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  • Portrait Montréal, Bozzini Quartet in La Presse

    “Musique contemporaine, deux bébés Bozzini”, Guy Marceau, La Presse, December 4, 2004
    Saturday, December 4, 2004 Press

    Le premier marque les cinq ans du groupe; le second est tout juste né. Portrait Montréal, premier disque attendu du Quatuor Bozzini voué au répertoire contemporain, paru récemment chez DAME (voir critique dans nos pages), est sans conteste une excellente carte de visite pour le groupe et une vitrine sur quatre créateurs d’ici. L’autre, il s’appelle Félix, nous dit la mère, Isabelle Bozzini, et naquit le lendemain de l’entrevue, comme un cadeau de Noël avant l’heure.

    Les bonnes choses n’arrivent donc jamais seules peut-on dire pour le Quatuor Bozzini qui a atteint l’âge tendre de 5 ans, seuil parfois critique pour les petites entreprises. «Au départ, on s’est demandé s’il y avait de la place pour um autre quatuar à cordes en musique contemporaine à Montréal, précise Isabelle Bozzini. Mais le Molinari et le Bozzini ne font pas tout à fait la même chose et à l’image des nombreux ensemblés baroques à Montréal, on se démarque en abordant les zones moins fréquentées.» D’ailleurs, la reconnaissance du milieu est venue deux ans après la création officielle du groupe lorsqu’il a été nommé Découverte de l’année aux prix Opos 2001. Mais a fond, les prix, qucssa’donne?

    «Évidemnment, le prix en argent donne toujours un sérieux coup de main à un groupe qui démarre dans le milieu, et ça paraît toujours bien dams une biographie, répond Isabelle. Mais on est davantage reconnu par le répertoire qu’on choisit et la façon de le présenter. Affirmer notre personnalité, c’est ça qui paye vraiment en bout de ligne.» Le Bozzini n’a pas attendu les prix et les éloges. Il a foncé droit devant dans un parcours marqué par le travail, la découverte et surtout, le souci de faire connaître les compositeurs canadiens (dont Rea, Bouliane, Godin, Rizutto) et nord-américains (dont Ives, Crumb, Reich), ici et à l’étranger. Pas une année depuis ne s’est déroulée sans qu’ils interprètent leur répertoire dans des festivals importants notamment en Allemagne, en Angleterre (Huddersfield Conternporary Music Festival), à Dublin (Crash Festival) ou au June in Buffalo. Le seul fait d’être réinvité dans ces pays confirme une certaine reconnaissance, et les critiques lues dans leur dossier de presse sont éloquentes à ce titre.

    Un premier disque

    Et le contenu de Portrait Montréal? «Mis à part l’œuvre de feu Claude Vivier (Pulau Dewata), on a voulu souligner le travail de nos collaborateurs réguliers, dont Malcolm Goldstein (A New Song of Many Paces for in These Times) aujourd’hui établi au Québec, Michael Oesterle (Daydream Mechames V), et Jean Lesage (Quatuor à cordes II), précise Isabelle. D’ailleurs c’est expressément pour nous que Jean Lesage a écrit ses deux premiers quatuor à cordes, et il a le projet d’en écrire quatre.» Marqué par l’éclectisme, Portrait Montréal distille des atmosphères sonores étonnantes dans une facture relativement accessible pour le néophyte. Un plus pour cette musique qui est loin de rallier les grandes masses. «Si l’auditeur écoute le disque dans son salon, devient curieux et réfléchit à ce qu’il entend, il mettra peut-être le pied dehors pour venir nous écouter en concert. Ce sera déjà un grand pas.»

    Le Quatuor Bozzini a connu deux changements d’effectifs. «On a maintenant trouvé la formation définitive tant au plan de l’expérience que dé l’intérêt pour la musique contemporaine», précise Isabelle. Depuis plus de deux ans, la violoniste Nadia Francavilla s’est jointe à Clemens Merkel, violon, Stéphanie et Isabelle Bozzini, respectivement altiste et violoncelliste. C’est avec cette nouvelle formation que le Bozzini a entrepris de résider jusqu’en 2005) au Théâtre La Chapelle. «Ce laboratoire nous a permis d’explorer d’autres approches, de provoquer des rencontres avec les autres arts de la scène comme la danse, de sortir du modèle du concert classique, et de jouer pour un autre type de public, ce qui n’est pas négligeable.»

