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  • Torticolis dans Le Devoir

    «Jours fastes!», Serge Truffaut, Le Devoir, 10 octobre 1998
    samedi 10 octobre 1998 Presse

    Un album à six, un album à quatre, un album à deux… Trois albums d’un coup, trois productions publiées simultanément, c’est ce que Jean Derome, saxophoniste, flûtiste, compositeur, chef d’orchestre, arrangeur, oulipien des gammes, cantonnier des notes d’aujourd’hui et de demain davantage que des notes d’hier, c’est donc ce qu’il proposedepuis peu. Sur quelle étiquette? Ambiances magnétiques, soit l’étiquette des apparences instables. De-que-cé? On n’en sait rien.

    On n’en sait rien, mais on retient que ces trois albums seront au cœur des trois shows qu’il présentera les 11 et 12 octobre, soit dimanche et lundi, soit demain et après-demain, au Lion d’or. Autrement dit, cela signifie que Jean Derome et ses amis, les masculins comme les féminins, se produiront six fois en deux jours. Trois disques, six shows en deuxjours… Que diable! Bon. Histoire d’éclaircir, récapitulons. En 1992, Jean Derome a fondé un groupe. Il l’a baptisé Les Dangereux Zhoms parce que, c’est bien connu, le bipède au masculin est un fada. Bon. Les Dangereux Zhoms, c’est, outre Derome, Pierre Cartier à la basse, Guillaume Dostaler aux claviers, René Lussier au saxophone et à la guitare, Pierre Tanguay à la batterie, et Tom Walsh au trombone.

    Il y a plus de deux ans, les 9 et 10 février 1996 pour être exact, Les Dangereux Zhoms avaient colonisé la scène du Théâtre La Chapelle. Ces séances musicales avaient été enregistrées. Derome les a écoutées. Il a fait des choix. Le fruit de ce travail est désormaisdisponible sous le titre Les Dangereux Zhoms? Torticolis? Live au TLC. Il s’agit du troisième album de cette formation.

    Maison douce maison dans Voir

    «Disque de la semaine», Nicolas Tittley, Voir, 8 octobre 1998
    jeudi 8 octobre 1998 Presse

    Contrairement à ce que leur nom indique, Ies membres de L’OPP ne perdent jamais pied. Ils ne manquent surtout pas d’air dans cette fanfare de cuivres rutilants, seul le batteur Rémi Leclerc ne souffle pas dans son instrument, mais il déplace tellement d’air que ça ne se voit pas. Ici, le jazz se frotte avec bonheur au funk, au swing et même à la musique arabo-andalouse (voir Arabesque C). Non content de faire du trombone un instrument sexy et explosif, le compositeur Claude St-Jean sait aussi faire chanter la scie (tout comme son comparse Jean-Denis Levasseur) avec aplomb. Si ce disque vous laisse froid, vérifiez votre pouls. Vous étes peut-être déjà mort. Vous pouvez voir L’OPP pendant le FIJM. 4/5

    Torticolis dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, 8 octobre 1998
    jeudi 8 octobre 1998 Presse

    Les Dangereux Zhoms, eux, n’ont pas besoin de mots pour parler. La complicité qui unit ces six maîtres de la scène «actuelle» (Derome, Lussier, Cartier, Dostaler, Tanguay et Walsh) est bien palpable dans cet enregistrement d’un concert donné au Théatre La Chapelle. À partir de ses carnets de voyages, Derome a créé un univers sonore d’une grande cohérence qui offre toutefois assez de liberté pour permettre à chaque musicien de se mettre en valeur lors d’échanges qui tiennent plus de la conversation que du duel sonore. À l’occasion de ce triple lanœment, les trois formations seront en spectacie au Lion d’or, les 11 et 12 octobre. 4/4

    Castor et compagnie: Mets ta langue dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, 8 octobre 1998
    jeudi 8 octobre 1998 Presse

    Joane Hétu se montre beaucoup plus pertinente dans les chansons qu’elle élabore pour Castor et Compagnie, quatuor au sein duquel travaillent egalement Derome, la «sampleuse» Diane Labrosse et le batteur Pierre Tanguay. Mets ta langue (au propre et au figuré), c’est onze chansons d’amour et de cul qui caressent et griffent, pleurent et suent, crient et susurrent. L’esprit du disque est admirablement résumé dans la superbe trilogie Beauté, où l’on peut entendre Jean et Joane chanter «La Beauté, c’est pas c’qu’y’a de plus beau. C’est un mélange d’imperfections […] de gestes, de hasards. 3,5/4

    Nous perçons les oreilles dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, 8 octobre 1998
    jeudi 8 octobre 1998 Presse

    Comme c’est la tradition, c’est par grappes que sortent les disques chez Ambiances Magnétiques. Les trois plus récentes parutions de l’étiquette montréalaise appartiennent au couple Joane Hétu-Jean Derome, saxophonistes spécialistes de l’improvisation au long souffle et de la chanson débridée. Les deux travaillent ensemble sous le nom Nous perçons les oreilles, duo bien nommé qui improvise librement autour de petites tranches de la vie à deux. Aux saxophones, s’ajoutent un attirail d’objets et d’appeaux auxquels Hétu répond par des sons étranges qui évoquent des poèmes lettristes. C’est sur scène que ce projet trés visuel prend tout son sens, car sur disque, cette accumulation de couinements stridents devient par trop hermétique. 2,5/4

    Callas: La diva et le vinyle dans Splendid E-Zine

    «Review», George Zahora, Splendid E-Zine, 5 octobre 1998
    lundi 5 octobre 1998 Presse

    I think the phrase “unlikely tribute” sums this up well — an hommage to opera diva Maria Callas built from clarinet music and turntable manipulations of Callas in performance. Robert Lepage uses his clarinet’s range to evoke and accompany Callas’ voice, while Martin Tétreault scratches, loops, cuts and drops the recorded Diva into the mix. Not everyone is going to like this, or understand it, but it’s very intriguing nonetheless. Tétreault isn’t merely a scratch-happy DJ; his contributions to these pieces depend as much upon changes in pitch, uneven rotation and the pops, clicks and aural eccentricities of the vinyl medium as they do on back-spinning and other more overt record handling — his slow-wind on Maria La Casse is particularly striking. He seems, too, to be working with a massive, older turntable rather than the shiny, feature-laden 1200s favored by most DJs. Lepage, meanwhile, uses his instrument to manipulate and counterpoint the moods and phrases Callas establishes, turning happiness into melancholia and vice versa. Sometimes, when the vinyl-recorded Callas is delivered in short, staccato bursts while the clarinet is sustaining long, gentle notes, it’s hard to tell who’s who. Other extraneous noises — an instructional opera record and some live audience “response” being the most obvious — add a sense of whimsy to the disc. Though its premise might reek of art-wank and seem disrespectful to Callas, La Diva… is ultimately both well-intentioned and well-executed, and Lepage and Tétreault deserve full credit for a thought-provoking reinterpretation of the Diva’s art.

    Lepage and Tétreault deserve full credit for a thought-provoking reinterpretation of the Diva’s art.
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