Sauter au contenu principal
actuellecd

Blogue

59 résultats
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • Maison douce maison dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 20 décembre 1997
    samedi 20 décembre 1997 Presse

    Maison douce maison is a literal translation of “Home Sweet Home.” On this second album, L’Orkestre des Pas Perdus’ sound has crystallized into something more powerful, driving and accessible. A better sound, a tighter rhythm section, a enhanced in-your-face approach, and more focused writing from leader Claude St-Jean all make this CD superior to the band’s first effort. The recipe remains essentially the same: a cross between fanfare instrumentation and hot funk licks. The more avant-gardist elements found on T’auras pas ta pomme have been rerouted to St-Jean’s other outfit Les Projectionnistes. Rémi Leclerc’s drumming is inventive and precise, Jean Sabourin has better control over his sousaphone (not the easiest instrument to establish a groove). Each track will get you on your feet, but when the music’s over, you probably won’t remember a single melody from it. That’s because all tunes sound pretty much alike. Nevertheless, Maison douce maison is thoroughly enjoyable toe-tapping brass funk. Fun for the whole family.

    Maison douce maison is thoroughly enjoyable toe-tapping brass funk. Fun for the whole family.

    Bavards dans La Presse

    «Michel-F. Côté et Bruire: hommage aux musiciens de la préhistoire», Jean-Christophe Laurence, La Presse, 11 décembre 1997
    jeudi 11 décembre 1997 Presse

    Après un automne-plutôt chargé à écrire pour le théâtre (Combat de nègre et de chiens au TNM) et la danse (Giselle avec la troupe Brouhaha Danse) le compositeur/percussionniste Michel-F. Côté revient sur scène au Théâtre de La Chapelle avec ses groupes Bruire et Klaxon Gueule. Nouveaux concerts, nouveaux concepts: l’artiste explique le pourquoi et le comment de ce double projet où il sera question de peintures rupestres et de free rock «électrolyptique».

    On le rencontre dans un café du plateau, aussi jasant que le titre du premier disque de Klaxon Gueule, Bavards qui doit justement être lancé ce soir. Fébrile, Michel F Côté en a beaucoup à raconter. Bruire, Klaxon Gueule, Klaxon Gueule, Bruire: malgré leur caractère très distinct, les deux projets, qui seront présentés conjointement jusqu’à samedi, finissent par s’entremêler dans la bouche du musicien, qui passe de l’un à l’autre comme on passe du coq à l’âne.

    On est évidemment curieux d’en savoir plus sur ces Chants rupestres, qui s’annoncent comme le plat de résistance de la soirée. Avec Bruire, Côté s’inspirera de l’art paléolithique, des fameuses fresques des cavernes, pour créer un univers musical au registre grave à la fois improvisé et organisé. Outre Côté aux percussions, Jean Derome sera au sax Baryton, Normand Guilbault à la contrebasse et Martin Tétrault reproduira l’effet du stylet avec les aiguilles de ses vieux pick-up.

    «Il y a eu beaucoup d’études sur la peinture des premiers hommes», observe Côté, qui est anthropologue de formation. «C’est, dit-il, un puzzle fascinant à décoder… Mais, sur la musique on ne sait rien. On imagine quelque chose de trés rythmique, de très mimétique aussi. Les musiciens de la préhistoire devaient sûrement imiter le bruit du tonnerre ou le son d’une pluie forte…

    «L’idée dans ce spectacle n’est pas d’arriver déguisés en Flinstones avec des perruques et des fausses roches! ajoute-t il en riant. C’est de rendre hommage à l’imaginaire des premiers musiciens, aux hommes et aux femmes qui ont un jour commencé à faire de la musique, en interprétant les peintures des cavernes comme s’il s’agissait de partitions ouvertes…»

    Pour recrééer l’espace rituel de la caverne, Bruire n’a rien laissé au hasard. Le groupe jouera dans un théâtre sans gradins, avec public au niveau du sol, sous des éclairages faibles, sombres comme celui d’une grotte. «Je veux que les gens fassent partie du show, lance Côté. Que les sons leur rentrent dedans… Sans intermédiaire.» En première partie, dans un esprit nettement plus «free music et alliage électrolyptique» (dixit le communiqué de presse!), Klaxon Gueule balancera quelques «intempéries sonores-» tirées de son premier disque. Le batteur parle d’un show «beaucoup plus rock… instinctif… qui ne part de rien… sans idée poétique à priori… donné dans l’esprit du power trio… très différent de Bruire…’, Avec Bernard Falaise à la guitare électrique et Alexandre St-Onge à la basse électrique, on risque en effet de flyer à plusieurs années-lumière de l’âge paléolithique.

