Dur Noyau Dur, René Lussier dans Le Devoir
René Lussier est peut-être bien un homme de chantiers. Depuis des lunes, en fait depuis vingt-cinq ans, il construit. Il échafaude, il édifie, il maçonne. Il travaille beaucoup, énormément et toujours avec conviction. Probablement que des chantiers, musicaux s’entend, il est l’architecte. René Lussier est certainement un architecte des sons.
Signe des temps, à dire vrai de son temps, son agenda de travail est chargé. Tenez, la semaine qui s’achève a commencé par un spectacle, en compagnie de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), au Palais Montcalm. Le lendemain, Lussier lançait un compact intitulé Chronique d’un génocide annoncé. On aura deviné qu’il s’agit là de la musique du film réalisé par Danièle Lacourse et Yvan Patry.
Les grands explorateurs
Demain à 13h, demain au Festival international de musique actuelle à Victoriaville, ce guitariste, compositeur, improvisateur se produira en solo. Un peu avant ou un peu après, il lancera deux albums qu’il a réalisés avec le batteur Pierre Tanguay. Les titres
Le 29 mai, dans le cadre de l’émission Les Décrocheurs d’étoiles à Radio-Canada, sera diffusé un long collage poésie-musique que Lussier a concocté avec le poète franco-ontarien Patrice Desbiens, qui incidemment fut le sujet de notre entrevue du lundi
Soyons un instant comptable. Faisons les comptes comme les additions. René Lussier, c’est 20 albums parus sous son nom
Ce souci ou cette éthique du travail que Lussier cultive constamment avec humour est probablement la conséquence ou l’antidote à ce constat qui est sien
Lorsqu’il emploie le
Il parle d’eux, tous ces musiciens montréalais, mais aussi de Fred Frith, de Evan Parker, d’Eugene Chadbourne, de Hans Reichel, de Derek Bailey, de Marilyn Crispell… soit tous ces musiciens ou artistes européens comme américains qui préfèrent explorer des territoires inconnus plutôt que les territoires des lieux communs, des poncifs. Entre eux comme entre ces continents, ils se connaissent et se fréquentent régulièrement.
Dur noyau duret les autres
Dur noyau dur, c’est le titre de l’album qu’il vient de signer avec Martin Tétreault. C’est un disque fait de sculptures sonores. C’est Lussier à la guitare électrique et Tétreault aux tables tournantes, pick-up et radio. C’est surtout
Dur noyau dur, c’est également des titres en dur. C’est Azur, Bouture, Brûlure, Cyanure, Dictature, Emmanchure, Engelure, Enrayure, Fioriture, Froidure, Gravure, Jointure, Luxure, Manufacture, Mercure, Nervure, Obscur, Parjure, Revoyure, Sciure, Sculpture et Sépulture. Dur noyau dur se compose des chapitres de… n’importe quelle vie.
Le retour des Granules, Jean Derome, Les Granules, René Lussier dans La Presse
On les voit partout. Sur les petites scènes des musiques insituabies, Derome et Lussier sont omniprésents par les temps qui courent. La communauté des improvisaleurs-compositeurs iconoclastes est pourtant restreinte à Montréal, mais elle lance pourtant disque par dessus disque, elle s’immisce progressivement sur la scène internationale. offrant un produit vraisemblablement concurrentiel a toute tentative nord-americaine ou européenne du méme genre. Le dernier chapitre
À l’intérieur de la pochette de ce douzieme produit Ambiiances Magnétiques (en moins de quatre ans
Bienfaisantes ou malfaisantes granules
Au lancement du disque mardi dernier, j’ai pu voir un échantillon significatif de ce que Derome et Lussier peuvent faire valoir en direct. en temps reel. Percussions et guitare pour Lussier, saxophone, flûte et claviers pour Derome, chant et multiples cossins supplémentaires pour les deux. Des multi-instrumentistes qui reproduisent une bonne portion de ce qu’on peut entendre sur disque.
Surprenant. car Le retour des granules est foncièrement un travail de studio, où les pistes d’instruments se superposent intelligemment. Un disque où la recherche des rythmes, des textures et des orchestrations s’avère tres dense. Pour le moins unique. Les cris se mélent aux lampées d’instruments à vent des synthés et de la guitare. Les montages électroacoustiques surgissent, virevoltent au gré de textes parfois ironiques. parfois corrosifs.
Voilà donc le volume 2 de cette collaboration des plus fructueuses, dont le premier volet est paru l’an dernier, intitulé Soyez vigilants, restez vivants. Voilà d’excellentes Granules, mon disque favori sur Ambiances magnétiques.
Ayaya Moses, Fred Frith, René Lussier dans Revue & Corrigée
Quatuors de cordes, de saxes, de percussions… et maintenant de guitares électriques
Sons doux, ténus, presque silencieux, mais aussi rageurs, rapides et frénétiques nous palpitent aux oreilles dans les compositions collectives, individuelles ou d’autres musiciens. Frith, Didkovsky, Stewart et Lussier sont grands
Chants et danses du monde inanimé, Robert Marcel Lepage, René Lussier dans Cadence
The most interesting thing about this CD of mostly free improvisation is the opportunity it affords us to monitor the artists’ progress from 1984, when the first seven tracks were recorded, to 1996, when cuts 8 through 16 were laid down. In ’84, both Lussier and Lepage were well on their way to developing their own voices, though both were still manifestly groping. Lussier’s style was a mechanistic abstract-expressionism
Chants et danses du monde inanimé, René Lussier dans Octopus
Même accompagné, ce dernier excelle. En compagnie de Robert Marcel Lepage, il forme un duo — clarinette, saxophone et guitare — d’une
Fin du travail (version 1), Robert Marcel Lepage, René Lussier dans Octopus
Vous rêvez de découvrir un compositeur mélant dérision, inventivité et sens de l’orchestration. Vous êtes prêt a passer une petite annonce utopique pour trouver quelqu’un répondant à ce profil rare





