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  • Sang 9 in Revue & Corrigée

    “Critique”, Dino, Revue & Corrigée, no. 62, December 1, 2004
    Wednesday, December 1, 2004 Press

    Cette compilation de bonne tenue est québécoise, Joane Hétu en étant la productrice. Il s’agit donc d’un aperçu de jeunes créateurs (sang neuf) et ils sont 20. À l’écoute de cet agréable objet, deux constats: le Québec semble en pleine forme, et en ce qui concerne les groupes et artistes présentés, défenseurs de couleurs capables de résister aux modes électroniques qui laminent actuellement les diversités culturelles (je fais référence au minimalisme mal compris qui encombre les sillons). Vitalité, donc et grande qualité technique. Dans l’ordre des plages: In Vitro, Concorde crash, The Fighting Koalas, Dickie’s Nodan Levesky, Pascal Desjardins et Frédéric Léonard, Mélanie Auclair, Face dans l’dash, Tomgat, Karèya, Malarafe, Cléo Palacio-Quintin et Pascal Boudreault, Jocelyn Doctor Tellier, Copromélomanie, James Schidlowsky, Hiatus, Tutu Combo, André Marceau, l’Hexacorde, Bobok, Arborisationterminale.

    Certes, quelques-uns (très peu) sont demeurés collés aux années 70 et à leurs néo-jazz-rockeries. Mais la tendance bruitiste paraconcrète est en grande forme (comme l’étonnante Mélanie Auclair).

    … la tendance bruitiste paraconcrète est en grande forme…

    Jardin d’exil in SOCAN — Paroles & Musique

    “Critique”, Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no. 31:4, December 1, 2004
    Wednesday, December 1, 2004 Press

    Ce quintette est formé par Thom Gossage aux percussions et batterie, Philippe Lauzier aux saxophones et à la clarinette, Andy King à la trompette, Christophe Papadimitriou à la contrebasse et l’excellent pianiste Alexandre Grogg. Leur virtuosité inspirée nous offre une musique innovatrice tantôt écrite, tantôt improvisée, qui rejoindra certainement son public. En fait, décrétons que ce disque magnifique devient dès maintenant un incontournable du genre. On est volontaire pour partir en exil dans ce jardin!

    En fait, décrétons que ce disque magnifique devient dès maintenant un incontournable du genre.

    Portrait Montréal in La Scena Musicale

    “Critique”, Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no. 10:4, December 1, 2004
    Wednesday, December 1, 2004 Press

    Une très bonne nouvelle que ce premier disque du Quatuor Bozzini, qui, après avoir fait le tour des maisons de disques, a décidé de lancer sa propre collection. Il pourra ainsi enregistrer sans concession aucune des disques aux programmes tout aussi originaux que ceux auxquels nous ont habitués ses concerts. Ce premier disque regroupe justement quelques œuvres entendues ces dernières années dans les concerts de l’ensemble. Pulau Dewata, d’abord, de Vivier, dans son interprétation la plus énergique jamais entendue, puis le Quatuor à cordes II de Jean Lesage, inextricable filet de lignes entremêlées où les sonorités individuelles sont à leur apogée. Daydream Mechanics V, de Michael Oesterle, offre exactement ce que son titre promet, une musique à la carrure floue, traversant comme un pantin boîteux le brouillard du demi-sommeil. Malcolm Goldstein invite de son côté les interprètes sur le terrain miné de l’improvisation structurée dans A New Song of many faces for In These Times. Les interprètes s’y meuvent en experts, écorchant les cordes de leurs instruments dans un ballet brutal qui évoque des incendies à la Xenakis; le tout s’éteint cependant lentement, comme la douleur après une brûlure. 4/6

    Une très bonne nouvelle que ce premier disque du Quatuor Bozzini…

    Sur une balançoire in Jazzman

    “Critique”, Alex Dutilh, Jazzman, no. 108, December 1, 2004
    Wednesday, December 1, 2004 Press

