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Rencontre avec Jean Derome, l’homme qui joue avec les sons
Dès l’âge de quatre ans,
Organisée par le Festival des musiques de création, elle avait pour but de cerner la démarche de ce musicien dans un cadre moins formel que celui d’un spectacle. Au même moment, à la bibliothèque municipale de Jonquière, le batteur
Pour illustrer son propos,
Quelques interventions à la flûte ont permis au public d’en apprécier l’éventail expressif. Elle se faisait tantôt caressante, tantôt stridente, avec en prime un clin d’œil au
Il en tire des chants d’oiseaux et des sons faisant penser à une porte qui grince, mais son vocabulaire s’est à nouveau enrichi par le truchement du cinéma. Voir des gens reproduire des sons en studio, afin de compléter une scène déjà tournée, lui a donné le goût de pratiquer l’art du collage.
Sur une table posée devant lui se déployait une partie de son coffre d’outils. Des ocarinas de dimensions variées, des guimbardes et beaucoup, beaucoup, d’appeaux. De quoi rendre un chasseur vert de jalousie.
N’empêche que les yeux fermés, on pouvait s’imaginer dans la jungle, croisant la route d’un éléphant surexcité, d’un oiseau particulièrement moqueur ou d’un rongeur émettant des cris aigus. De tels sons émaillent les compositions de
Jean Derome, l’oulipien du jazz
Au sud de la frontière, il y a John Zorn, le saxophoniste défricheur, l’arrangeur iconoclaste, le compositeur de fond comme on dit coureur de fond. Au nord, donc ici comme là, il y a
Il y a 12 mois moins 12 jours, donc le 28 avril 2015,
Parmi les signes et les faits qui distinguent cette dernière, on retient celui qui les tient tous ensemble, qui est leur dénominateur commun
Il joue des saxophones et non pas d’un, il joue des flûtes et non pas d’une, et il compose abondamment. Pour lui et ses diverses formations, soit
Jusqu’à présent, l’
Jean Derome : Le parcours du combattant
Si l’on se fie aux Nations Unies, 2016 serait l’année internationale des légumineuses. Nourrissant, peut-être, mais pas très excitant du point de vue artistique, vous en conviendrez. On préfère donc vous rappeler que 2016 marque également la deuxième moitié de ce qui a été désigné comme
L’idée était d’offrir au public une petite partie de son imposant répertoire lors d’une série de concerts échelonnés sur 12 mois, des shows conçus pour petits et grands ensembles, qui balanceraient entre improvisations et interprétations, créations et reprises. L’année Derome serait aussi marquée par un documentaire,
Voilà une belle façon de décrire cette fameuse
Sans surprise, c’est à Victoriaville qu’a débuté l’Année Derome en mai 2015. À l’invitation du fondateur et programmateur du Festival de Musique Actuelle,
Multi-instrumentiste,
Même s’il semble faire corps avec son instrument,
S’il gagne sa vie en multipliant les compositions de commande pour le cinéma, le théâtre, la danse et la télé (il n’hésite pas à se qualifier de working musician),
Victoriaville Fest Embraces Jazz, Rock & Avant-Garde
Many qualities weigh into the lofty reputation of the annual spring festival in Victoriaville, Quebec, known as FIMAV (Festival International Musique Actuelle de Victoriaville). Founded and run by the soft-spoken but determined Michel Levasseur, it’s one of the premiere and venerable avant-garde festivals in the Americas.
The festival weaves its patchwork tapestry from strands in jazz, free improvisation, non-main- stream rock, world music hybrids, beatless electronica and experimentalism of all sorts for three-and-a-half densely packed days in Quebec’s idyllic farmland region.
FIMAV’s identity involves elements of what it isn’t and doesn’t pretend to be. Now in its 31st year, this expansive jazz festival is not a place one goes to hear musicians blowing over changes.
So it made perfect sense when guitarist Marc Ribot launched into a punk-ish version of Dave Brubeck’s “Take Five” with his power trio Ceramic Dog and opted out of the chord changes in the “B” section, letting the bass line rumble forth instead, despite the contours of the chord pattern. It was a ges- ture of sly reinvention in a trio (Ches Smith on drums, Shahzad Ismaily on bass and keyboards) that is restless and cosmopolitan.
After Ribot ended his set in the stunning hilltop Pavilion Arthabaska venue, he raced downtown to the largest festival venue, the Colisée, to join the expanded ranks of guitarist Nels Cline’s Singers Unlimited project, one of the special occasions at this year’s edition.
Cline — the Wilco member who, like Ribot, has excelled in a rock context while maintaining his more marginal, experimental persona — was obviously excited to have a chance to expand his core trio with four additional members. It was another momentous hour in the history of FIMAV.
After last year’s 30th anniversary edition, this year’s post-milestone was a touch cooler in terms of programming, but also louder, surveying the many variations of rock music to the left of conventional or commercial. But rock wasn’t the only game in town, starting with the fine festival opener, Jason Kao Hwang’s “Burning Bridge,” a proverbial east-meets-west venture for eight musicians.
