Skip to main content
actuellecd
  • This website is also available in English.

Blog

255 results
  • 33
  • 34
  • 35
  • 36
  • 37
  • 38
  • 39
  • 40
  • 41
  • Ensemble SuperMusique (ESM) in Voir

    “C’est l’aviron…”, Réjean Beaucage, Voir, no. 781, March 7, 2002
    Thursday, March 7, 2002 Press

    Jean Derome et l’ensemble SuperMusique débarquent à la Cinquième salle de la Place des Arts avec Canot-camping, expéditions 5 et 6. Un projet qui a longtemps été en évolution avant d’adopter sa forme actuelle, qui reste ouverte, mais à l’intérieur de balises claires. “Il y a eu plusieurs approches, m’explique le saxophoniste. D’abord, je voulais faire une pièce toute écrite, puis j’ai opté pour une version jeu vidéo qui adopterait la forme d’un concerto, où le personnage est opposé à un milieu et doit franchir des étapes, etc. Pendant plusieurs années, j’ai pensé que je la composerais comme ça. Finalement, quand j’ai commencé à composer, c’était pour l’essayer en atelier à l’Exposition de musique (Théâtre La Chapelle, avril 2000).” Ce fut l’Expédition 1. “Passer en un mois de l’intimité du La Chapelle au Colisée de Victoriaville (Expédition 2), ça n’a pas été l’idéal.” L’expérience vécue en fin de FIMAV a, en effet, été difficile. L’Expédition 3 s’est déroulée au Festival de jazz d’Ottawa en juillet 2001 et l’Expédition 4 (voir critique en page Disques) a duré trois jours dans un studio de Radio-Canada. Une expédition à New York en septembre 2001 a dû être annulée à cause de ce que l’on sait.

    Bien sûr, l’idée d’une expédition de canot-camping peut évoquer à merveille le travail d’un ensemble de musiciens-improvisateurs. “Je l’aborde comme une carte géographique, un réseau de pièces dont certaines sont écrites, d’autres improvisées; quelques-unes sont des jeux où je dirige l’orchestre avec un système de signes, etc. Tout ça constitue, par exemple, la carte du parc de La Vérendrye, mais à chaque expédition, on ne visite que des parties du parc. On n’essaie pas de visiter tous les lacs, toutes les rivières, tous les campings… Mais on se fait chaque fois un circuit. Et ça dépend toujours de l’humeur des musiciens, ou du temps qu’il fait, parce que si on trouve un coin intéressant, on peut décider d’y rester plus longtemps. En canot, s’il fait très beau ou très mauvais, ça peut influencer ta décision de rester ou de partir. C’est pour ça que chaque version est une expédition. On ne s’imagine pas pouvoir faire le tour en une seule fois.”

    Les musiciens ont intérêt à rester en alerte, parce que dans la tête de Jean Derome, il peut arriver que les conditions climatiques changent vite! Mais l’ensemble SuperMusique est constitué de canoteurs chevronnés: Nicolas Caloia et Normand Guilbault tiennent les contrebasses, Guillaume Dostaler est au piano, Diane Labrosse à l’accordéon ou à l’échantillonneur, Joane Hétu au sax alto, Tom Walsh au trombone, Jean René à l’alto, Reiner Wiens à la guitare, Pierre Tanguay aux percussions et Martin Tétreault au tourne-disque (à quatre bras).

    Derome, qui recevait en novembre dernier le prix Opus du Conseil québécois de la musique pour le rayonnement à l’étranger, retournera en Europe d’ici la fin du mois pour participer au festival Banlieues Bleues avec Joane Hétu (Nous perçons les oreilles) et reprendre la magnifique expérience tentée l’année dernière à Victo avec Louis Sclavis, Bruno Chevillon et Pierre Tanguay. D’autres concerts européens sont prévus avec le quatuor et sans doute un disque. Pour Canot-camping, pas encore de projet à l’extérieur, mais l’album récemment paru pourrait changer ça. Avant tout cependant, deux expéditions au centre-ville. Souhaitons-nous du beau temps!

    Ensemble SuperMusique (ESM) in Ici Montréal

    “La vie, c’est du sport!”, Catherine Perrey, Ici Montréal, March 7, 2002
    Thursday, March 7, 2002 Press

    Jean Derome nous entraine dans son sillage, entre canot-camping et portages. Il ne nous laissera pas deriver.

    Jean Derome a recu le Prix Opus, Rayonnement à l’étranger, édition 2001. Comme quoi, il faut du temps pour se faire entendre! Plus souvent en concert de l’autre côté de l’Atlantique qu’ici même, Derome serait-il enfin reconnu chez lui? On ne s’attardera pos trop sur la question…

    On parlera plutôt d’expédiffon aquatique. Canot camping, c’est le résultat d’un travail réalisé avec 11 improvisateurs, de vrais boyscouts de l’improvisaffon. D’ailleurs, l’album Canot camping: expédition 4 a été composé pour «11 personnes et non pour 11 instruments.» Onze personnes vivantes. C’est-à-dire capables de répondre du tac au tac aux stimulations auditives. Sans frontière entre l’interpréte et la personne à la direction musicale. Ce qui est typique de la démarche de Jean Derome: «L’interpréte est trés important, et justement, comme un prisme, il capte la lumière. Dès les premières notes de Canot-camping, ce qui fait la force de cet ensemble, c’est justement le poids de la métaphore. Métaphore pour pluie, vent, courants. Métaphore pour nuit, étoiles, tente.

