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Je suis calme et enragé·e

Nour Symon / Collectif Ad Lib, Ensemble SuperMusique (ESM)

Le déroulement de la totalité de l’œuvre déclenche une succession de chapitres partagés entre la tension et la détente, ce qui génère des surprises instantanées. Citizen Jazz, France

Une œuvre véritablement iconoclaste qui mêle bruit, poésie, jazz et touches de musique de chambre, la vision de Nour Symon est tout à fait unique, et c’est là une grande partie de son charme. Take Effect, ÉU

Je suis calme et enragé·e, un projet aussi ambitieux que vulnérable et donnant à entendre six tableaux sonores — partitions musicales visuelles composées par Nour Symon — pour autant de poèmes explorant «des positions de détresse et de vertige par rapport à l’Histoire, à l’ampleur de l’humanité, aux désastres écologiques qui se profilent», selon les mots de Roxane Desjardins.

Ces partitions sont interprétées par les quatre voix du Collectif Ad Lib qui entonnent la musique en chœur, déclament le texte en toute intimité, ou l’explorent en filant des contrepoints criants d’actualité. Ces voix sont accompagnées par deux solistes instrumentaux du Collectif Ad Lib ainsi que par six instrumentistes de l’Ensemble SuperMusique. Ces instrumentistes sont autant d’échos à leurs individualités et à leur participation aux mouvements de foules qui nous traversent au quotidien.

  • SODEC • Conseil des arts et des lettres du Québec • Conseil des arts du Canada • Conseil des arts de Montréal

CD (AM 281, 2025)

  • Étiquette: Ambiances Magnétiques
  • AM 281
  • 2025
  • UCC 771028128129
  • Durée totale: 57:23
  • Boîtier sympathique
  • 126 mm × 126 mm × 5 mm
  • 35 g

Téléchargement (AM 281_NUM, 2025)

Quelques articles recommandés
La presse en parle

Critique

Mario Borroni, Citizen Jazz, 21 décembre 2025

Préparez-vous à un déferlement de sensations intrigantes et dérangeantes qui visent à vous stimuler mentalement. La partition composée par Nour Symon pour Je suis calme et enragé·e atteint son but, elle nous propulse en terra incognita en complément des poésies brumeuses écrites par Roxane Desjardins.

Ce sont avant tout les voix de Zéa Beaulieu-April, Gabriel Dharmoo, Laura Doyle Péan et Vincent Ranallo qui contribuent à la réussite de ce projet transdisciplinaire. Étourdissante, la conception lexicale s’intensifie perpétuellement comme en témoigne la deuxième partie de Je mourrai dans une pièce fermée. L’équilibre entre les déclamations vocales et les instrumentistes rehausse les explorations de Nous étions masques, miracles, empêtrées dans l’enthousiasme qui brille par sa théâtralisation. Des bribes de jazz s’insinuent dans le matériau musical imprégné par le sérialisme. L’esprit de Don Cherry est colporté par l’un des transfuges du Montréal-Toronto Art Orchestra, le trompettiste Craig Pedersen, qui émerge malicieusement de la masse orchestrale dans Ils ont dit que le ciel se couvrirait d’aiguilles. Cette composition animée par un enchaînement de mutations sonores s’étoffe avec les vifs coups d’archets administrés sur les cordes de Guido Del Fabbro, Émilie Girard-Charest et Stéphane Diamantakiou. Le déroulement de la totalité de l’œuvre déclenche une succession de chapitres partagés entre la tension et la détente, ce qui génère des surprises instantanées.

Le Printemps érable de 2012, grève étudiante la plus importante de l’histoire du Québec, de même que le désastre écologique en cours, nourrissent des interactions entre la phonétique française et un matériau sonore élaboré. Si une forme de désespérance se répand dans le concept de cette création, Nour Symon et Roxane Desjardins magnifient leur dialogue atypique qui vise à l’harmonie universelle.

Le déroulement de la totalité de l’œuvre déclenche une succession de chapitres partagés entre la tension et la détente, ce qui génère des surprises instantanées.

