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  • Prairie orange dans Musicworks

    «Both Disturbing and Comforting», Randy Raine-Reusch, Musicworks, no 94, 1 mars 2006
    mercredi 1 mars 2006 Presse

    This is the second CD from Les PoulesJoane Hétu on alto sax, Diane Labrosse on motion sampler and Danielle Palardy Roger on percussion, all three artists using their voices to create this highly organic sonic exploration. This CD rustles and sighs its way through a series of complex emotional soundscapes that reach deep into the listener’s subconscious to awaken long-forgotten sensations. It is powerful and disturbing, yet somehow familiar and comforting at the same time — perfect listening with a cup of hot tea, when trapped by a dark snowy night.

    It is powerful and disturbing, yet somehow familiar and comforting at the same time…

    Les palmarès 2004

    mardi 11 janvier 2005 Nouveautés

    Ambiances Magnétiques récolte quelques mentions dans les palmarès de fin d’année. Premièrement, Mike Hansen de l’émission WhynotJazz sur CKLN recommande Prairie orange par Les Poules. Ensuite, François Couture de l’émission Délire actuel sur CFLX recommande Playing Guitar: Symphony #1 de Tim Brady. Mike Chamberlain a retenu 10 compositions du Trio Derome Guilbeault Tanguay dans sa sélection pour le magazine Coda, tout comme Bart Plantenga de radio Patapoe (Amsterdam). Finalement, l’hebdomadaire culturel Ici (Montréal) a également retenu Playing Guitar: Symphony #1 ainsi que Sur une balançoire de Joëlle Léandre et Gianni Lenoci.

    20 novembre 2004: Machines 13 à Méduse, Québec

    lundi 15 novembre 2004 En concert

    Un événement se prépare dans la ville de Québec (Québec)… Machines 13! Un concert unique qui regroupe sur scène trois ensembles incontournables de la nouvelle musique improvisée: Les Poules (Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger), Klaxon Gueule (Michel F Côté, Bernard Falaise, Alexandre St-Onge) et morceaux_de_machines (Érick d’Orion, A_dontigny). Le concert aura lieu au Studio d’essai de Méduse le samedi 20 novembre 2004 dès 20h.

    Prairie orange, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger dans Signal to Noise

    «Review», Cristin Miller, Signal to Noise, no 34, 1 juin 2004
    mardi 1 juin 2004 Presse

    The 19th annual Seattle Improvised Music Festival took place this winter over two week-ends in Febuary. This year brought a turning point for the festival, as the long-term orginizers turned over the reins to musicians newly very active in the scene, all of whom are directly or indirectly affialited with Open Music Workshop. Open Music Workshop (or OMW) is a relatively young entity, less than two years old, but has constitued something like a second wave in the improvised music scene in Seattle. This shift in leadership was reflected in the shape of the festival this year, which cast a wider net and included a broader range of approaches to music making.

    The next weekend I also managed to catch Les Poules (Montréal) at Consolodated Works, a large warehouse-like art gallery and performance space. Les Poules have beon playing together for over a decade, and every passing minute of their long history and musical intimacy. Joane Hétu (vocals, alto sax) staked out a minimalist territory of voiceless fricatives and static noises, which she mined over the course of the performance. Diane Labrosse (electronics) explored a similarly focused territory, while Danielle Palardy Roger’s percussion poured out speechlike with orchestraly various gestures accumulating over time into a complex field. A drama of highly attuned listening slowly emerged full of simultaneous starts, frequent finishing of each others’ sentences, and sudden collective laughter. Occasionally, certain silences were allowed to move with grace to the center of the circle.

    A drama of highly attuned listening slowly emerged full of simultaneous starts, frequent finishing of each others’ sentences, and sudden collective laughter.

    La légende de la pluie, Musique d’hiver, Seule dans les chants, Langages fantastiques, Face cachée des choses, Tricotage, Les contes de l’amère loi, Prairie orange, Ravir, Simoneda, reine des esclaves, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger dans actuellecd.com

    «Les Poules et la basse-cour», François Couture, actuellecd.com, 16 septembre 2003
    mardi 16 septembre 2003 Presse

    À l’exception de la pop sirupeuse, tous les genres musicaux sont dominés par le mâle. Qu’il grogne dans le micro, gratte sa guitare ou s’époumone au saxo, l’homme s’accapare l’image du musicien, autant dans le rock des multinationales que sur la scène des musiques actuelles. Quand la femme s’aventure dans le domaine, elle est souvent réduite à adopter les formules toutes faites de l’industrie.

