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  • Luminance in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 60, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    De son côté, la Montréalaise Marilyn Lerner nous convie à une approche différente de l’instrument, au-delà de sa propre maitrise du clavier. Certains évoqueront vraisemblablement l’idée de piano préparé, et il y a certes l’appropriation des démarches initiées par d’autres pianistes et/ou compositeurs. Elle y associe d’autres types d’interventions, liées notamment au travail d’un preneur de son et à l’emplacement de divers micros. Le résultat est une aventure sonore pleine de variations de timbres et d’effets, servie par un jeu fin et volontaire.

    Le résultat est une aventure sonore pleine de variations de timbres et d’effets, servie par un jeu fin et volontaire.

    Le bal in La Scena Musicale

    “Critique”, Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no. 9:9, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Une nouvelle chronique pour vous présenter des enregistrements complémentaires à certains sujets abordés ailleurs dans la revue. En écho aux festivals de jazz, voici quelques suggestions pour découvrir ou pour approfondir ce genre multiforme.

    …Dans un tout autre genre, mais qui demeure tout aussi rafraîchissant, la Fanfare Pourpour, de Montréal, faisait récemment paraître son deuxième disque, qui porte le titre-programme Le bal (Monsieur Fauteux m’entendez-vous?, MFMV? 09). Drôle d’ensemble de 15 musiciens (et six invités), la Fanfare Pourpour rappelle beaucoup plus l’univers du Père Ubu ou de Federico Fellini que celui de John Philip Sousa; un monde ou le bonheur marche d’un pas léger au rythme de la valse, avec un air vaguement nostalgique. Le saxophoniste et compositeur Jean Derome signe le tiers des pièces et assure la direction musicale avec un plaisir qu’il nous communique directement.

    … un monde ou le bonheur marche d’un pas léger au rythme de la valse, avec un air vaguement nostalgique.

    La boulezaille in SOCAN — Paroles & Musique

    “Critique”, Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no. 11:2, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Fin mélange d’instruments anciens et modernes ainsi que de différents bruits naturels et de sons synthétiques; cet album a un ton hautement ludique. En effet, les jeux sonores de ce duo de musiciens et créateurs hors du commun sont très divertissants. Les deux «docteurs en musique», Pierre Langevin et Pierre Tanguay, transforment cet enregistrement en une symbiose d’éléments disparates qui n’aurait pu voir le jour sans leur immense talent et leur vaste expérience.

    Pierre Langevin et Pierre Tanguay, transforment cet enregistrement en une symbiose d’éléments disparates qui n’aurait pu voir le jour sans leur immense talent…

    Puce à l’oreille in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Puce à l’oreille is Mélanie Auclair’s debut album, released soon after her appearance on the compilation CD Sang 9, a survey of the new generation of Quebec avant-garde artists curated by DAME, Ambiances Magnétiques umbrella company. This new addition to the label’s roster is not all that impressive. Consisting of one solo piece, six duets and one final trio, the album constantly showcases the limitations of the young cellist and vocalist, by pitting her against much more experienced improvisers. The opening track tracks are designated by drawings instead of bearing titles) is basically a drone, elegant and intimate, but lacking in character. The duet with keyboardist Vincent Réhel is interesting, Auclair again sticking to droning textures. Her meetings with tabla player Guy Thouin, saxophonist Charles Papasoff, guitarist Bernard Falaise of Miriodor and Klaxon Gueule and vocalist Joane Hétu feature a wide variety of approaches. Auclair is clearly dominated by the ferocious baritone sax of Papasoff and by Falaise’s ever-fascinating guitar textures, although the piece with the latter is the disc’s highlight, thanks to some highly lyrical passages on the cello and a surprising use of electronic treatments. At the other end of the spectrum, the duet with doublebassist Éric Auclair is weak, failing to go anywhere as it runs from one incomplete idea to another. Measuring yourself up to established musicians on your debut album is certainly a daring move, but in this particular case it works against, not for Auclair.