Review

Tom Haugen, Take Effect, 20 décembre 2025

These 6 tracks from Nour Symon showcase 4 vocalists who intone the music in chorus, plus 2 instrumental soloists from Collectif Ad Lib as well as by 6 instrumentalists from Ensemble SuperMusique.

Nous étions masques, miracles, empêtrées dans l’enthousiasme begins with a droning backdrop amid many voices that talk and sing, while the brief bouts of music is used sparsely, and J’espère être absoute follows with both dramatic and gentler moments, where strings are manipulated with much atmosphere.

Affalée sur le sol occupies the middle spot and is firm, nearly harsh, in its tense and emotive presence that employs guttural vocals, though it’s the 12 minutes of the highly experimental and ambient Ils ont dit que le ciel se couvrirait d’aiguilles that’s worth the price of admission, as voices are used like instruments and instruments are gestured with sci-fi tendencies.

Il n’y a rien à dire sur l’humanité exits the listen, and it’s a harmonic and percussively strong finish that builds into dense layers of strings, brass and winds.

A truly iconoclastic affair that embraces noise, poeticism, jazz and chamber nods, Nour Symon’s vision is entirely their own, and that’s a big part of the appeal.

Une œuvre véritablement iconoclaste qui mêle bruit, poésie, jazz et touches de musique de chambre, la vision de Nour Symon est tout à fait unique, et c’est là une grande partie de son charme.
9/10

Kritik

Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, 1 décembre 2025

Symon Henry? Nour Symon? ’They’ sind ein Egypto-québécois Composer, Soundpainter und Poet, ’deren’ Graphic Score „Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire“ das Ensemble SuperMusique unter Leitung von Danielle Palardy Roger auf „ Voir dans le vent… “ (AM 251) zu Gehör brachte. Und ebenso Je suis calme et enragé·e (AM 281), zu siebt intoniert mit Flûtes, Trompette, Violon, Violoncelle, Contrebasse & Percussions, zusammen mit dem Collectif Ad Lib als Stimmquartett, verstärkt mit Synthétiseurs & Harmonica. Um in bruitistischer Dramatisierung sechs tableaux sonores mit Poesie von Roxane Desjardins zu performen: Nous étions masques, miracles, empêtrées dans l’enthousiasmeJ’espère être absouteAffalée sur le solIls ont dit que le ciel se couvrirait d’aiguillesJe mourrai dans une pièce ferméeIl n’y a rien à dire sur l’humanité. Zu einem auf Leinwand (→youtube) graphisch durchlaufenden ’Klang’-Faden und Texten von Desjardins zur Klimakrise und zum ’Ahornfrühling’, dem Studentenstreik in Quebec 2012. Die handgeschriebenen Zeilen werden gesprochen, deklamiert, Emotionen werden vokalisiert. Diagonale und vertikale Striche lösen wütende Schreie aus und entsetztes Ersticken. Farbige Verdichtung und Verdunkelung in der twomblyesken Graphik stoßen zu crescendierender Emphase an. Daneben Katzenjammer, leise Trauer zu verblassten Aquarellen, triste Sätze über trübe Aussichten. Und wieder, mit schmetternder Trompete, Dramatik und Zorn. Mit bitterem Fazit, von Baritonstimme, Rezitation, fauchenden Lauten. Die Zukunft verbrannt, erstickt, das Überleben in Frage gestellt. Ein absolut packendes Statement!

Une déclaration absolument captivante!

Review

Yoshi Maclear Wall, The WholeNote, no 31:2, 1 novembre 2025
Symon’s piece scratches out the lines between poet, subject, musician, recitation, and performance until everything in sight is swept up in a furious blaze of microscopic events and fleeting collective gestures.

Recenzje

Après un album solo et deux quatuors, voici venu le temps d’un grand line-up, ici douze pour être exact, issus de deux formations. Il y a bien sûr aussi un compositeur, inspiré ici par des poèmes très contemporains. Et impossible de ne pas donner les crédits de l’album. Je suis calme et enragé·e est une pièce transdisciplinaire qui commence par ces mots de Roxane Desjardins. Ce projet ambitieux que vulnérable et donnant à entendre six tableaux sonores — partitions musicales visuelles composées par Nour Symon — pour autant de poèmes explorant des positions de détresse et de vertige par rapport à l’Histoire, à l’ampleur de l’humanité, aux désastres écologiques qui se profilent.

