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  • Luminance in Coda Magazine

    “Review”, Randall Mcilroy, Coda Magazine, no. 315, May 1, 2004
    Saturday, May 1, 2004 Press

    The first time this writer heard Marilyn Lerner he was galvanized by her hard attack; if memory serves, he expressed some concern for the piano at hand. Subsequent exposure to her playing in a variety of situations, from a cool quartet with guitarist Larry Roy to the fearless improvisations with bass clarmetist Lori Freedman in Queen Mab, revealed far more measure, forethought and deep listening than first suspected. Luminance finds her alone at the piano, but such a description misses the imtimacy; this is really the art of a musician seeking to collapse the distance between performer and instrument, to the point where both piano and pianist are transformed. Working closely with engineer Steve Lebrasseur, Lerner changes the sound of the instrument and the instrument itself by a variety of strategies, from arranging the microphones to redefine the sense of aural space, to playing on the strings and frame to disengaging the hammers from the strings to turn the piano into a multi-headed keyboard drum -John Cage’s prepared piano, now prepared for even more. Only one track, Codex Moment, uses the most immediate electronic transformation, with a Casio keyboard divining trombones, elephants and uncatalogued underwater events from her playing. Interesting though that is, she prefers more subtle changes — tight patterns bright and brittle as March morning ice, menacing percussion, an impression in Road Tango of Mal Waldron’s bass rigor at half the speed. Although the detailed technical notes do not address it, you sense Lerner never wants to lose the essential “pianoness” of her instrument.

    … Lerner never wants to lose the essential “pianoness” of her instrument.

    10 compositions in Le Devoir

    “Le jazz des alchimistes”, Serge Truffaut, Le Devoir, May 1, 2004
    Saturday, May 1, 2004 Press

    C’est fait. Le trio formé du saxophoniste Jean Derome, du contrebassiste Normand Guilbeault et du batteur Pierre Tanguay propose depuis peu un premier album. Il n’a pas été baptisé d’un nom propre ou singulier, si ce n’est que sur la pochette on a précisé que le programme est constitué de dix compositions originales de Derome. Il s’agit donc d’un disque éponyme, comme on dit en langue pointue. L’étiquette? Ambiances magnétiques

    Les faits, si l’on peut dire, sont exposés. Il reste, c’est ce que l’on espère, à convaincre. À vous convaincre. De quoi? Que ce groupe n’est pas un autre groupe mais bien un grand groupe. Un de ceux qui se détachent du lot. C’est ainsi parce que le trio Derome-Guilbeault-Tanguay…

    Il était une fois un saxophoniste d’origine texane que sa maman avait prénommé Ornette. Le papa se nommait, chacun l’aura deviné, Coleman. C’est lui, Ornette Coleman, qui instilla dans le jazz des notes déstabilisantes. À cette époque, celle du début des années 60, l’air du temps se conjuguait avec les manifestes.

    Certains étaient en phase avec l’ébullition politique du temps. Il y eut la Freedom Suite de Sonny Rollins, les Fables Of Faubus de Charles Mingus, le We Insist, Freedom Now de Max Roach. D’autres avaient une tonalité plutôt religieuse. On pense au Love Supreme de John Coltrane. Et puis, il y avait les libertins. Coleman était de cette eau. Surtout le Coleman qui formait un trio avec David Izenzon à la contrebasse et Charles Moffett à la batterie.

    Avec ces derniers, Coleman a ouvert l’horizon du jazz aux musiques actuelles ou nouvelles. On ne sait trop comment dire. Toujours est-il qu’avec cet orchestre, Coleman se posa, en quelque sorte, en un affranchi du jazz. Il l’a pelé comme on pèle une pêche pour mieux l’exposer à d’autres musiques et à de nouvelles interrogations. Bref, Coleman l’a acoquiné aux musiques dites actuelles.

    On raconte cela parce que c’est l’exact contraire que Derome et ses amis nous présentent aujourd’hui. Réputé pour sa mise en lumière des musiques actuelles davantage que pour sa fréquentation du jazz, Derome vient de suivre la route inverse de celle que Coleman creusa en son temps. Racontons un peu son histoire.

    Un moment important

    Jean Derome a donné son premier concert professionnel en 1971. «C’était avec Pierre St-Jak» (le pianiste). À l’époque, il était flûtiste. Dans la vingtaine d’années qui a suivi, Derome s’est frotté, de près, aux musiques actuelles. À l’improvisation, au décoiffage des poncifs. En 1984, il fait la rencontre de Pierre Tanguay. Ensemble, ils vont multiplier les collaborations. Puis…

    Puis au milieu des années 90, Guilbeault invite Derome à participer à son projet consacré aux compositions de Charles Mingus. «J’étais très content que Normand me demande cela. Ça m’a plongé davantage dans le jazz. Quand on joue cette musique, l’énergie finit toujours par émerger. Je ne sais pas exactement comment nous nous sommes retrouvés en trio, mais je me souviens que l’on s’est mis à jouer ensemble dans l’esthétique swing.»