    À venir pour le groupe, d’abord une pause de quelques mois, maternité oblige, et retour aux instruments pour préparer les concerts de la deuxième moitié de la saison. Sur disque, dans leur série «qb», plusieurs projets mijotent mais un programme centré autour des quatuors du compositeur suisse Juerg Frey est déjà enregistré et paraîtra au printemps 2005.

    Portrait Montréal in La Presse

    “Portrait éclectique”, Guy Marceau, La Presse, December 4, 2004
    Saturday, December 4, 2004 Press

    Pour ses 10 ans, l’excellent Quatuor Bozzini grave un premier disque à l’image du mandat qu’il s’est donné de faire découvrir les musiques contemporaines d’ici. Il le fait très bien avec cohésion et personnalité avec l’éclectique Portrait Montréal. Dans Pulau Dewata (1977) de Claude Vivier, les cordistes confèrent drame et mystère à cette pièce qui traduisait l’esprit du Bali (mieux servie aux percussions d’origine). L’œuvre est toutefois bien arrangée pour quatuor à cordes par Michael Oesterle, de qui on a aussi inclus Daydream Mechanics V (2001), œuvre répétitive et minimaliste rappelant Glass. Spécialiste de l’œuvre de Jean Lesage, le Bozzini interprète son Quatuor à cordes II (2001), œuvre habile, vivante et ludique aux nombreux emprunts délibérés au baroque (le néophyte devrait commencer ici); elle sied parfaitement aux quatre archets. Et de Malcolm Goldstein, A New Song of many faces for In These Times (2002), «improvisation structurée» et absconse de 20 minutes des plus grinçantes, distille les aigus dans une spatialité «dérangeante», pour reprendre le terme de la violoncelliste Isabelle Bozzini sur ce que devrait être la musique contemporaine. Je seconde.

    L’excellent Quatuor Bozzini grave un premier disque à l’image de son mandat de faire découvrir les musiques contemporaines d’ici. Il le fait très bien, avec cohésion et personnalité, avec l’éclectique Portrait Montréal.

    The Feeling of Jazz in Le Devoir

    “TGD, le groupe de l’année”, Serge Truffaut, Le Devoir, December 3, 2004
    Friday, December 3, 2004 Press

    Le Trio Derome Guilbeault Tanguay est un grand groupe. De jazz, de swing, de jitterburg. Autrement dit, c’est joyeux, drôle et plein de rondeurs. Chose certaine, il est le groupe, toutes tailles confondues, de l’automne. Et comme la saison de l’Halloween et de l’Armistice se distingue habituellement des autres par un nombre de publications plus imposant que le reste de l’année, le DGT est en fait le groupe de l’année. Ceci n’est pas une opinion mais bien la solution d’une équation.

    Qui dit équation dit évidemment, et non naturellement, facteurs et variables. Déclinons-les. Mettons la table. Depuis quelque temps déjà, le jazz n’est pas en grande forme. Par peur de l’aventure, par culte du mimétisme, beaucoup de ces quidams qui se prétendent producteurs font ce que les autres ont fait et font. Tenez, cette année il y a avalanche de chansons de Noël fondues dans le jazz. Cela ne relève plus du pathétique mais de la bêtise.

    Lorsque ce n’est pas Noël, c’est Monk. On ne compte plus le nombre d’albums de pianistes jouant — encore-là c’est beaucoup dire — les petites histoires contées par le pianiste Monk, qu’on nous vend à un prix établi à l’aune de l’inflation. Imaginez, ils nous refilent des copies à un coût supérieur à l’original. CQFD: en plus d’être bêtes, ils nous prennent pour des imbéciles.

    Un travail de fourmi

    Le nouvel album de DGT est le contraire de tout cela. Il est donc intelligent, très intelligent. Il y a en tout cas une intelligence de ce qu’est le jazz qui mérite toutes les salutations, les discrètes comme les plus percutantes. Car ces trois-là se sont approprié des pièces écrites par d’autres pour les transformer. Pour les remanier de manière à ce qu’elles soient le reflet de leur personnalité musicale, de leurs penchants. Ils ne les ont pas vampirisés, ni piratés, les morceaux en question. Ils ne les ont pas rénovés, mais bien restaurés.