    C’est pourquoi il est étonnant de trouver au sein du catalogue de DAME autant de femmes à la démarche artistique novatrice. C’est que dès ses premières années, le collectif Ambiances Magnétiques a accueilli trois créatrices dont l’activité musicale, la force organisationnelle et la forte tête ont servi de pôle d’attraction. Je parle bien sûr de Joane Hétu, Diane Labrosse et Danielle Palardy Roger.

    Nos trois protagonistes se sont connues au tournant des années 80 dans Wondeur Brass et ont poursuivi leur association dans Les Poules et Justine. Big band anarco-féministe à ses débuts, Wondeur Brass a servi de laboratoire à Joane, Diane et Danielle qui y ont fait leurs premières armes (Joane, autodidacte, y a littéralement appris la musique). Leur mélange de poésie moderne, de free jazz et de rock-in-opposition est déjà au centre du long-jeu Ravir. Du sextet du premier album, on passe au quatuor avec la bassiste Marie Trudeau pour Simoneda, reine des esclaves. Cette formation prend bientôt le nom de Justine pour trois autres disques (La légende de la pluie, créditée au nom de chaque musicienne, peut être abordée comme une collaboration entre Justine, Zeena Parkins et Tenko) au cours desquels le discours féministe est graduellement sublimé et laisse place à une fantaisie croissante qui connaît son apogée sur le phénoménal Langages fantastiques.

    Dès la sortie de Langages fantastiques, les trois filles se consacrent à leurs carrières individuelles. Chanteuse et saxophoniste, Joane Hétu insuffle à sa musique un émerveillement langagier et une interprétation mal dégrossie qui se rapproche de l’outsider art. Elle a d’abord mis sur pied son propre groupe, Castor et compagnie (avec Diane Labrosse, Jean Derome et Pierre Tanguay), qui a commis deux albums de chansons sensuelles et tordues en filiation directe avec Justine. Par la suite elle s’est tournée vers l’improvisation, d’abord avec son compagnon Jean Derome dans le duo Nous perçons les oreilles, puis en solo avec Seule dans les chants, d’une intimité intense. Elle a récemment prouvé ses talents dans la composition à grand déploiement avec le magistral Musique d’hiver.

    Vers la fin de Justine, Diane Labrosse a délaissé le clavier pour lui préférer l’échantillonneur. Après un album solo, Face cachée des choses, un disque en duo avec le percussionniste Michel F Côté (Duo déconstructiviste) et une participation à son groupe Bruire (sur Les Fleurs de Léo), elle a tâté de la composition pour ensemble d’improvisateurs (Petit traité de sagesse pratique) avant de se consacrer corps et âme à l’improvisation. Parasites, avec Martin Tétreault, et Télépathie, en compagnie d’Aimé Dontigny, démontrent qu’il est possible de manier l’échantillonneur avec grâce et sensibilité.

    Depuis la dissolution de Justine, la discographie de Danielle Palardy Roger progresse à petits pas (c’est qu’elle est très occupée par la direction des Productions SuperMusique). Son conte pour enfants L’oreille enflée (avec les voix et les instruments de Derome, Hétu et André Duchesne, entre autres) s’adresse au jeune public avec une rare intelligence. Et Tricotage, sa rencontre improvisée avec la contrebassiste française Joëlle Léandre, documente la finesse de son jeu de batterie.

    En 1986, Joane, Diane et Danielle avaient pris un congé de Wondeur Brass pour explorer les limites de la chanson pop sous le nom Les Poules (Contes de l’amère loi, fraîchement réédité). Dernièrement, elles ont repris le collier du trio, poussant cette fois dans l’improvisation riche en textures subtiles, qui marie bruitisme, écoute et lyrisme. Prairie orange marque ce retour attendu à un travail collectif.

    La présence de ces trois créatrices au sein d’Ambiances Magnétiques a attiré l’attention de quelques artistes aux intérêts similaires. Première autre femme à joindre l’écurie, Geneviève Letarte a produit deux superbes albums de chansons poétiques (Vous seriez un ange et Chansons d’un jour). Dernièrement, le catalogue de DAME a accueilli la performeuse Nathalie Derome, la guitariste Sylvie Chenard, la pianiste Pui Ming Lee, ainsi que Lori Freedman et Marilyn Lerner du duo Queen Mab, qui nous ont chacune donné un album solo (respectivement: À un moment donné et Luminance).

    La musique actuelle, un monde de gars? Suivez ces quelques pistes, vous verrez bien.

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