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  • Le Sacre du printemps in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, October 23, 2013
    Wednesday, October 23, 2013 Press

    After Prokofiev, Pierre-Yves Martel’s Quartetski tackles a founding work of modern music: Le Sacre du printemps. First of all, Quartetski has become a quintetski: Martel on viola da gamba, Philippe Lauzier (bass clarinet and soprano sax), Joshua Zubot (violin), Bernard Falaise (el. guitar), and Isaiah Ceccarelli (drums). Martel’s arrangement is faithful to Stravinsky’s ballet — each section is duly represented and cared for — while allowing for moments of freedom, textural plays, and tricks that make sure we don’t miss the symphonic orchestra. Execution is precise yet fluid. I was expecting a more thorough reinvention of the work, but this remains a brilliant arrangement that retains pretty much all the marvel and genius of this most important piece of music.

    This is a brilliant arrangement that retains pretty much all the marvel and genius of this most important piece of music.

    Le Sacre du printemps in The WholeNote

    “Quartetski Does Stravinsky”, Wende Bartley, The WholeNote, October 15, 2013
    Tuesday, October 15, 2013 Press

    The opening concert of the Music Gallery’s X Avant New Music festival began with a huge explosion of energy Friday, October 11. The high-octane sounds coming from the Gordon Grdina Trio set the stage for the Montréal-based Quartetski and their retake of Stravinsky’s Rite of Spring. As I mentioned in my October WholeNote column, this work caused a riot when it premiered 100 years ago in Paris. As I was sitting listening to the brilliance of this reworking of the original, I couldn’t help but wonder how those audiences of 1913 would respond. I imagined Stravinsky himself with a huge wide grin dazzled by the eclectic palette of sounds, many of which would have been unheard of in his day. As for the audiences? Perhaps so shocked and stunned they wouldn’t be able to move, let alone begin a riot.

    But back to the music and its brilliance. For starters, there was the instrumentation: viola da gamba, violin, drums and eclectic percussion, various sound/noise objects, electric guitar with effect pedals, bass clarinet and soprano sax. But it was the seamless movement between scored sections and improvisation that captured my attention. The referencing of the original music was unmistakable — the familiar melodies and the driving rhythms. But with the addition of improvisation, the individual virtuosic skills of each player shone; they approached their instruments as full-on sound generators including saxophone multiphonics, the bowing of the tailpiece of the gamba and a scratchy LP recording. One of my favourites was a DIY noise machine made by putting a stick in a styrofoam ball and placing it on a moving potter’s wheel, with the styrofoam ball acting as the sound resonator. […]

    After the concert, I asked the group’s founder and viola da gamba player Pierre-Yves Martel about how this piece came together. He told me that after listening to various orchestral versions, he studied the two-piano reduction created by Stravinsky. He proceeded from there to make an arrangement based on each player’s skills and unique talents. One of his fascinating ideas was to use various lines from the orchestral score that would not normally be heard so distinctively — such as the tuba and flute parts. His creation was then brought to the group and honed into its final form through a collective process of improvisation and revisions. […]

    … with the addition of improvisation, the individual virtuosic skills of each player shone…

    Le Sacre du printemps in Ma mère était hipster

    “Quartetski Does Stravinsky. Entrevue avec Pierre-Yves Martel”, Mathieu Charlebois, Ma mère était hipster, October 13, 2013
    Sunday, October 13, 2013 Press

    Il y a 100 ans, à Paris, Le sacre du printemps, plus récente composition de compositeur russe Igor Stravinsky faisait scandale. Les rythmes percutants et les harmonies dissonantes ont eu l’heur de ne pas plaire au public du Théâtre des Champs-Élysées. S’ensuivit des huées, des sièges arrachés et presque une émeute.

    Se passera-t-il la même chose avec la relecture du Sacre que propose le groupe Quartetski sur son nouveau disque, Quartetski Does Stravinsky? «Ho, ce serait vraiment cool!», répond Pierre-Yves Martel, leader et arrangeur de Quartetski.

    [NOTE: Nous étions au lancement du disque, et il n’y eut pas émeute. Tant pis.]

    Dans le passé, Quartetski s’est attardé à des œuvres d’Érik Satie, de Prokofiev et de John Cage. Les arrangements transforment ces pièces du répertoire classique en prétexte à l’improvisation et à l’exploration.

    C’est à la demande du festival Montréal Nouvelle Musique (MNM) que Quartetski s’est attaqué au Sacre du printemps. «Je n’aurais jamais osé sinon», nous a dit Pierre-Yves Martel.

    MMEH: Pourquoi cette résistance?

    Pierre-Yves Martel: Je suis un fan de Stravinsky, mais pendant six mois, je me suis demandé comment j’allais faire sonner ça. Nos précédents projets étaient faits à partir de pièces courtes, où on pouvait simplement improviser après le thème. Avec le Sacre, ça ne fonctionne pas: il faut le jouer d’un bout à l’autre.

    Aussi, les autres projets partaient de pièces pour piano seul ou pour viole, que je réarrangeais pour plusieurs instruments. Ici, c’était l’inverse: il fallait passer d’un orchestre symphonique à un petit groupe.