L’œuvre méta-opéra, entièrement monumentale, s’ouvre sur une polyphonie équilibrée mais déjà très expressive, étayée par une narration de cordes en sourdine. L’électronique règne en arrière-plan, créant une tension, posant des questions, inspirant parfois. Ce récit dense et nerveux n’est cependant pas dépourvu d’une note de rêverie mystérieuse. Le deuxième mouvement est d’abord une sorte d’étirement musculaire paresseux — le flux instrumental-vocal semble s’écouler un peu plus haut. Il gagne rapidement en puissance et explose avec la force d’un orchestre de free-jazz. Au premier plan, cependant, se trouve le narrateur, qui distribue les rôles et fait respecter les engagements d’une voix ferme. Le troisième mouvement devient définitivement nerveux: cris, salves instrumentales, rythmes brisés et tordus, hauts d’opéra et bas décadents.

Le début du quatrième poème est tissé de bagatelles instrumentales. La trompette, la flûte et les cordes ont toutes leur rôle à jouer. Ce n’est qu’à la cinquième minute qu’apparaît une meute de chanteurs malicieux qui commence à faire des ravages considérables. C’est l’équipage ivre d’un navire balayé par les vagues qui commence à faire la fête. Le tout ressemble à une improvisation… libre bien définie. Le point culminant est aussi mélodique et post-baroque que râpeux et strident. La cinquième histoire est tantôt une prière, tantôt une méditation étudiée, elle suinte la mélodie et la crasse. Le narrateur joue volontiers son rôle important, bien que tout le monde ici puisse crier, chanter et sentir l’odeur d’un voyage partagé. L’histoire se construit efficacement et se transforme en un carambolage presque free-jazz. Le début du dernier poème est un bourdon — vocal, à cordes et soutenu par des harmoniques anxieuses. L’histoire se transforme assez rapidement en une polyphonie théâtrale et nerveuse, qui reste refroidie dans la couche instrumentale, bien qu’imprégnée de rythmes mystérieux. La méditation berçante rencontre finalement un chœur de fous furieux, réfugiés d’un opéra en flammes. Ce sommet vocal implique une plus grande activité de la part des instrumentistes. Le final de cette interprétation frénétique est libre, expressif, joué avec un ensemble complet, avec des voix qui, sur la dernière ligne droite, semblent céder le terrain à la sphère instrumentale.

Traduit du polonais.

Texte original

Po albumie solowym i dwóch kwartetach czas na duży skład, tu dokładnie dwunastoosobowy, sklecony z dwóch formacji. Jest oczywiście także kompozytor, tu zainspirowany pewnymi jakże współczesnymi poematami. Aż nie sposób w tym wypadku nie oddać pola albumowemu credits. Je suis calme et enragé·e (Jestem spokojna i wściekła), to transdyscyplinarny spektakl, który rozpoczyna się tymi dokładnie słowami autorstwa Roxane Desjardins. Ów ambitny, acz jakże kruchy projekt prezentuje sześć obrazów dźwiękowych — wizualnych partytur muzycznych skomponowanych przez Noura Symona — do sześciu wierszy eksplorujących stany niepokoju i złego samopoczucia w odpowiedzi na Historię, skalę ludzkości i zbliżające się katastrofy ekologiczne.

Cokolwiek monumentalne, metaoperowe dzieło otwiera wyważony, ale dość już ekspresyjny wielogłos, pod który podczepia się narracja strunowa na nisko ugiętych kolanach. W tle panoszy się elektronika, która buduje napięcie, zadaje pytania, niekiedy inspiruje. Gęsta, nerwowa opowieść niepozbawiona jest jednak nuty tajemniczej zadumy. Druga część, to początkowo rodzaj leniwego rozciągania mięśni — instrumentalno-wokalny flow zdaje się płynąć nieco wyższym pasmem. Szybko nabiera mocy i eksploduje siłą freejazzowej orkiestry. Na pierwszym planie jest jednak narrator, który zdecydowanym głosem rozdaje role i egzekwuje zobowiązania. W trzeciej części sytuacja robi się definitywnie nerwowa — okrzyki, instrumentalne salwy, łamana, pokrętna rytmika, operowe wzloty i dekadenckie upadki.