A recurring theme in keeping with past fests was the presence of two ambitious improvisation-oriented large ensembles led by dynamic conductors/conductionists working around small structured modules and cueing on the fly. Montrealer Jean Derome outdid himself with his texturally sweeping piece “Resistance.” His 20-musician group (including three bass/drum components) was led via hand gestures. By contrast, New Yorker Hans Tammen directed his Third Eye Orchestra—in its first show outside of New York City—with a system of cue cards and stage-roaming action painting.
An intriguing theme this year had to do with the unusual—and unusually sensitive—pairing up of like instruments. We got an initial taste of this concept with the refreshingly soft and low-key festival debut set by the German clarinet duo wryly calling itself The International Nothing. Reedists Michael Thieke and Kai Fagaschinski ended their set with a minimal, melancholic piece reminiscent more of 20th- century composer Morton Feldman than anything in the jazz clarinet cosmos.
From another double-up angle, the rarely heard sound of two trumpets collaborating is at the cen- ter of the group Kaze. Japanese pianist Satoko Fujii and her husband, trumpeter Natsuki Tamura, teamed up with musicians from Lille, France—trumpeter Christian Pruvost and drummer Peter Orins—five years ago to form the bass-less quartet, which has honed a strong distinctive group sound over the course of three albums. At FIMAV, their set list slalomed from structured parts to free-spirited abandon. For the record, they did navigate a few chord changes on the way “out.”
Jean Derome à l’année
Classique, baroque, rock, prog, jazz-rock, jazz, free jazz, trad, tonal, atonal, sériel, dodécaphonique, cacophonique, bruitiste, essentiellement actuel. L’infatigable et multipolaire
Compositeur, interprète, improvisateur, leader d’ensemble, multi-saxophoniste, multi-flûtiste, tripoteur d’innombrables bidules sonores au service de son imagination foisonnante, le bientôt sexagénaire cumule 45 années de carrière. Son œuvre comprend des centaines de compositions et jeux d’improvisation, dont plusieurs ont été enregistrés sous Dame/Ambiances Magnétiques. Sa réputation déborde des cadres québécois ou canadien, ses collaborations avec nombre de musiciens étrangers (Fred Frith, Lars Hollmer, Louis Sclavis, etc.) le positionnent parmi les incontournables de ladite musique actuelle.
L’Année Jean Derome
Ainsi donc, l’Année Jean Derome s’amorce ce jeudi avec la création mondiale de Résistances, œuvre inédite conçue autour du thème de l’électricité, et qui réunira un ensemble de 20 musiciens en ouverture du 31e Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV). L’Année Jean Derome a reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) soit une bourse de carrière de 60 000
Trio Derome Guilbeault Tanguay au Festival international de jazz de Montréal, le 29 juin prochain à l’Astral.
Film documentaire réalisé par Richard Jutras, Derome ou les turbulences musicales sera projeté en avant-première le 25 juin à la Cinémathèque québécoise. On vient de lancer l’album Musiques de chambres 1992-2012, soit six œuvres composées durant la période qu’indique le titre de l’enregistrement. L’exposition de photographies
Au café de l’avenue du Mont-Royal où il accorde cette interview,
Force est de déduire que sa capacité d’émerveillement n’a pas été altérée par la difficulté économique.
Plus que la famille du jazz ou celle de la musique contemporaine,
Il avait 15 ans lorsqu’il donné son premier concert devant public. Il jouait alors dans un groupe de jazz-rock alors dirigé par le pianiste Pierre Saint-Jak. Ce groupe devint Nébu en 1973, Derome y a participé pendant un moment avant de s’inscrire au Conservatoire en flûte traversière. En 1977, il renouait avec Nébu, alors devenu trio avec Saint-Jak et le contrebassiste Claude Simard. En route vers les années 80, il fut un membre actif de l’Ensemble de musique improvisée de Montréal (EMIM), dirigea la Grande Urkestre de Montréal (GUM), et on se souvient particulièrement des Granules, duo de choc qu’il forma avec le guitariste et compositeur René Lussier.
Grands jeux d’improvisation, (Canot-Camping), vastes projets de musique actuelle (Confitures de gagaku, Je me souviens — Hommage à Georges Perec, etc.), musiques de chambre, musique de théâtre, musiques de films… À l’évidence,
Poser la question, c’est y répondre.
Victoriaville Festival: The delight and innocence of being Jean Derome
It might sound incongruous to label a confirmed modernist a “Renaissance Man”, but the moniker fits
Montrealer
Thanks to a $60,000 lifetime achievement award from the Conseil des arts et des lettres du Québec,
Approaching his 60th birthday in June,
Launching his celebration,
When he auditioned on flute at Montreal’s Conservatoire de musique, and was asked to play a piece by
“Every style has its value system, like the monetary currency of a country. I enjoy travelling between the various musical countries.”
On his latest CD
The orchestra is a who’s who of veteran and younger Montreal-based improvisers, including clarinetist
He lauds the Victoriaville festival for providing a platform for Quebec’s high quality and wide-ranging creative musicians. It has enabled him to play with such world-class players as French saxophonist
“They do not have high commercial values but they resist — which underlines a central theme of my work