    Bavards dans Le Journal de Montréal

    «Michel F Côté est sur tous les fronts», Manon Guilbert, Le Journal de Montréal, 10 décembre 1997
    mercredi 10 décembre 1997 Presse

    Michel F Côté mène toujours quelques projets de front. Au théâtre en ce moment dans Gilselle ou la maudite amour sale, il prépare pour le Théâtre la Chapelle les événements musicaux Bruire et Klaxon Gueule.

    Le premier disque du trio Klaxon Gueule sera par ailleurs lancé, le soir de la première, le 11 décembre. Compositeur et percussionniste, Michel F Côté met en scène deux ensembles radicalement différents. Le premier Klaxon Gueule se laisse aller dans une musique complètement improvisée. Le trio existe depuis près de trois ans et réunit Bernard Falaise à la guitare électrique, Alexandre St-Onge à la basse et Michel F Côté à la batterie.

    «C’est très rock, explique Côté nous faisons en sorte que notre musique ait l’air le moins improvisée possible. Ça se passe bien entre nous et Klaxon Gueule a même quelques propositions pour se faire entendre en Europe.» Bavards, premier disque du groupe sera lancé à l’occasion de ce spectacle. Il est la 52e parution de l’étiquette Ambiances Magnétiques. Dans un deuxième temps, Bruire, formation polyvalente qui existe depuis une dizaine d’années et dirigée par Michel F Côté, requiert cette fois la collaboration musicale de Jean Derome au saxophone baryton, Normand Guilbault à la contrebasse et Martin Tétreault: au tourne-disques et pick-up.

    À chaque nouveau spectacle de Bruire, Michel F Côté, qui en est le seul membre permanent, choisit les musiciens en fonction des objectifs musicaux. Cette fois, Bruire s’inspire de l’art rupestre, ces peintures éblouissantes retrouvées dans les grottes. «Les gens de la préhistoire étaient de véritables artistes. J’ai voulu donner un écho musical à ces œuvres. Les pièces possèdent une structure dans laquelle les musiciens peuvent s’exprimer.» Chacun d’eux étant un maître ils deviennent tour à tour solistes. Bruire se rapproche davantage du jazz, mais d’avant-garde. La batterie de Michel F Côté adopte un caractère lyrique, presque mélodique, qu’on ne reconnaît généralement pas à son instrument. Le saxophone de Jean Derome devient pour sa part plus rythmi que. «C’est fascinant de faire sortir les instruments de leurs rôles traditionnels.»

    Pour l’occasion le Théâtre La Chapelle a été transformé pour ressembler à une grotte. Les musiciens et le public seront très près l’un de l’autre, créant ainsi l’interaction rêvée. Les deux parties de ce spectacle seront captées par la radio de Radio-Canada et diffusées ultérieurement.

    Bavards dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, 4 décembre 1997
    jeudi 4 décembre 1997 Presse

    Qu’il fasse une relecture du thème de Giselle; qu’il retrouve le cri primal avec son ensemble Klaxon Gueule, ou qu’il interprète la préhistoire dans Chants rupestres, le percussionniste Michel F Côté approche la musique comme l’anthropologue qu’il aurait voulu étre.

    La dernière fois que j’ai vut Michel F Côté en spectacle, au Théâtre La Chapelle, c’était lors d’une représentation de Giselle de Bouhaha Danse. Au fond de la scène, les musiciens de B. A. R. F faisaient leur boucan habituel. Michel était là, à leurs côtés, à se charger de l’atmosphère en tapant sur une étrange batterie faite d’instruments acoustiques et de pads électroniques. De temps à autre, il caressait ses cymbales avec un archet, pour ensuite se lancer dans une mitraille frénétique inspirée par le rock à haute vélocité de ses voisins. Plus encore que la chorégraphie, transformée par Brouhaha en un véritable duel destroy, la musique tonitruante s’éloignait le plus possible de celle qui accompagnait la première version. «La musique originale de cette pièce est immensément ennuyeuse, je peux l’affirmer car je me suis tapé plusieurs enregistrements en travaillant pour Brouhaha, explique Côté. Au départ, je voulais faire une sorte de relecture mais ça ne cadrait pas du tout avec le projet, il ne reste donc que quelques petits clins d’œil.»