Początek czwartego poematu tkany jest z instrumentalnych drobiazgów. Swoje role mają tu trąbka, flet i strunowce. Wataha czupurnych wokalistów pojawia się dopiero w piątej minucie i zaczyna siać spory zamęt. Oto pijana załoga na burcie rozhuśtanego falami statku zaczyna niezłą zabawę. Całość przypomina dobrze predefiniowaną… wolną improwizację. Puenta jest tyleż melodyjna i post-barokowa, co zgrzytliwa i krzykliwa. Piąta opowieść bywa modlitwą, bywa wystudiowaną medytacją, syci się melodią i brudem. Swoją ważną rolę ochoczo odgrywa narrator, choć każdy może tu krzyczeć, śpiewać i odczuwać woń wspólnej podróży. Opowieść efektownie narasta i przepoczwarza się w niemal freejazzowe spiętrzenie. Początek finałowego poematu jest dronowy — wokalny, strunowy, podparty niepokojem harmoniki. Opowieść dość szybko przeistacza się w nerwowy, teatralny wielogłos, pozostając w warstwie instrumentalnej wystudzona, choć nasączona tajemniczą rytmiką. Rozkołysana medytacja napotyka w końcu na chór złorzeczących szaleńców, uciekinierów z płonącej opery. Ów wokalny szczyt implikuje większą aktywność po stronie instrumentalistów. Finał tego szalonego spektaklu jest swobodny, ekspresyjny, grany pełnym składem, z głosami, które na końcowej prostej zdają się oddawać pole sferze instrumentalnej.

… entièrement monumentale… récit dense et nerveux…

Review

Baze Djunkiii, nitestylez.de, 21 avril 2025

Put out on the circuit via the Ambiances Magnetiques imprint as their cat.no. 281 on March 7th, 2k25 is Je suis calme et enragé·e, the second full length album conceived for the label by composer Nour Symon who delivers a total of six pieces over the course of 57 minutes, performed by an entire ensemble of artists on both classical and electronic instruments of which some are operating under the name of Ensemble SuperMusique, with lyrics written and provided by poet Roxane Desjardins which, given our admitted lack of knowledge of the French language, to us provide just another sonic layer without being able to dive deep into their meaning. This being said, the opening piece that is Nous étions masques, miracles, empêtrées dans l’enthousiasme opens on a pretty intense, brooding and dissonant tip with its rumbling, low end-heavy Dark Ambient movements, sharp and somewhat angry poetry citations and nerve-wrecking dynamic bursts setting the vibe for the subsequent cut J’espère être absoute following — as well as the rest of the album — on a similar path leading ever deeper into deepest depths and hidden subsurface vaults of what could be described as unsettling, explorative, nightmare inducing and unsoothing Avantgarde music, probably even crossing the fringes of sanity at times as far as proper ’ensemble music’ might go for the untrained listeners ear, bringing forth spine-tingling scrapings, warped sirens blown over from afar, crossing barren lands whilst regular instruments — or better: regularly used instruments — only occasionally emerge out of hyper-dense sonic swamps before disappearing into the dark once again where joined by skittish creatures and ominous entities never seen by anyone, yet still being anchored as tell tale factualities in stories our elders have been told about many many centuries ago. This album is a werkschau of contemporary Avantgarde of the highest order and sonic intensity, for a niche audience only and not to be consumed by fractured and broken souls for many a reason. Keep away from minors.

