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Jean Derome

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    Critique

    Octopus, June 1, 1999

    Aprés Navré et Carnets de voyage,Torticolis est le troisième album de Jean Derome et ses Dangereux Zhoms (René Lussier au saxophone et à la guitare, Tom Walsh, etc)enregistré live au Théâtre La Chapelle à Montréal. Fortement rythmées, les cadences infernales de ses improvisations sont celles d’une avant-gardiste et festive fanfare hissant très haut les couleurs d’un «jazz» canadien dont les représentants les plus caractéristiques seraient Joane Hétu, Diane Labrosse, Robert Marcel Lepage et Martin Tétreault.

    … ses improvisations sont celles d’une avant-gardiste et festive fanfare hissant très haut les couleurs d’un «jazz» canadien…

    Critique

    Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 39, March 1, 1999

    Justement, c’est le registre qu’a choisi — encore elle — Joane Hétu dans un second opus en compagnie de Jean Derome (par ailleurs compagnon de Castor et compagnie) Nous perçons les oreilles s’inscrit en effet dans la suite logique des récents enregistrements bruitistes de Lussier / Tétreault ou de Labrosse / Mori / Tétreault, avec une approche nettement plus acoustique: ici ni échantillonnages, ni tourne-disques, mais une confrontation ludique et presque innocente de saxophones alto, de divers instruments à vents (appeaux, etc.), de percussions, de voix à l’image d’une iconographie enfantine.

    une confrontation ludique et presque innocente de saxophones alto, de divers instruments à vents, de percussions, de voix à l’image d’une iconographie enfantine.

    Review

    Frank Rubolino, Cadence, no. 25:3, March 1, 1999

    Joane Hétu (alto and voice) and Jean Derome (alto, small instruments, percussion, and wice) appear as a duet on Nous perçons les oreilles (Ambiances magnétiques). This time, the music is the more dominant influence, with the vocals adding color and texture to the fierce alto screams rather than acting as a story-telling device. Hétu again uses scatting vocal utterances in conjunction with the music, but she devotes equal concentration on this set to the alto that she blows with reckless abandon on many of the selections (Nous Perçons / Le Poinçon / Jonquille / Les osselets / Lea / Les oreilles / L’enclume et le marteau / L’étrier / La ouate / Les orteils / Ça va pas). The use of voice to complement music has become standard fare with Derome (he scripted all the text), and he and Hétu use it intelligently on this date as an alternate for additional instrumentation. Their voices interact with their instruments in staccato fashion to provide a diverse sound stage of irregular beat and freedom playing. When the two are in tandem on alto, they play either a cat and mouse sound game or blow intensely in freeform style. The cacophony of the horns melts into screechy vocal outbursts or guttural tones to yield strange but musical results. This recording is unusual but certainly excitinq and original.

    The use of voice to complement music has become standard fare with Derome , and he and Hétu use it intelligently…

    Soundcheck

    Chris Blackford, The Wire, no. 180, February 1, 1999

    Derome’s duo album with Joane Hétu is also suffused with playful elements, especially Jonquille. In which a list of single words is recited to charming rhythmic effect. Mostly however the duo explores abstract improv. Hétu’s wordless vocals (and occasional,alto sax) rising expressively against Derome’s alto sax and numerous small wind instruments. Use of the latter lends the improvising a refreshing anti-virtuosic feel, where technical polish is abandoned for a more rough and ready celebration of unusual sound creation. L’étrier typifies the physical thrill of extreme sounds in extraordinary juxtapositions. Fans of Phil Minton and Doger Turner’s duo will welcome this equally adventurous Canadian pair with wide open minds.

    … a more rough and ready celebration of unusual sound creation.

    Compact

    Vincent Collard, Ici Montréal, October 22, 1998

    Ici, on est dans le ludisme pur. Un duo d’improvisation où la complicité du couple est un sine qua non. Les ressources sonores de la voix, des instruments à vent et de toutes les «gogosses» possibles pouvant produir un son quelconque sont exploitées à outrance, sans compromis. Le plus aigu, le plus grave, le plus fort, le plus doux; tout s’enchaîne dans la spontanéité folle de ces deux enfants qui déconnent, comme sans se rendre compte qu’on les observe. Forcément, tout n’est pas d’un égal intérét. Mais cette façon de faire les choses donne parfois des résultats étonnants…

    Ici, on est dans le ludisme pur.
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