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Danielle Palardy Roger

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  • actuellecd.com at the Opus Prizes

    Thursday, December 8, 2005 General

    Many actuellecd.com artists are nominated for the 9th Opus Prizes, awarded since 1996 by the Conseil québécois de la musique. The concert Palimpseste d’orchestre, revisiting the musics of Joane Hétu, Diane Labrosse and Danielle Palardy Roger is nominated for “Concert of the Year — actuelle and electroacoustic musics.” Playing Guitar: Symphony #1 by Tim Brady and Portrait Montréal by the Bozzini Quartet will face-off in the category “Disc of the Year — Modern and contemporary musics.” Canevas «+» by the Ensemble SuperMusique and Estrapade by morceaux_de_machines are both nominated for “Disc of the Year — Musique actuelle, Electroacoustics.” Finally, Mingus Erectus, by the Normand Guilbeault Ensemble is nominated for “Disc of the Year — Jazz and World music.” Winners will be announced on January 22, 2006.

    Danielle Palardy Roger in FAMEQ à la une

    “Musiques d’aujourd’hui: la musique actuelle en quelques points…”, Danielle Palardy Roger, FAMEQ à la une, no. 20:1, September 1, 2005
    Thursday, September 1, 2005 Press

    La musique actuelle a surtout été analysée et décrite de l’intérieur par ceux qui la font et la diffusent, malheureusement il y a peu de musicologues qui se sont penchés sur ce qui fait sa spécificité parmi les musiques d’aujourd’hui — terme le plus souvent utilisé pour parler des trois grands courants de musiques de création: la musique contemporaine, la musique électroacoustique et la musique actuelle.

    Le terme de musique actuelle, qui existe depuis les années 50-60, était à l’époque rattaché à la musique contemporaine et à ses avant-gardistes tels les John Cage, Karlheinz Stockhausen, Morton Feldman, Pauline Oliveros, Harry Partch; mais depuis cette époque, la signification du terme s’est transformée. Aujourd’hui quand on parle du courant de la musique actuelle on ne parle plus de musique contemporaine, car le courant a dévié, il s’est élargi et a, entre autres, développé un nouveau langage articulé en grande partie à partir de musiques populaires. C’est là une des grandes différences entre la musique contemporaine et la musique actuelle, en effet, la musique contemporaine a ses plus profondes racines dans la musique classique, tandis que la musique actuelle a développé beaucoup des siennes dans le jazz, le rock et la musique traditionnelle. La musique actuelle s’est détournée de conventions par trop académiques ou conservatrices; et encore aujourd’hui elle présente un aspect «populaire» en entretenant des liens serrés avec la culture underground et en proposant des concerts dans des bars et des lieux enfumés…

    Parallèlement à cette dichotomie dans les musiques «d’avant-garde», deux événements fondamentaux ont également participé à définir la musique actuelle: l’avènement de la technologie et celui de l’électronique lui ont ouvert la porte aux bricolages et aux collages sonores, à l’échantillonnage et au bruitisme.

    La mixité de ces matériaux sonores ainsi que la cohabitation de la structure et de l’improvisation sont caractéristiques de la musique actuelle. Conséquemment celle-ci comprend des œuvres très variées; en effet elle inclut des musiques savamment écrites et calculées jusqu’à des musiques totalement improvisées; elle peut aussi contenir des musiques électroniques minimalistes jusqu’à des musiques rock extrêmes.

    L’utilisation de nouvelles lutheries est aussi un aspect particulier à la musique actuelle — à l’instar de la musique contemporaine, les œuvres de musique actuelle sont interprétées par des instrumentistes, en cela elle diffère totalement de la musique électroacoustique où les œuvres préenregistrées sont diffusées en concert via des haut-parleurs. Dans la musique actuelle, la cohabitation des instruments acoustiques et électroniques est fréquente et la lutherie est fort diversifiée; les instruments, qu’ils soient acoustiques ou électroniques, peuvent être utilisés dans leur version la plus originelle ou avoir été complètement réinventés.

