. On entre dans le groupe par parrainage et avec l’accord de tout le monde. C’est ainsi que la famille s’agrandit! C’est parce qu’il a été séduit par l’aspect pétillant de la musique de la fanfare que Jean Derome, multi-instrumentiste dans la musique de création, a rejoint la formation en 1995.

    «Dans ma musique à moi, la présentation et le rapport entre musiciens a quelque chose de plus austère, de plus figé», explique-t-il.

    «Dans la Fanfare, on a une sensation de communication très profonde. Le rapport entre les musiciens est très attirant, presque irremplaçable. On est vraiment fondus dans la musique. Il y a des solos ici et là, mais c’est toujours l’esprit du collectif qui prévaut et qui est très touchant. On est tellement contents de jouer!

    Les musiciens de la Fanfare Pourpour mènent tous des carrières en-dehors de l’orchestre—on comprendra qu’un cachet partagé en 15 ou 20 parts ne rapporte pas beaucoup de beurre sur la table… Jean Derome joue notamment avec les Dangereux Zhoms et Évidence, l’accordéoniste Lou Babin et le violoniste Guido Del Fabbro ont fait la tournée nord-américaine de Cheval Théâtre, le contrebassiste Normand Guilbeault est un compositeur-interprète de jazz ct de musique actuelle. Et parmi les membres, il y a aussi des comédiens, des graphistes, un animateur de radio, un informaticien. Bref, comme dans une vraie famille, il y a une histoire commune et des univers paraIlèles.

    Défi logistique

    C’est par Lou Babin et Luc Proulx que la troupe est liée. Ils aiment tellement la fanfare qu’ils ont même réhypothéqué leur maison pour financer Le bal. Aussi, c’est Lou Babin qui organise les concerts et les répétitions, c’est elle qui appelle tout Ie monde pour vérifier s’il y a la masse critique pour monter sur scène. Un défi logistique extrêmement compliqué vu la quantité de gens à réunir.

    «C’est assez drôle car il y a plusieurs musiciens qui connaissent les partitions des autres. Si un soir la ligne de basses est faible, ils vont prendre le relais des absents. La Fanfare a un aspect très vivant. C’est un organisme qui réagit aux changements de climat», explique le directeur musical.

    En ce moment, Lou Babin tente de mettre en branle une tournée gaspésienne en juillet. Un autre défi puisqu’il y a beaucoup de monde à loger et à déplacer de village en village! Il y aura donc un peu de camping… Mais les membres de Ia Fanfare Pourpour sont prêts à sacrifier un peu de confort pour le plaisir de jouer ensemble.

    «C’est tellement précieux, cette énergie. J’adore ça la Fanfare et j’espère que ça peut durer longtemps encore» souhaite Jean Derome.

    Pas impossible que la caravane de la Fanfare s’arrête aussi à Québec cet été. Un concert avec Urbain Desbois est envisagé. Croisons-nous les doigts parce que sa musique fait rêver d’une grande fête familiale un après-midi ou un soir d’été juste avant le coucher du soleil.

    Entre la gaieté et la tristesse, une certaine nostalgie imprègne la musique de la Fanfare Pourpour. Pas de celle qui glorifie le passé, mais plutôt celle qui est inhérente à la vie.

    10 compositions in La Presse

    “Ambiances jazzistiques”, Alain Brunet, La Presse, March 27, 2004
    Saturday, March 27, 2004 Press

    Avant de faire éclater toutes les équations et mettre au point un langage incomparable, Jean Derome était jazzman —les mélomanes de mon âge se rappellent de Nébu. Trois décennies plus tard, le voIet jazz de ce compositeur exceptionnel s’ouvre moins souvent, mais la lumière de l’idiome pénètre encore régulièrement dans son laboratoire et celui de ses complices —dans le cas qui nous occupe, le contrebassiste Normand Guilbeault, le plus jazzman des trois, et le batteur Pierre Tanguay. Pour qui n’écoute que des musiciens dédiés à l’idiome, l’éclectisme de ce trio se ressent et s’entend. Pour qui le jazz représente une couleur du spectre musical, cette nuance est à peu près imperceptible. Pour tout mélomane, en fait, ce disque de musique improvisée entre vrais complices sur de solides échafauds mérite d’être dégusté. Dans les règles de l’art jazzistique, nos trois improvisateurs mènent ainsi les 10 pièces de Derome à un niveau plus que respectable, malgré les petites limites qu’on pourrait leur prêter. Limites surtout techniques, en fait. Un exemple? Flûtiste de haut niveau, improvisateur brillant, compositeur hors de pair, Derome a mis du temps à trouver le timbre idéal de ses saxos. Ce son autrefois trop mince n’est plus vraiment un irritant.

    Pour tout mélomane, en fait, ce disque de musique improvisée entre vrais complices sur de solides échafauds mérite d’être dégusté.

    10 compositions in Hour

    “Review”, Mike Chamberlain, Hour, March 25, 2004
    Thursday, March 25, 2004 Press

    At first listen, 10 Compositions comes off as a uncomplicated, straight-up jazz album, but closer inspection reveals many, many nuances in the music. Broadly speaking, there’s a lot of blues inside the jazz of Jean Derome (alto sax, baritone sax, flute), bassist Normand Guilbeault and erstwhile swingmaster Pierre languay (drums), with strong influences from Ornette Coleman, Eric Dolphy and the AACM. (Indeed, the album would not sound out of place on the Delmark label.) But thers’s a lot more than that going on; one can hear it in the tricky harmonies of Etymologie, and in the shiffing rhythms of a number of tunes, and in the timbre of Derome’s alto. Wonderful. (Mike Chamberlain)

    Wonderful.

    10 compositions in Montreal Mirror

    “Review”, Len Dobbin, Montreal Mirror, March 25, 2004
    Thursday, March 25, 2004 Press

    Two CDs that have in common both the playing and writing of two very different saxophonists, both always worth a serious listen. The first, as the title suggests, focuses on a cutting-edge local trio playing Jean’s music, music that spans the jazz spectrum. The other is by a 14-piece ensemble led by Masters, this time joined by altoman Lee Konitz on six of his renowned compositions including Palo Alto and 317 East 32nd plus Ram Ramirez’s Lover Man, all beautifilly arranged by Masters, abetted by solos from Lee, Celilia Coleman, Gary Foster, Steve Huffatetter, Bill Perkins and Jack Montrose. There’s lots to digest here. Both 9.5/10 (Len Dobbin)

    … music that spans the jazz spectrum.
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