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Diane Labrosse

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  • Les contes de l’amère loi, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger dans Voir

    «Les Poules», Réjean Beaucage, Voir, 16 août 2001
    jeudi 16 août 2001 Presse

    Il y a bien longtemps que l’on a vu ce trio sur une scène à Montréal. Bien longtemps aussi que leur seul disque — vinyle, bien sûr —, est épuisé. Paru en 1986 entre deux albums de Wondeur Brass, celui des Poules sera réédité cet automne dans la foulée du 10e anniversaire de DAME. La compilation Ambiances Magnétiques volume 5: Chante! 1985-2000 parue l’année dernière, nous a permis de redécouvrir Les Poules, caquetant sur La chanson du pain. Hé bien Les Poules sont de retour! Le concert du dimanche 19 août nous ramènera le trio en mode improvisation alors qu’elles nous présenteront des variations sur les projets personnels de chacune des trois musiciennes compositrices. C’est qu’il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis 1986! Chacune de ces pionnières de la musique actuelle montréalaise a participé à plusieurs projets d’autre membres du collectif Ambiances Magnétiques en plus de proposer des projets solos: Joane Hétu (saxophone, voix) avec Seule dans les chants, Diane Labrosse (échantillonneur, claviers, voix) avec son Petit traité de sagesse pratique et Danielle Palardy Roger (percussions, voix) avec Voyage en aphasie mineure, entre autres. Après les avoirs vues séparément ou ensemble dans les projets les plus variés, ça fera plaisir de revoir ensemble ces trois super-mémés.

    Après les avoirs vues séparément ou ensemble dans les projets les plus variés, ça fera plaisir de revoir ensemble ces trois super-mémés.

    Diane Labrosse, Martin Tétreault dans Écouter voir

    «Éloge de la musique libre», Luc Bouquet, Écouter voir, no 106, 1 octobre 2000
    dimanche 1 octobre 2000 Presse

    Labrosse, Diane, Tétreault, Martin: Le Mystère magnétique

    Experte en échantillonnage de sons bruts et pénétrants, Diane Labrosse aime à détourner la masse sonore pour en extraire l’inattendu (Face cachée des choses / AM 036). Compositrice instantanée, improvisatrice de l’instant, elle n’a de cesse d’explorer toutes les techniques électroacoustiques existantes dans une ode à la bizarrerie avouce (Île Bizarre / AM 055). Aimant à explorer la face cachée des choses, cette accordéoniste, chanteuses et adepte de l’échantillonnage libre signe de nombreuses musiques de films (Montréal vu par, L’entrevue, Les décrocheurs d’étoiles), travaille pour le théâtre (38 contes shakespeuriens), collabore avec la chorégraphe Catherine Tardif et et obtient en 1997 une bourse du Conseil des arts du Canada en vue de l’écriture d’une pièce pour treize instruments commandée par les Espaces Sonores Illimités. Martin Tétreault aime à utiliser des disques coupés ou recollés sur ses platines tourne-disques. Comme Otomo Yoshihide, autre grand incontournable du vinyle détourné, le sociétaire d’Ambiances Magnétiques agence les sons et fait œuvre d’archivage en épinglant la voix de Maria Callas (La diva et le vinyle / AM 059) ou en faisant se rencontrer science fiction et cartoons (21 situations / AM 69).

    Petit traité de sagesse pratique, Diane Labrosse dans Exclaim!

    «Reviews — Improv & Avant-Garde», Eric Hill, Exclaim!, 31 mai 2000
    mercredi 31 mai 2000 Presse

    Diane Labrosse’s album is a beast of another colour. Translated roughly as Small Treatise On Practical Wisdom, the album is a examination of 37 proverbs and their guiding power on daily life. What further marks this ambitious project is that each of the 37 tracks is presented in a different musical style and titled after a virtue or human failing: thus Freedom with the proverb “all madness is in nature” is delivered as a canon; “Ignorance” as a psychedelic piece; Séduction as a ballad and so on. Labrosse is aided and abetted by many of the label’s other artists, including Joane Hétu. These 37 pieces are (necessarily) short and either flow together like water or strain like tectonic plates, but in the end they are little windows onto the lives we live.

    … flow together like water or strain like tectonic plates, but in the end they are little windows onto the lives we live.

    Diane Labrosse dans The Link

    «Beyond Girl Power», Lemy Tran, The Link, 3 mars 1999
    mercredi 3 mars 1999 Presse

    Women have always been a recognizable force in the music scene-even before Sarah McLachlan, Lilith Fair, Celine Dion and the revamped Alanis Morisette.

    For women in music, 1998 marked a phenomenal year; they snatched up the Grammys, dominated the concert scene and topped their male counterparts in record sales.

    All these achievements have pushed the artists into what is now labeled as the “women’s music” category. The strong emergence of females in the music industry means that, like it or not, women are all slowly being shuffled into this one specific category.

    For some, this is a trend that is not going to vanish anytime scon, considering the popularity of female musicians and the influx of copycat artists waiting to jump on the band wagon. While men once overpopulated the scene, some consider the rise of women in the music business as a new balance in pop culture.

    In Montréal, there are many home-grown talents with their own distinctive sounds and different opinions when It comes to women m music.…

    … When discussing audience reception to their performances, most female artists said there have been very few negative responses.

    Castelli noted that most of the female acts he has booked for his club have generally been very well-received. Diane Labrosse, a musician and artistic director of Productions Super Mémé, does not see a diffference in response when a woman is performing.

    «If the music is good, if it has something special to it,” she said, then it must go on and be seen by as many people as possible [regardless of gender].»

    … Women’s music is as good as men’s music and it should be not perceived as women’s music. It is universal,” Labrosse said.

