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Compact
Déjà un troisième CD pour les Zhoms. Cet album, enregistré live au théâtre La Chapelle, impressionne en premier lieu par la qualité de la prise de son signée Pierre Léger (on n’aurait guère mieux en studio), ensuite par la solidité des musiciens {dont la callaboration remonte à bien plus loin que la naissance du band), qui passent avec une tranquille assurance du jazz le plus sage au bruitisme le plus violent, en passant par tous les rythmes rock, latins, funk ou dixieland. La construction des pièces est savante, ce qui n’empêche pas les solos d’être complètement éclatés. Un beau mélange de maturité et de folie.
Un couple, trois disques, trois concerts
Review
If authenticity is your main attraction to revivalist music, Jean Derome and company should be right up your alley. On this stunning 43-track CD, Derome leads the way through two compositions that are subdivided into smaller pieces. The first 26 tracks, recorded in 1994, pay homage to the Oulipian Georges Perec. In a true Oulipian approach, Derome produces tightly-wound tracks that are strict in arrangement yet mathematically complex, ranging in style from sultry jazz to circus music to mod-sounding surf music. There are even a few sprinklings of Monk emanating from some of the tunes, and the disc will be easily accessible to swing-band fans yet still eccentric enough to entice those searching for musical peculiarity. The second half of the CD, entitled Tu r’luttes, shows the more improvisational side of Derome and crew, as a chaotic, free jazz strain runs through the tracks. Think Zorn’s extremism without his aural ferocity. With many of your favourite Ambiances Magnetiques artists in tow, including Pierre Tanguay, René Lussier and Frank Lozano, Derome proves his amazing compositional ability while showcasing the outrageously overlooked Canadian talent that’s available. We’ve said it before, but if you haven’t checked out the Canadian experimental scene, you’re missing out on some awesome musical energy.
Diverse Derome Delights
Over the past fifteen years or so, Montréal composer and improvisor Jean Derome has built a body of work that expresses a singular musical vision that pushes out in many directions — for small, mid-sized, and large ensembles
Bar Kokhba triomphe
Sur papier, Bar Kokhba était le plat de résistance du 18e FIMAV. La prédiction s’est avérée juste. Une foule vibrante et considérable venue à la renconire du plus influent des compositeurs de la musique actuelle un alignement d’étoiles au servicé du Ieader, une livraison aussi virtuose qu’intense.
Présenté hier après-midi au Colisé des Bois-Francs, ce fin mélange de musiques traditionnelles juives, de patrons rythmiques latins, de jazz manouche ou même de surf rock (mais si
Installé à,notre droite, encore affublé de sa tenue de combat, John Zorn ne jouait pis de sax -ce qu’il a fait plus lard dans la soirée avec les compères Laswell, Lombardo et Frith.Dans le cadre de Bar Kokhba, il se contentait de diriger balancait les consignes orchestrales, ordonnait les solos ici et maintenait. En-cela, sa direction différait fondamentalement de celles auxquelles sont habitués les mélomanes de musique classique.
Au plan collectif comme au plan individuel, les consignes élaient parfaitement saisies, magnifiquement exécutées. On aura eu droit à de fabuleux échanges entre les cordes acoustiques (le violoniste Mark Feldman, le violoncelliste
On ne dira pas autant de bien du
Au sortir de ce concert livré samedi soir au Colisée devant un auditoire enthousiaste d’entrée de jeu, gonflé à bloc par les récents disques de Dave Douglas (excellents pour la plupart), plusieurs mélomanes étaient restés sur leur appétit. Trop de mesures aléatoires, trop d’impros anguleuses, trop de bruitisme mal orienté, trop peu d’écriture serrée pour tant de virtuoses—Mark Feldman, Erik Friedlander, Chris Speed, etc. L’équilibre entre les structures et l’improvisation libre n’etait pas toujours évident, la cohésion ne semblail pas parfaite, on sentait le caractère inachevé de l’œuvre somme toute, pas du toul gigantesque. Dommage…
Ce n’est pas la première fois, remarquez, que la direction artistique du FIMAV mise sur des projets d’envergure qui décoivent une fois concrétisés sur scène —rappelons entre autres le plus ou moins bide signé David Thomas, l’an dernier.