This album is a werkschau of contemporary Avantgarde of the highest order and sonic intensity…

Critique

Frédéric Cardin, PAN M 360, 17 mars 2025

Je suis calme et enragé•e de l’égypto-québécoise Nour Symon est une plongée dans l’étrangeté. Une étrangeté musicale portée par une partition presque bruitiste, faite de vocalisations infernales et de plages sonores acides, électro et acoustiques, qui soutient la déclamation souvent très intense de textes poétiques expressionnistes signés Roxane Desjardins. Le résultat s’affirme comme une manifestation existentielle de présence au monde, inspirée initialement du Printemps érable de 2012, moment de «genèse du projet», selon Symon. Des échos de Diamanda Galas sont perceptibles dans cette œuvre exigeante et déroutante.

Nour Symon est assurément une voix musicale parmi les plus audacieuses du Québec contemporain, une de celles qui osent aller le plus loin. Sa langue créative est une décharge sans compromis à l’encontre du pépèrisme ambiant.

Le genre de musique qui fait malheureusement fuir les médias de masse traditionnels, et qui rend ceux comme PanM 360 si indispensables.

Nour Symon est assurément une voix musicale parmi les plus audacieuses du Québec contemporain…

Review

Dominic Valvona, Monolith Cocktail, 7 mars 2025

Nour Symon’s orchestrated and instigated reification of angst, rage and activism speaks just as much about the present decade’s movement against authoritarianism, the State commodification of education and health, and the erosion of civil rights as it does about this work’s main inspiration, the “Printemps érable” protests of 2012.

You could say that the expressions, the sonic and orchestral devices, the use of voices and poetry, of manifesto and barricade rattling are all just as prescient in the aftermath of the pandemic as they were thirteen years ago when a groundswell of support grew up around demonstrations against the proposed doubling of tuition fees in the province: increasingly expanding the remit, widening the disgruntlement, everyone from labour unions to environmentalists, leftists and marginalised groups ended up supporting a growing resentment, the ranks of which numbered around 250,000 at its peak.

Despite various setbacks — the lockdowns had a knock-on effect for this project, forcing an abandonment of the original plan to work with the Montérégie Youth Symphony Orchestra — the Egyptian-Quebec composer transforms the energy and directs an abstract despair into an avant-garde electroacoustic and experimental voiced theatre of the absurd, dramatic, expressionist and pained. In many ways a cross-generational grief and pull of despair, political activism and action, this album’s notable contemporary poet collaborator Roxanne Desjardin draws upon the 1980s and 1990s countercultural writings of the iconic Quebec poets Denis Vanier and Josée Yvon.

Ambitious and covering a multitude of disciplines from visual and text art (a graphic score was conceived to communicate the concept) to performance, orchestral transmogrification, opera and video, I am calm and angry uses a host of renowned, prize nominated poets, soloist musicians and ensembles; far too many to mention in detail here, but all integral to conveying the very real emotional maelstrom and rage of protest. Across six tracks, divided liberally into the Ensemble SuperMusique and Collective Ad Lib groupings, mewling, contorting, accented, untethered, enunciated and experimental theatre-like voices circle and ride the contours, rises and quirks of a fusion between the classical avant-garde, experimental arts, Musique concrète, and, of all things, a removed version of freeform jazz.

Recognisable instruments from the wind, strings and brass sections join together with artistic impressionistic symbolism, percussion and electronic elements to evoke forebode, the unearthly, dramatic, mooning, unbalanced and abstract. Reference points within that overlapping sphere of influences and musical threads/connections includes (to these ears anyway) Charlie Morrow, Stockhausen, Cage, György Ligeti, Xenakis, the Art Ensemble of Chicago, Don Cherry and on the heralded, whip-cracked and concertinaed collective agonised ‘I will die in a closed room’, a strange fusion of Alex North and The Drift era Scott Walker.

Unbalanced with the ground constantly shifting below, the tumultuous and agitated are invoked and revoked in a musical experiment of plummets, falls and rises. A mix of French, amorphous and descriptive languages is adopted in a successful attempt to merge the poetic arts with protest, manifesto and performance, whilst physically stimulating the emotions and trauma of such protest.

A mix of French, amorphous and descriptive languages is adopted in a successful attempt to merge the poetic arts with protest, manifesto and performance, whilst physically stimulating the emotions and trauma of such protest.
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