    Housego plainly stated that it does not matter whether a musician is male or female (or even a cat or a dog!) as long as they can play music. She said the whole concept of gender-categorizing is unnecessary.

    (Suite), Joane Hétu, Justine, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, Marie Trudeau dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, 1 avril 1996
    lundi 1 avril 1996 Presse

    Un peu en marge par rapport à la notoriété internationale (bien gagnée, pour sûr!) des confrères René Lussier, Jean Derome et André Duchesne, les jolies filles qui partagent le nom de Justine -Diane Labrosse, Joane Hétu, Marie Trudeau et Danielle Palardy Roger- se posent en porte-drapeau et en porte-parole de la musique nouvelle québécoise. Elles sont, pour tout ce qui concerne la musique, très politisées et travaillent très dur depuis quinze ans, que ce soit en solo ou en collectif, pour obtenir l’autogestion totale de leur musique. Justine organise des festivals, des concerts et des représentations ouvertes à la «contamination» multimédia, et s’occupe du label «Ambiances magnétiques, devenu désormais DAME.

    Né en 1987, le quartet nous offre un rock hybride avec des clins-d’œil intelligents à la chanson pas banale, avec des pincées de musique folk des communautés de langue française de l’Amérique du Nord; tout ceci est bien entendu passé au crible d’une sensibilité surfine.

    Tout en maintenant les expériences de Wondeur Brass et des Poules (partagées presque par tous les membres), Justine a essayé de dépasser les aboutissements des deux ensembles d’origine pour en synthétiser l’essence. On peut donc écouter une musique qui se partage entre improvisation (Les Poules) et composition stricte (Wondeur Brass), avec un usage considérable et toujours en évolution de l’électronique. Suite (AM 016, 1990), l’œuvre des débuts, donne une palette de musiques hétérogènes, les unes très claires, fines et riches de chromatismes précieux, les autres hirsutes, intenses, électrisantes, toutes ciselées par un travail incessant Après Suite, nos amies ont franchi les frontières toujours gênantes du groupe pour multiplier les œuvres en solo (dont on trouve désormais des traces discographiques) à l’égare du théâtre, de la danse et des liaisons musique / art visuel. Même l’amour pour l’improvisation (tout à fait originale) a trouvé un élan renouveIé et a mûri pour aboutir à une quantité de rencontres et d’événements parallèles, parmi lesquels il faut citer l’organisation des projets «Rencontre Montréal-New York» (en 1989), Tohu-Bohu, Les Muses au Musée et La Légende de la Pluie (dont il existe une version en CD), ce dernier avec la participation de Tenko, Zeena Parkins et Geneviève Letarte entre autres, et joué au festival New Music America en 1990.

    Pour une meilleure compréhension du mariage original de Justine avec l’improvisation, je suggère la lecture de l’article consacré au groupe paru dans le n° 54 de «Musicworks», (Quand les femmes se mêlent d’improvisation), avec, dans le support CD joint au magazine, deux morceaux extraits d’un concert de «Double Sens», une improvisation légèrement zornienne qui implique la musique et le mouvement, les règles sévères de l’exécution et l’improvisation coordonnée pour cinq danseurs et cinq musiciens (pour ce concert, Mesdames Hétu, Roger, plus Zeena Parkins, Kathy Kennedy et Claire Marchand). Tout ceci sert de fondations à la deuxième création du quartet Langages Fantastiques (AM 033, 1994) œuvre jouée «live» en studio d’enregistrement, juste après une formidable tournée de quinze concerts en Europe. «Cette tournée a été très importante pour Justine» écrit Danielle Palardy Roger (dm, vc) «parce qu’elle a suivi une période de relative séparation entre nous, à cause de plusieurs projets à l’extérieur de l’ensemble. Quelle peine pour repartir d zéro et de retrouver l’imagination et la manière spontanée! Et pourtant, pendant ces jours-là, notre musique, la musique de Justine a ravi nos âmes et nos cœurs, et nous avons pu enfin voir notre musique comme à travers une loupe. Elle nous a semble beaucoup plus claire et bien sûr, cela a contribué à la fortifier. Plus tard, en salle d’enregistrement, nous avons essayé de capturer les énergies et l’inspiration lucide de ces jours-là».

    Les morceaux du disque -constituent pratiquement l’ensemble des pièces pendant les deux séries de concerts donné en Italie et en Allemagne l’année dernière,sont pour la plupart des compositions instantanées avec des sections qui visent à «teindre» des paysages tendus et dramatiques qui côtoient des sections plus structurées, contenant des riffs merveilleux en abondance:Bon appétit, et des cadences qui s’accélèrent: Encre de Chine.

    Des chansons incisives et des dialogues pétillants au milieu des voix, du saxo et des claviers dessinent des voyages musicaux insolites et ouverts sur plusieurs contacts, pendant lesquels on peut percevoir des certitude, des lacérations, de l’énergie et des paradoxe poétiques. Deux morceaux, Vidanges domestiques et Manigances Fantastiques sont déjà sortis (avec des versions différentes) sur célébrant les dix années d’Ambiances magnétiques (Une Théorie des Ensembles, AM 022 1992). Deux autres morceaux, La cigale s’impatiente et Marguerite (ce dernier écrit pour Marguerite Duras) se trouvent dans la compilation Dice — A Collective Contemporary Women Composers ( Records, 1993), produit et réalisé par pool de musiciennes engagées dans le free-jazz, l’improvisation, le rock d’innovation et les autres musiques inclassables fondées surtout sur l’emploi de la voix.

    … l’œuvre des débuts, donne une palette de musiques hétérogènes, les unes très claires, fines et riches de chromatismes précieux, les autres hirsutes, intenses, électrisantes, toutes ciselées par un travail incessant.
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