    Une autre des importantes particularités de la musique actuelle est le fait que ses compositeurs sont aussi des instrumentistes qui jouent en concert. La musique actuelle s’est fait connaître au Québec et au Canada via des Frank Zappa, guitariste; John Zorn, saxophoniste; Fred Frith, guitariste; John Oswald, saxophoniste; Jean Derome, saxophoniste; Michel F Côté, percussionniste; Joane Hétu, saxophoniste; Diane Labrosse, pianiste: tous des compositeurs qui jouent leurs propres musiques.

    Des détracteurs ont maintes fois dit que la musique actuelle n’était qu’une passade et qu’elle disparaîtrait rapidement mais depuis quelques années une relève de jeunes compositeurs se manifeste, puissante et imaginative: des Bernard Falaise, Alexandre St-Onge, Sam Shalabi, i8u et Magali Babin et des plus jeunes encore comme Antoine Berthiaume, Guido del Fabbro et Myléna Bergeron.

    Depuis vingt-cinq ans, au Québec, trois intervenants majeurs ont permis la diffusion de la musique actuelle et la reconnaissance de ce courant: le Festival international de musique actuelle de Victoriaville, Le Navire Night à Radio-Canada (une émission qui n’existe plus) et l’organisme Productions SuperMusique; on peut visiter les sites Web de ces diffuseurs pour en connaître davantage sur la musique actuelle. Je recommande aussi la lecture de Plunderphonics, Pataphysics & Pop Mechanics, an introduction to musique actuelle du journaliste Andrew Jones aux éditions S-A-F.

    Pour terminer je voudrais rajouter que la musique actuelle est un courant présent dans tous les pays industrialisés, mais le terme «musique actuelle» est utilisé surtout au Québec et n’a pas son équivalent en anglais ou dans d’autres langues. En France, il n’y a pas non plus de terme spécifique, on utilise souvent nouvelles musiques ou musiques de création.

    La musique actuelle s’est détournée de conventions par trop académiques ou conservatrices; et encore aujourd’hui elle présente un aspect «populaire» en entretenant des liens serrés avec la culture underground

    Prairie orange, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger in Signal to Noise

    “Review”, Cristin Miller, Signal to Noise, no. 34, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    The 19th annual Seattle Improvised Music Festival took place this winter over two week-ends in Febuary. This year brought a turning point for the festival, as the long-term orginizers turned over the reins to musicians newly very active in the scene, all of whom are directly or indirectly affialited with Open Music Workshop. Open Music Workshop (or OMW) is a relatively young entity, less than two years old, but has constitued something like a second wave in the improvised music scene in Seattle. This shift in leadership was reflected in the shape of the festival this year, which cast a wider net and included a broader range of approaches to music making.

    The next weekend I also managed to catch Les Poules (Montréal) at Consolodated Works, a large warehouse-like art gallery and performance space. Les Poules have beon playing together for over a decade, and every passing minute of their long history and musical intimacy. Joane Hétu (vocals, alto sax) staked out a minimalist territory of voiceless fricatives and static noises, which she mined over the course of the performance. Diane Labrosse (electronics) explored a similarly focused territory, while Danielle Palardy Roger’s percussion poured out speechlike with orchestraly various gestures accumulating over time into a complex field. A drama of highly attuned listening slowly emerged full of simultaneous starts, frequent finishing of each others’ sentences, and sudden collective laughter. Occasionally, certain silences were allowed to move with grace to the center of the circle.

    A drama of highly attuned listening slowly emerged full of simultaneous starts, frequent finishing of each others’ sentences, and sudden collective laughter.

    La légende de la pluie, Musique d’hiver, Seule dans les chants, Langages fantastiques, Face cachée des choses, Tricotage, Les contes de l’amère loi, Prairie orange, Ravir, Simoneda, reine des esclaves, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger in actuellecd.com

    “Chicks and Other Barnyard Fauna”, François Couture, actuellecd.com, September 16, 2003
    Tuesday, September 16, 2003 Press

    With the notable exception of sugary pop, all music styles are dominated by the male. Whether he’s grunting into the microphone, strumming his guitar, or blowing his lungs out on the saxophone, the manly man monopolizes the image of the musician, be it in corporate rock or on the new music scene. When women venture into his domain, they are often coerced into fitting the mold of the industry.