    André Duchesne in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, May 20, 2004
    Thursday, May 20, 2004 Press

    André Duchesne est un habitué du FIMAV. Durant la première décennie du festival, il s’y est produit cinq fois et les années suivantes, il a presque toujours fait partie de l’équipe de régie technique. Le compositeur et guitariste y revient cette fois-ci à la tête d’un projet intitulé Cordes à danser.

    «Rendons à César ce qui appartient à César, commente Duchesne, ce projet n’est pas une commande du FIMAV, mais plutôt du Festival des musiques de création du Saguenay-Lac-Saint-Jean où nous en présenterons la première la veille du concert de Victo.» C’est à son retour d’une résidence d’un an en Allemagne que Duchesne s’est mis au travail sur ce projet, entre autres… «Je suis revenu avec quatre projets différents. L’un est un ‘rapport sonore’ de mon séjour, je dois aussi y retourner pour le mixage d’un album enregistré en concert là-bas avec deux musiciens de dance music, et j’ai un projet de disque de chansons auquel je pense depuis un bout de temps et que je voudrais bien voir aboutir l’année prochaine.» Et puis, bien sûr, ce nouveau projet avec un quatuor à cordes.

    On sait que Duchesne a déjà eu son propre quatuor à cordes, Les 4 guitaristes de l’Apocalypso Bar, mais il s’agit ici d’un quatuor de forme un peu plus classique. “En fait, c’est la rencontre du quatuor à cordes et du power trio (guitare, basse, batterie). J’ai écrit une quinzaine de pièces pour en garder 12, toujours en partant d’un rythme soutenu de la basse et de la batterie sur lequel viennent s’ajouter le quatuor et la guitare. Ça n’a rien à voir avec mon disque Polaroïde (2001), même si l’altiste Jean René et le batteur Pierre Tanguay sont toujours impliqués. Il s’agissait sur celui-là d’une musique de cassures, qui n’avait pas de rythme soutenu, alors que maintenant, c’est tout à fait le contraire, c’est rythmé, sans cassures, plus ludique, même si certaines pièces assez sombres ont quand même trouvé leur place dans le set.»André Duchesne est de ceux qui ont lancé au Québec une musique créative qui est peu à peu devenue ce que l’on appelle aujourd’hui la musique actuelle. Il était parmi les fondateurs du Centre d’essai Le Conventum en 1972. Que pense-t-il de l’évolution de cette musique ces dernières années? «Je suis un peu déçu du peu d’aide accordé à ce secteur musical et aux petites compagnies qui le font avancer, mais je suis aussi content de voir que, malgré ça, on a pu prendre notre place; c’est bien peu de chose dans le système, mais tout de même, nous avons contribué à faire reconnaître la musique des autodidactes, et aussi d’autres musiques qui ne sortaient jamais des universités. Je pense que de ce côté-là, il y a du progrès. Mais il y a des choses qui ne changent pas… C’est aussi difficile de faire de la musique actuelle aujourd’hui que ça l’était il y a 30 ans!»

    Le 21 mai, 00 h 15 Au Cégep de Victoriaville Retransmission en direct sur la Chaîne culturelle de Radio-Canada

    Puce à l’oreille in Voir

    “Critique”, Thierry Bissonnette, Voir, May 20, 2004
    Thursday, May 20, 2004 Press

    Décrit comme une «suite d’instants», ce premier disque solo de Mélanie Auclair est un envoûtant chapelet d’improvisations, où la violoncelliste-chanteuse rencontre des collaborateurs aussi pertinents que Bernard Falaise (guitare électrique), Joane Hétu (voix), Charles Papasoff (saxophone) et Guy Thouin (percussions). Sans trop de prétention, sans trop de failles non plus, l’album mérite d’emblée son titre et nous révèle les géométries d’une intimité avide de surprises et de dialogue. Huit pistes à savourer comme autant de rafraîchissements sonores.

    … l’album mérite d’emblée son titre et nous révèle les géométries d’une intimité avide de surprises et de dialogue.
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