L’improvisation, il ne faut jamais l’oublier, laisse planer le doute de rencontres avortées. Dimanche, Kim Gordon (membre de
Heureusement, il arrive que des rencontres de musique improvisée s’avèrent parfaitement concluantes. Comme celle de samedi au Cinéma Laurier à notre droite, le Français Louis Sclavis, illustre clarinettiste, saxophoniste et compositeur reconnue sur toute l’Europe. A notre gauche, Jean Derome, flûtiste, saxophonisie et grand compositeur de musique actuelle, un des plus brillants au Québec. Lorsque deux compositeurs fournissent chacun un de Ieurs plus valeureux collaborateurs (le batteur Pierre Tanguay du côté de Derome, le contrebassiste Bruno Chevillon du côté de Sclavis), lorsque leur génie compositionnel les conduit à soumettre des thèmes d’envergure, lorsque quatre improvisateurs de premier plan affichent la grande forme et se montrent prêts à échanger virilemenl et transgresser leurs propres règles (distorsion de la contrebasse, notammenl), nous avons droit à un grand concert de musique actuelle.
Quoi qu’en pensent Ies spécialisles de jazz contemporain pour la presse spécialisée, encore nombreux el vieillissant à Victo cette année (voire recluse dans ses chapelles), le méta-métal de Fantômas avait sa place au programme. Voilà qui ouvre les horizons des 950 metalheads qui out paquelé Ia place en toute connaissance de cause;c’est qu’ils ont manifesté une écoute attentive malgré le caractère expérimenlal du concept imaginé par Mike Patton. Pour l’ex-
Parmi les autres faits saillants du 18e FIMAV, on retiendra la limpidité du message d’Otomo Yoshihide. Dimanche aprés-midi, on aurait pu rendre le même verdict qu’au sortir du concert de
Pendant l’heure de celle véritable odyssée du calme, nous avons senti le Japon ancien, celui du présent et celui de l’avenir. Le sho (instrument à vent traditionel) se mêlait avantageusement aux fréquences et échantillons électroniques tricotés sur place. Même la guitare électrique sonnait comme un instrument ancien. On étail parti du point A pour aboutir au point B, reposé, ravi.
La modernité n’est pas morte!
Loin, loin, trés loin des hauts endroits où l’on étudie des choses qu’on aime limiter à un état cadavérique pour s’emparer d’elles comme objet loin. Loin, très loin de ceux qui savent, il existe un jardin enchanté et secret, pas toujours raffiné ou très beau, mais où la musique vit celui de ceux qui la font. En cet enclos particulier, des musiciens genéreux donnent réalité à cet art mystérieux qu’est la musique, offrent leur amour profond des idées neuves et du son.
Le premier spectacle de Nous perçons les oreilles, sorte d’édition-festival de fin d’hiver des
La modernité revient
Sur le fil tenu de l’instant fugace qui jamais ne reviendra s’élève un torse magnifique qui tire tout son pouvoir expressif de ses fulgurances géniales et de ses faiblesses décevantes. Au crépuscule d’un art encroûté dans l’académie se dressent les turions d’une nouvelle forme provocante et revendicatrice par sa simple existence
Terrains et émotions vierges, voilà ce qu’on entend. Magie de la poésie et du sens renouvelés. Impossible d’analyser cela de l’épingler pour objet d’étude. Il faut y être, se soumettre à ses méandres, oser se tromper — ou triompher — en direct. Derome remporte la palme, dominant sa matière magistralement. Sa compagne reste plus en retrait. Elle essaie trop de le rejoindre plutôt que de se laisser aller.
Au risque de passer pour snob, je trouve qu’il manque encore un peu de verni, voire de respect (Derome par moment, semble maladroit avec ce statut d’artiste qu’il invente — plus de fierté de votre part, s’il vous plait, vous y avez droit
Cette première soirée dialoguait avec le cinéma. L’idée est naïvement mignonne. MacLaren a déjà fait cent fois mieux et le processus est stérile. On sourit à la tentative, sans plus. Mercredi, nos acolytes se colletteront avec la danse puis, ce soir, entre eux. Ce dernier spectacle musique-musique sera repris vendredi à la Maison de la culture Villlerav/Saint-Michel/Parc-Extension. À prendre un risque, vous serez peut-étre déçu, mais vous serez peut-étre aussi complétement ébloui.
