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  • Mikrokosmos Sz 107 in The WholeNote

    “Something In The Air: Musical Inspirations Arise from Unexpected Sources”, Ken Waxman, The WholeNote, September 1, 2016
    Thursday, September 1, 2016 Press

    Creativity may, as the aphorism says, be 90 percent perspiration and 10 percent inspiration. But finding the proper inspiration can be a challenge in itself. Like a mathematical theorem made up of various formulae, stimulus for music — especially creative music —arrives from anywhere. Consider these discs whose genesis couldn’t be more dissimilar, but whose interpretation is of uniform high quality.

    Turning another page in its scorebook filled with the themes of composers from the so-called classical music cannon, Montréal-based Quartetski — now a quintet — Does Bartok, on Mikrikosmos Sz 107 (Ambiances Magnétiques AM 224 CD). It reconfigures to group improvisation piano pieces composed by Hungarian Béla Bartók (1881-1945) to synthesize musical and technical problems. Bartók, who was as attuned to Magyar folk music as his contemporary Arnold Schoenberg was to serialism, could never have imagined Quartetski’s instrumental make-up, unless he was also a futurist. The band is reedist Philippe Lauzier, guitarist Bernard Falaise, violinist Joshua Zubot, drummer Isaiah Ceccarelli and Pierre-Yves Martel, playing electric bass and synthesize. Like films whose interpretation of a literary source is radically different, but representative, Quartetski’s 25-track variant of the œuvre adding jazz, folk, rock and electronic inflections must be judged on its own. One reductionist way to approach this material is to itemize how often and quickly musical currents appear and disappear. For instance take the many transitions which are evident during the sequenced five tracks: En mode mixolydien #48, Unisson divisé #52, Mélodie en dixièmes #56, Majeur et mineur #59, Triolets #75 and Hommage à Robert Schumann #80. Near-Heavy Metal thuds and clangs struggle for space alongside pastoral reed notes and high-European string swells. Later, like a space ship from the future landing in primitive times, contemporary timbres are subsumed beneath electronic loops. Paradoxically, when the themes are more obtuse, a buoyant melody is created where rugged, Eastern European dance inferences mix up with crinkly guitar flanges. Similar schematic diagrams could be constructed for other sequences which append inferences including Hawaiian guitar-styled licks to an electric bass line reminiscent of Stax-Volt. But the key linkage appears among other tracks, Six mélodies à l’unisson, Notes pointées, #7, Mains alternées #10, Mouvement parallèle#11 and Danse hongroise #68 plus Mélodie contre double-cordes #70. Prominent among the calliope-like motifs and synthesizer smears is an arching narrative that by the end adds Prairie hints to the Magyar countryside. Quartetski’s originality is confirmed on the group-composed title track. Like the inevitability of waves hitting and receding from the shore, the performance bonds string sweeps, aviary reed whistles and an electric undertow into tremolo washes. The CD confirms that the quintet can positively transform a revered composer’s supposedly unalterable work.

    The CD confirms that the quintet can positively transform a revered composer’s supposedly unalterable work.

    Mikrokosmos Sz 107 in SilenceAndSound

    “Critique”, Roland Torres, SilenceAndSound, August 28, 2016
    Sunday, August 28, 2016 Press

    Il est assez fascinant d’observer comment certaines œuvres écrites pour des instruments en particulier, se voient revisiter et transposer différemment, subissant ainsi une relecture et une réinterprétation collant au plus près de notre époque.

    A l’image du groupe belge WÖR, qui revisite le répertoire du 18e siècle avec des instruments d’aujourd’hui, Quartetski s’attaque à Mikrokosmos, œuvre pour piano du compositeur Béla Bartók composée entre 1926 et 1939, à l’aide de guitare électrique, batterie, basse, saxophone, synthétiseur, mélodica… oscillant entre musique contemporaine, electro-acoustique et impulsions jazz.