    MMEH: Quels sont les points importants du Sacre, les éléments qu’il fallait absolument conserver?

    P-Y M: D’abord, l’aspect rythmique. C’est ce qui compte avant tout.

    Ensuite, il y aurait la simplicité. À premier plan du Sacre, il y a des mélodies simples, qui s’empilent et forment ensuite une masse complexe. Mais au départ, il y a la simplicité.

    Densité, simplicité, mélodie, rythme.

    MMEH: Ramener tout un orchestre à cinq musiciens sans perdre l’essence du Sacre, est-ce que ça a été aussi difficile qu’on l’imagine?

    P-Y M: Dans sa version orchestrale, c’est un chef-d’œuvre. Partant de là, tu peux le jouer n’importe comment, ça va bien sonner. On avait donc une bonne base sur laquelle travailler, mais oui, ça a été difficile.

    J’ai beaucoup écouté la version pour orchestre, puis j’ai travaillé avec les partitions de la réduction pour deux pianos, faite par Stravinsky lui-même. J’ai fait un premier arrangement avant de laisser de côté même la version piano. J’ai simplifié encore et changé des choses sans trop réécouter la version orchestre. Je voulais l’oublier, pour pouvoir en faire autre chose.

    En fait, c’est surtout une question de faire des choix. On ne pourra jamais avoir toute la masse de l’orchestre, alors il faut choisir ce qu’on va garder et laisser. J’ai pris les mélodies et j’ai tenté de choisir les notes les plus importantes dans l’accompagnement, pour qu’on sente l’harmonie. On ajoute le grain des instruments, la batterie, un peu d’électro, un peu de viole préparé: tout ça ajoute de la masse, de la palette sonore.

    MMEH: Quel a été le passage le plus difficile à adapter?

    P-Y M: Le dernier mouvement. Tout était fait, et il ne restait plus que la Danse sacrale, ce long segment qui change constamment de métrique. C’est en 4/4, puis en 7, puis en 3, etc.

    Je ne voulais pas que ça sonne comme du rock progressif. On fait donc un long crescendo, avec des indications d’impro un peu vagues, dans une montée qui mène vers la finale: le motif rythmique joué par la batterie. C’est un peu comme du Godspeed You! Black Emperor, à la limite.

    Derrière tout ça, je fais jouer l’enregistrement d’une version pour orchestre de la Danse sacrale, mais à l’envers. C’est gravé de manière artisanale sur un disque vinyle, alors ça griche et l’aiguille reste prise à certains endroits. Ça tombe en boucle, puis ça décoince…

    C’est très différent de la version pour orchestre. J’aime qu’on finisse de cette façon, alors que les gens ont des attentes parce que c’est l’un des mouvements les plus connus du Sacre.

    MMEH: Stravinsky, il était plus rock, jazz ou musique actuelle?

    P-Y M: Dans sa première phase, avec le Sacre, Petrouchka et l’ Oiseau de feu, c’était du rock, c’est clair.

    C’est ce que j’ai essayé d’aller chercher avec les arrangements. Au départ, j’avais orchestré avec des cuivres, comme d’habitude, mais à mi-chemin, j’ai complètement changé de direction.

    J’ai aussi ajouté une guitare, pour avoir des accords et j’ai essayé d’écrire de façon idiomatique pour chaque instrument, pour que ça sonne le plus naturel possible. C’est peut-être ce qui fait sortir le rock par moment.

    MMEH: Le Sacre du printemps fait-il ses 100 ans?

    P-Y M: Ho Non. Ça sonne toujours totalement moderne. Stravinsky n’est pas comme d’autres compositeurs de la même époque, comme Schoenberg ou Webern. Leurs œuvres étaient plus conceptuelles, elles sont devenues très datées. Stravinsky est allé à la source et il est resté simple. Il travaillait avec des mélodies, souvent venues du folklore, avec de vieilles musiques traitées de façon très moderne.

    Pierre-Yves Martel: Je suis un fan de Stravinsky, mais pendant six mois, je me suis demandé comment j’allais faire sonner ça.

    Le Sacre du printemps in Exclaim!

    “Review”, Matthew Ritchie, Exclaim!, October 1, 2013
    Tuesday, October 1, 2013 Press

    It’s no easy task adapting the work of modern classical composer Igor Stravinsky. But if there’s a group up for the challenge, it’s Montréal-based avant-garde outfit Quartetski. In honour of the 100th anniversary of the symphonic songwriter’s magnum opus The Rite of Spring, the fanciful five-piece has offered up a reinterpretation of the two-part classic in the form of Quartetski Does Stravinsky, which you can stream in full ahead of its October 10 release on Ambiances Magnétiques.

    The ensemble is made up of Pierre-Yves Martel (viola da gamba, objects), Isaiah Ceccarelli (drums), Bernard Falaise (electric guitar), Philippe Lauzier (bass clarinet, soprano saxophone) and Joshua Zubot (violin), and according to a press release, fans of the Russian composer and his original compositions “will find these experimental re-workings are surprising and exciting, and new ears will be just as engaged and entertained.”

    It’s no easy task adapting the work of modern classical composer Igor Stravinsky. But if there’s a group up for the challenge, it’s Montréal-based avant-garde outfit Quartetski.
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