    Entre le pianiste italien et la contrebassiste française, quatorze instants d’instabilité, autant de propositions improvisées, de saynètes musicales. Pas une redite. La fragilité d’un échange sans interdit, avec l’intensité de deux parcours savants. Les pièges de l’informel sont transcendés par un savoir immense sur l’instrument, l’art d’en dilater les frontières physiques, de se jouer des limites techniques. Est-ce la nature plus stable du piano? Joëlle Léandre a trouvé en Gianni Lenoci (première rencontre) un point d’appui à partir duquel aller et venir. Moins un point d’ancrage qu’une balise de repérage. La contrebasse percute, rade, gronde, sifflote, allonge le pas; le piano zigzague, frémit, bruisse, esquisse une citation… Leur duo est un badinage galant où s’échangent des bribes de propositions, autant qu’une dissertation à quatre mains où chacun dissèque le ventre de son instrument. Un in and out mouvant, piquant, abrupt et très doux à la fois. On aurait pu glisser vers la futilité de l’informel si le choix de la brièveté des pièces (de 1’34 à 4’51 minutes) ne créait une exigence réintroduisant un formalisme, celui de la fulgurance. 4/5

    La fragilité d’un échange sans interdit, avec l’intensité de deux parcours savants.

    Atlas Epileptic, Playing Guitar: Symphony #1, Jardin d’exil in Blow Up

    “Recensione”, Enrico Bettinello, Blow Up, no. 79, December 1, 2004
    Wednesday, December 1, 2004 Press

    Attivissima, la scena canadese testimoniata dalla Ambiances Magnetiques, ci presenta il compositore e chitarrista Tim Brady in un ambizioso lavoro per chitarra elettrica, campionatore e orchestra. Più che un concerto, ci spiega nel libretto, l’attitudine è quella sinfonica, con le varie parti a integrarsi e l’elettronica a fare da volano – sia nel filtraggio degli strumenti acustici, sia nell’uso del campionatore come espansione dell’aspetto chitarristico. Si toccano diverse atmosfere – alcune felicemente allucinatorie, altre leggermente didascaliche–e il lavoro è di ottimo livello. Bello anche il più breve Frame 1.(7+)

    Di impronta chiaramente jazzistica è invece Jardin D’Exil dell’Ensemble En Pièces guidato dal sassofonista Philippe Lauzier e dal pianista Alexandre Grogg e splendidamente a suo agio sul filo dell’equilibrio tra struttura e libertà, avvicinandosi a molti spunti del jazz europeo più avanzato.(7)

    Doppio – cd audio + cd video–è Atlas Epileptic dell’artista multiforme Pierre-André Arcand, poeta visuale, dj, performer. Il titolo è già fantastico. L’uso di vari espedienti, tra cui il software Macchina Ricordi, la manipolazione di campionamenti di precedenti lavori, il trattamento della voce, rende il disco [e il suo fratello “visuale”] un interessantissimo susseguirsi di esperienze. (8)

    8

    Playing Guitar: Symphony #1 in SOCAN — Paroles & Musique

    “Critique”, Gilles Boisclair, SOCAN — Paroles & Musique, no. 31:4, December 1, 2004
    Wednesday, December 1, 2004 Press

    Tim Brady nous éblouit de nouveau avec une œuvre magistrale pour guitare électrique, échantillonneur, grand ensemble de chambre et traitement, forçant l’admiration par la diversité des styles musicaux qu’il pratique (musique de chambre, électroacoustique, improvisée ou vocale). Dans cette composition de 46 minutes, son savoir-faire éclate sur ces longues plages où il combine avec aisance différentes couches sonores (électriques acoustiques, et échantillonnage). Son génie réside dans sa capacité à extraire de cette masse sonore des mélodies joyeuses et dramatiques.

    Son génie réside dans sa capacité à extraire de cette masse sonore des mélodies joyeuses et dramatiques.
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