    Le disque, c’est à noter, s’intitule The Feeling Of Jazz, oœuvre composée par Duke Ellington. Qui d’autre aurait pu composer la nature du «jaser» à part lui? Passons. En tout, ils ont enregistré 11 pièces signées par d’autres. À la contrebasse et à l’intensité, on retrouve Guilbeault. À la batterie et à l’architecture sonore, il y a Pierre Tanguay. Aux saxophones, à la flûte, aux nuances et à la finesse, il y a Jean Derome, qui…

    Qui chante! Yes! «Oui, j’ai appris les textes des standards. J’aime les chansons. Tous les grands saxophonistes connaissaient les paroles par cœur. Pierre veut toujours qu’on fasse des chansons. Depuis le temps qu’on joue ensemble [six, sept ans], j’ai remarqué que, lorsqu’on donne des shows, la voix favorise un rapport plus direct avec le public. Il écoute autrement les solos qui suivent.»

    Parmi les pièces chantées, on retient l’interprétation que le trio signe du savoureux Jitterbug Waltz de Fats Waller. «La première fois que j’ai entendu ce morceau, c’était sur un disque d’Eric Dolphy. Ce qui m’avait frappé et qui m’est resté à l’esprit, c’est que Dolphy le jouait à la flûte.»

    … le DGT est en fait le groupe de l’année.

    We are Back Online!

    Friday, December 3, 2004 General

    Down since Tuesday evening November 30, 2004, our website and our emails are again fully operational since December 3, 2004. A server outage caused this interruption. If you have tried to join us by email and your message bounced, you can now write again. We are sorry for all these inconvenients, thank you for your comprehension.

    Puce à l’oreille in Ici Montréal

    “Compact!”, François Nadon, Ici Montréal, December 2, 2004
    Thursday, December 2, 2004 Press

    L’étiquette de musique actuelle Ambiances Magnétiques lançait plus tôt cette année l’album Puce à l’oreille de la jeune musicienne Mélanie Auclair.

    Bien qu’elle soit nouvelle dans le milieu de la musique actuelle, la chanteuse et violoncelliste a accumulé un impressionnant bagage en collaborant avec des musiciens de tous les horizons.

    Mélanie Auclair s’est rapidement détachée de sa formation classique pour se joindre à de nombreux musiciens pop et de musiques du monde tels que Chloé Sainte-Marie, Freeworm, Steve Hill, Haïku, Martin Léon et Michel Rivard. Elle parcoure présentement le monde avec Lhasa de Sela.

    Pour son premier album cependant, la jeune prodige s’est plutôt entourée de plusieurs musiciens de talent comme Charles Papasoff, Joane Hétu et Bernard Falaise. Le choix des musiciens s’est fait en fonction d’un objectif: apprendre. «Ceux qui sont sur l’album sont des gens que j’admire énormément pour leur travail, leur jeu et leur musique. La meilleur façon d’apprendre, pour moi, c’est s’asseoir et jouer ensemble.»

    Avant son premier effort, Mélanie avoue qu’elle ne connaissait pas vraiment la musique actuelle. C’est la musique de théâtre qui l’a amenée à l’expérimentation musicale. «J’ai travaillé pour les pièces de Pascal Contamine (Five Woffs Deatov Circus, Oportet). C’est surtout ça qui a causé le déclic. J’avais besoin de m’exprimer sans balise, avec spontanéité. C’est ce qui m’a attirée vers la musique actuelle.» Et c’est ce qui nous attire vers elle.

    «J’avais besoin de m’exprimer sans balise, avec spontanéité. C’est ce qui m’a attirée vers la musique actuelle.» Et c’est ce qui nous attire vers elle.

    Playing Guitar: Symphony #1 in Ici Montréal

    “Compact!”, François Nadon, Ici Montréal, December 2, 2004
    Thursday, December 2, 2004 Press

    Tim Brady a toujours été un cas particulier. Il est ce musicien improbable qui réussit à se tenir en équilibre entre la tradition classique européenne et le jazz. Sa prernière symphonie rend bien compte de cette dualité. Son travail va au-délà d’un ramassis de citatioris, c’est un manifeste pour une coexistence des styles. Brady nous offre sa vision personnelle de ce que devrait être la musique d’aujourd’hui.

    Brady nous offre sa vision personnelle de ce que devrait être la musique d’aujourd’hui.
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