    Une dynamite intérieure

    «J’essaye de les pousser exactement dans la chose où ils sont bons, et d’autres fois de les mettre exactement dans des situations où ils vont être déséqulilbrés», poursuit Jean Derome, avec un petit sourire narquois. Et c’est ça qu’une connaissance, disons Intime, des interprètes permet.

    Dans une relation classique direction musicale-interprètes, cela risque de chambouler radicalement la concepffon de la pièce. Ici, tout est fonction de la relation «climatique. (s’il pleut ou s’il vente) entre Jean Derome et ses interprètes. On part d’un point A, mais c’est pour arriver au point Z, et les dérives sont donc trés controlées. Et surtout, ça laisse une trés grande responsabilité à chacun des musiciens. «En improvisation, c’est à chacun d’être conscient de l’ensemble, il y a des décislans trés, trés rapides qui doivent se prendre.» Avant de couler à pic avec les musiciens!

    Voici comment 20 années de pratique de canot-camping ont irrigué la pensée de Jean Derome: «Dans le canot-camping, ce que j’aime comme thémathique, c’est l’aspect anecdotique. Ça rejoint les gens sur une base trés simple: le courrant, les champs, les changements de climat, les possibilités. Les possibilités de façonner, par des signes, avec les musiciens, puis de passer trés rapidement d’une chose à l’autre. La pièce est une mosaïque de petits mouvements. Mais l’ordre n’est pas nécessairement prédéterminé, on peut complétement changer le cours de l’expédition.» Tout est dit.

    -28+Alieni, 21 situations in Espace sculpture

    “Artist’s Recordings: New Sound Spaces”, André-Louis Paré, Espace sculpture, no. 59, March 1, 2002
    Friday, March 1, 2002 Press

    In the tradition of soundeffect music, here are some recordings by artists who use sound as material to be sculpted. In Jean-Pierre Gauthier’s recording, Machines consentantes and Hachures (1999/2000), we hear the sound of mech” anized drums, automated flutes and decoys, vibrating garage sheet metal and quite audible radio interference. This sculptor of homemade instruments occasionally works in tandem with Mirko Sabatini. The Italian drummer plays solo on his CD titled MK. Orchestrin, the fruit of Sabatini’s lengthy research on sound and the workings of his instrument. Michel Tétreault is another sound artist often present in the visual art milieu. One of his many recordings was produced with Japanese artist Yoshihide Otomo. In 21 situations (AM 069), they manipulated turnta” bles in a different way than DJs, creating unusual sounds. Lastly, Jocelyn Robert gives us a genuine sound performance with his recording 20 moments blancs lents created for the twentieth anniversary of Chambre blanche in Quebec City. Here the artist attempts to translate the gallery’s time into sound.

    Tango in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 51, March 1, 2002
    Friday, March 1, 2002 Press

    L’auditeur éventuel ne s’attend bien sûr pas à une compilation des meilleurs tangos. Peut-être et plus sûrement pense-t-il à un détournement de cette musique? Ou alors à une vision sonore de la déconfiture argentine, un peu premonitoire, certes?

    En fait, il n’y a pas réellement de rapport avec le tango. Ou alors de manière très fortuite, si le récepteur de radio accroche dans sa recherche un émetteur branché sur ce langage musical.

    Le Tango de Martin Meilleur est en effet un montage sonore réalisé à partir de sons bruts captés sur les fréquences en ondes courtes, au moyen de divers récepteurs. Ces captations ne sont pas retraitées — le lecteur se rappelle peut-être Devil’s music de Nicolas Collins retraitant, lui, la matière sonore captée — mais collées, juxtaposées, quelquefois amplifiées. Le résultat en est un enorme patchwork radiophonique mondial: l’auditeur passe d’une émission culinaire ou d’un bout de musique à une radiodiffusion d’un spectacle ou à une retransmission d’informations diverses, intégrant tous les sons parasites, naturels (genre perturbation météorologique) ou inherents à la qualité du récepteur. La mondialisation à domicile, en somme.

    … un enorme patchwork radiophonique mondial…

    Zucchini in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 51, March 1, 2002
    Friday, March 1, 2002 Press

    C’est un enregistrement déroutant auquel nous convie cette formation de Québec (comme son nom ne l’indique pas) dont les notes de presse nous précisent qu’il s’agit de leur second opus.

    Déroutant, non parce que la musique en est inattendue. Au contraire, elle est parfaitement identifiable. Le paradoxe réside dans le fait qu’il s’agirait de plusieurs musiques identifiables. Un côté musique de chambre (deux pianos, deux violons ou altos en fournissent les éléments principaux), mâtinée de passages proches du cabaret (la voix de Andrée Bilodeau), d’accents plus jazz lors de fugitifs instants (avec en particulier les interventions des saxophones des invités Jocelyn Guillemet et Lyne Goulet), le tout rythmé par la basse, la guitare, et bien sûr les percussions, elles-mêmes parfois décalées et agrémentées d’instruments incompris manipulés par un invité (leur seul musicien dont le nom nous est familier), Pierre Tanguay. Et cela sans nuire à la fluidité de l’ensemble et à la cohérence du projet. Les titres eux-mêmes participent de cet esprit où l’absurde s’insinue presque logiquement dans une trame néo-dada: luthier sportif, un nescalier, un autre poisson dans l’mur…

    “L’interférence sardines” ne révolutionnera certes pas la musique actuelle — ce n’est pas son propos — mais contribuera sûrement à introduire un instant de poésie et d’humour dans un(des) genre(s) musical(aux) trop souvent figé(s).

    … un instant de poésie et d’humour…
  • 33
  • 34
  • 35
  • 36
  • 37
  • 38
  • 39
  • 40
  • 41