    That’s why it is so surprising to find this many creative, challenging, talented women in DAME’s catalog. But one should not forget that early in its lifetime the collective Ambiances Magnétiques welcomed three artists whose musical activities, organizing minds and determination provided a force of attraction for other women. Of course, I am talking about Joane Hétu, Diane Labrosse and Danielle Palardy Roger.

    Our three protagonists met at the turn of the ‘80s in Wondeur Brass and pursued their association into Les Poules and Justine. First an anarchist/feminist big band, Wondeur Brass was a laboratory to Joane, Diane and Danielle. They honed their skills — Joane, self-taught, literally learned to play music while playing music in it. Their own blend of modern poetry, free jazz and rock-in-opposition already took center stage on the LP Ravir. From the sextet featured on this first effort, the group scaled down to a quartet (with bassist Marie Trudeau as the fourth member) by the time of Simoneda, reine des esclaves. This line-up soon took the name Justine for three more albums (credited to the name of the individual musicians, La légende de la pluie can be seen as a collaboration between Justine, Zeena Parkins and Tenko) and the feminist discourse got gradually subsumed, making way for a growing playfulness that reached its peak on the phenomenal album Langages fantastiques.

    Soon after the release of Langages fantastiques, the three girls launched their solo careers. Linguistic marvel and a rough delivery keep singer and saxophonist Joane Hétu close to the field of outsider art. First she formed her own group Castor et compagnie (with Labrosse, Jean Derome and Pierre Tanguay) which has recorded two albums of sensual and twisted songs in direct relation to Justine’s music. Later she turned to improvisation, first in a duo with her life partner Jean Derome as Nous perçons les oreilles (We Pierce Ears) and later solo with the intensely intimate album Seule dans les chants. She recently proved her worth in large-scale composition with her marvelous Musique d’hiver.

    Toward the end of Justine’s life, Diane Labrosse traded in her keyboard for a sampler. After a solo album, Face cachée des choses, a duo album with percussionist Michel F Côté (Duo déconstructiviste) and a guest spot in the latter’s group Bruire (on Les Fleurs de Léo), she wrote a piece for improvisers (Petit traité de sagesse pratique) before devoting her time to improvisation. Parasites (her ongoing collaboration with Martin Tétreault) and Télépathie (with Aimé Dontigny) show how it is possible to handle a sampler with grace and sensibility.

    Since the disbanding of Justine, Danielle Palardy Roger’s discography has been growing slowly — she’s very busy organizing concerts as head of Productions SuperMusique. Her children’s tale L’oreille enflée (featuring the voices and instruments of Derome, Hétu and André Duchesne among others) speaks to a young audience with an intelligence too rarely found in such projects. And Tricotage, her improv session with French bassist Joëlle Léandre, reminds us how refined her drumming can be.

    In 1986, Joane, Diane and Danielle took a vacation away from Wondeur Brass to investigate the limits of the pop song format under the name Les Poules — The Chicks (Contes de l’amère loi, freshly reissued). Recently they reformed the trio, this time pushing the music toward a form of improvisation rich in subtle textures, blending quiet noise, active listening, and lyricism. Prairie orange is the first effort from this awaited return to collective work.

    The presence within Ambiances Magnétiques of these three creators has attracted to the label other female artists with similar interests. The first one to join the roaster was Geneviève Letarte, who has recorded two beautiful albums of poetic songs (Vous seriez un ange and Chansons d’un jour). Lately, DAME’s catalog has welcomed performer Nathalie Derome, guitarist Sylvie Chenard, pianist Pui Ming Lee, along with Queen Mab members Lori Freedman and Marilyn Lerner who each delivered a solo album (À un moment donné and Luminance).

    So, is musique actuelle a man’s world? Listen to these few hints and you’ll see for yourself.

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