    Véritable challenge, quand on sait que Mikrokosmos a été composé pour résoudre certains problèmes dans l’art de jouer du piano, les tracks proposés par Quartetski font rentrer de plain pied l’œuvre de Béla Bartók dans une autre dimension, entre fable contemporaine et musique théâtrale, où les instruments décrivent des arcs de cercle lumineux aux trajectoires rêveuses.

    La grande force de Quartertski est de conserver l’esprit avant-gardiste du compositeur roumain tout en se l’appropriant, pour en livrer une vision foncièrement contemporaine, où les instruments utilisés servent et amplifient les recherches misent en œuvre sur Mikrokosmos, démultipliant les pistes pour flirter avec l’universalité de la création artistique. Un album surprenant aux pistes et propositions multiples, magnifiant l’œuvre originale pour la transporter intelligemment jusqu’à nous. Très fortement recommandé.

    Très fortement recommandé.

    Mattempa in Le Devoir

    “Critique”, Marie-Pier Frappier, Le Devoir, August 26, 2016
    Friday, August 26, 2016 Press

    «Aurais-je vécu dans l’obsession d’un pays perdu? Alors, Seigneur, je te le dis: que le Diable m’emporte.» De ce Jacques Ferron dont on ne se lasse jamais a émergé une folle improvisation du compositeur rimouskois Éric Normand et de ses acolytes dans une œuvre puissante et sensible. Vent, soupirs, mugissements de ce personnage-pays imaginé dans le récit ferronnien Gaspé-Mattempa inspirent des pièces mystérieuses et magnifiques que sont Le souffle, Baron Samedi et Morne. Le Verbe est là, il attend dans les silences ciselés à la perfection que le «Satan-Mattempa» se meuve, s’échine dans les basses électriques, se débatte dans les percussions, se perde dans le violon inquiétant pour mourir dans la crise cardiaque d’une clarinette possédée. Hommage à «l’empremier» musical — celui que fait la branche qui tombe quand personne n’entend —, le disque de Normand forge les beautés du bruitisme avec un talent indéniable.

    … le disque de Normand forge les beautés du bruitisme avec un talent indéniable.

    Spam Me in Le Soleil

    “Spam Me: si les pourriels pouvaient chanter”, Nicolas Houle, Le Soleil, August 23, 2016
    Tuesday, August 23, 2016 Press

    Les pourriels peuvent-ils être source de poésie et de musique? Voilà la question que s’est posée CE François Couture avec Spam Me. Le musicien, qui a aussi été journaliste musical, s’est en effet amusé à bâtir des environnements sonores et des musiques autour de courriels non sollicités qu’il a pu recevoir afin d’en tirer des chansons.

    Improvisations bruitistes, enregistrements de terrain, rock progressif, rock in opposition ou post rock sont autant d’approches mises à contribution, en anglais ou en français.

    Évidemment, ce n’est pas pour toutes les oreilles, mais c’est ficelé adroitement et, aussi complexes que puissent être certains passages, il y a une dose d’humour inhérente à ces spams (y compris l’inévitable «penis enlargement») qui vient décontracter le tout.

    Magie rouge offre une très belle progression, si bien qu’on oublie entièrement le vide et l’absurdité du texte entonné. Idem avec la pièce-titre et ses diverses pistes vocales ou encore Moncier Uomo, qui met de l’avant le chant de Couture au service d’une mélodie complexe doublée à la guitare. Et comme Couture s’efforce de varier les propositions, Taxi Insurance s’échafaude avec la manipulation d’une bande sonore au magnétophone.

    À cela il faut ajouter qu’il y a un bon équilibre entre segments éclatés et passages davantage structurés.

    Une œuvre inclassable, plus accessible qu’elle ne le paraît, et qui mérite qu’on s’y attarde.

    Une œuvre inclassable, plus accessible qu’elle ne le paraît, et qui mérite qu’on s’y attarde.
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