    On ne doutait pas un instant que Côté puisse relever le défi. Après tout, c’est un compositeur de talent, ayant souvent travaillé pour le théâtre (on peut d’ailleurs l’entendre dans le Koltès actuellement présenté au TNM). Mais la collaboration avec les gars de B. A. R. F. avait de quoi surprendre. “J’écoute tous les genres de musique, mais ce n’est pas parce qu’on va au Mali pis qu’on s’assoit autour d’un feu avec des bongos qu’on est malien, lance Côté en guise d’explication. Je ne prétends aucunement être un musicien «grindcore» quand je joue avec B. A. R. F. Par contre, je peux parler le même langage qu’eux sur leur territoire, sans poser de jugement, et réussir à avoir une conversation passionnante. Ce genre d’analogies antiropologiques revient régulièrement dans la bouche de Côté, qui a abandonné ses études sur l’origine de l’homme pour se consacrer à la musique il y a quelques années. Cette semaine, lorsque Côté retournera au Théâtre La Chapelle (sans danseurs, cette fois-ci), il pourra enfin fusionner ses deux passions. Intitulé Chants rupestres, le spectacle qu’il présente en compagnie de son ensemble Bruire (avec Martin Tétrault aux tables tournantes, Jean Derome au sax baryton, et Normand Guilbeault à la contrebasse) se propose de donner une voix à des personnages muets depuis des dizaines de milliers d’années. Pour ce projet, Côté s’est sunout inspiré des fresques rupestres retrouvées sur les murs de nombreuses grottes, dont celle dite des Trois Frères, dans laquelle on peut observer un homme portant une sorte d’arc vers la bouche. À propos de cette peinture, Pascal Quignard écrira, dans La Haine de la musique, «Je ne distinguerai pas l’instrument de chasse de la première Iyre, de la même façon que je ne distinguai pas Apollon archer d’Apollon citharéde.»

    À partir de ces images marquées sur la pierre, le champ d’exploration poétique qui s’offrait à Côté était quasiment infini. Puisqu’il n’existe ni notation ni tradition vocale ayant conservé la mémoire des chants préhistoriques, le musicien était libre de les interpréter comme il l’entendait. «J’ai toujours été fasciné par l’an rupestre, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est de savoir quelle pouvait bien être la pulsion artistique première de ces gens pratiquement vierges de toute culture. Quignard, puisqu’on parle de lui, laissait entendre qu’aujourd’hui, le silence était devenu le vertige moderne parce que la musique ne parlait pas. Durant la préhistoire, les gens entretenaient un tout autre rapport avec la musique.» L’instrumentation s’est imposée d’elle même: en tant que percussionniste, Côté était le musicien primitif idéal. Derome se limiterait aux sonorités graves du baryton, Guilbeault utiliserait tout le coffre de la contrebasse, et Martin Tétrault, à l’aide de son aiguille de pick-up, allait représenter les coups de stylet des hommes des cavernes. La musique allait être brute et le spectacle, minimaliste. «J’ai voulu qu’on puisse sentir le côté primitif dans la mise en scène du spectacle. Il n’y a pratiquement aucun éclairage; pas de technicien de son, puisqu’on a décidé de ne pas se servir d’une grosse amplification; et on n’utilise pas de gradins car je voulais que le public soit au même niveau que nous, pour sentir la sueur.»

    En première partie, Côté jouera avec son autre groupe, Klaxon Gueule, un trio qui se réclame de l’héritage des musiques «free» et rock à la fois. «Je dis toujours que Klaxon Gueule est une sorte de blind date musical. Il y a environ cinq ans, Alexandre St-Onge, un jeune bassiste de seize ans a appelé à la maison en me disant qu’il voulait prendre des cours avec moi. On a commencé à jammer ensemble et, un jour il m’a proposé d’appeler Bernard Falaise, que je connaissais seulement pour l’avoir vu sur scène. Ça a tout de suite cliqué.» Les trois gars ont fondé Klaxon Gueule sur un coup de tête. mais se sont mis à enregistrer dès leur fondation en septembre 1995. Le résultat peut maintenant être entendu sur le double compact Bavards, qui recense de volubiles échanges à trois sur le premier disque, et des sessions avec musiciens invités sur le second. Comme si ça n’était pas assez, Côté lancera un album solo appelé Compile Zouave, et ce, peut-être en même temps que la version disque des Chants rupestres au printemps prochain. Autant d’artefacts pour les ethnomusicologues du futur.

    Dur Noyau Dur dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 3 décembre 1997
    mercredi 3 décembre 1997 Presse

    This is not guitarist René Lussier and turntablist Martin Tétreault’s first collaboration. They both appeared on Des pas et des mois, at a time when the latter worked with prepared LPs. When Dur noyau dur was recorded, Tétreault was becoming more and more interested in using the turntable without its usual apparatus, as an instrument in its own right. Lussier’s artistic path also forayed into more abstract music, moving toward free form, sound event-based improvisation. This album shows both musicians grasping for a new vocabulary, while occasionally reverting to their old one (Tétreault with his sped-up death metal record on Nervure). Results are interesting, but not totally convincing. They show in which direction the two musicians will head during the following years. The duo’s 2000 follow-up CD Qu’ouïs-je made a much stronger statement. Tracks 12 through 21 make up a 23 minute suite written by Lussier, a dense and noisy sound art work which culminates in Emmanchure (Tétreault’s amplified needle-directly-on-the-deck can sound quite lugubrious). The first half of the CD is made of improvisations. Even Lussier’s die-hard fans will have difficulties relating to this album, unless they have heard some of his other post-1997 releases or are already aficionados of abstract sound art. Weaker than Qu’ouïs-je, it remains recommendable.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9