    «Peu à peu, nous avons bâti plusieurs programmes. On a transcrit des compositions de Coleman Hawkins, Billy Strayhorn, Sonny Clark, Duke Ellington, Eric Dolphy, certaines de Roland Kirk. Depuis plusieurs années, nous sommes en mesure de consacrer des sets complets à ces auteurs. C’est assez vaste.»

    Ceux et celles qui ont assisté à certains de leurs shows connaissent leur maîtrise des sujets abordés. Mais on apprécie surtout cette manière bien à eux de se distinguer d’autrui lorsque autrui s’approprie Ellington ou Dolphy ou Clark. Leur manière? Elle est faite de ferveur. Les pièces de Strayhorn et des autres revues par ce trio ont ce quelque chose de… comment dire? Rafraîchissant! C’est toujours joyeux ou léger.

    Côté jazz, tout un chacun en conviendra, nos amis sont équipés. Et pas à peu près. Au milieu des uns et des autres, entre Dolphy et Hawkins, «mes pièces demandaient à vivre. Peut-être que… peut-être qu’il aurait été logique de faire un album sur les autres. Mais bon, il y avait ces pièces. Je crois que la genèse de ce disque est dans la musique que Mischka Saäl nous avait demandé de faire pour son film La Position de l’escargot.»

    «Pour cette fiction, explique Derome, je suis entré en studio sans avoir des idées bien arrêtées. On a employé la méthode adoptée par Miles Davis pour Ascenseur pour l’échafaud. Nous avons improvisé sur plans. Nous avons associé la musique éditoriale et la musique distanciée. Tout le reste de la musique était libre. Je crois que cette aventure constitue un moment important dans l’histoire du trio.»

    Et pour cause, puisque c’est lors de cet enregistrement que, à la maturité qu’oblige l’interprétation de compositions signées par les grands du jazz, s’est ajoutée celle qu’il faut pour jouer et ciseler les pièces de Derome. Ce qu’il y a de remarquable dans ce premier disque, c’est la fusion très prononcée des personnalités musicales qui forment ce trio. Celui-ci ne sonne pas comme l’addition de trois instrumentistes. Il a un son d’ensemble qui interdit toute quantification du travail respectif à chacun. Un son fluide, tout en légèreté.

    Sur les pièces de Derome, le trio et non chacun de ses membres se promène. Il s’arrête là pour mieux ausculter les propriétés sonores qui se présentent, ici pour mettre en relief certaines beautés. Tout cela tient de la magie. Remarquez qu’il ne pourrait pas en être autrement puisque Derome, Guilbeault et Tanguay sont des alchimistes.

    … Derome, Guilbeault et Tanguay sont des alchimistes.

    10 compositions in The Toronto Star

    “Review”, Geoff Chapman, The Toronto Star, April 22, 2004
    Thursday, April 22, 2004 Press

    Avant-garde players in Quebec have the knack of producing music to which everyone can relate, as opposed to the scratch-and-honk brigade so commun here and in Europe. Saxophonist Jean Derome, a veteran of a zillion experimental enterprises, alwals posseses a warm tone and pushes ideas that have irresistible momenturn- his key targets, he says, are swing, freedom and hapiness. This trio, with Normand Guilbeault and the drummer Pierre Tanguay, is a popular Montréal group and closely attuned to the swelling and subsiding in Derome’s original compositions that have notions that are hold and bringht and can move from calm to fullthrottle anguish in a trice, convoluted and churning and part of a sufficiency of fascinating mix-nd-match lines. The driving opener Marcher sur des braises and L’Africaine are especially good.

    Jean Derome, a veteran of a zillion experimental enterprises, alwals posseses a warm tone and pushes ideas that have irresistible momenturn- his key targets, he says, are swing, freedom and hapiness.

    April 30, 2004: Labrosse and her Small Bestiary

    Monday, April 19, 2004 In concert

    Diane Labrosse invites you to “Petit bestiaire” (Small Bestiary), a serie of bruitist and absurd compositions based on wildlife. The concert is held at Montréal’s La Sala Rossa April 29 and 30, 2004 with musicians Michel F Côté (acoustic and electronic percussions), Lori Freedman (clarinets), Diane Labrosse (sampler), Frank Martel (theremin, electric guitar, voice) and Jocelyn Veilleux (french horn).

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