Association magique que celle de Louis Sclavis, Bruno Chevillon, Jean Derome et Pierre Tanguay
Quatre as. Quatre magiciens. Quatre maîtres-instrumentistes. Leur rencontre ne pouvait qu’être magistrale. En associant les Français Louis Sclavis (clarinette, clarinette basse, saxophone soprano) et Bruno Chevillon (contre-basse) aux Québécois Jean Derome (saxophones, appeaux, voix) et Pierre Tanguay (batterie), le FIMAV a réussi tout un coup de génie, hier!
Cette formation à géométrie parfaite à livré en première mondiale une performance ahurissante où virtuosité et originalité ont tout simplement sidéré l’assistance du Cinéma Laurier.
Née dans le sillage du passage de Sclavis au festival en 2000, cette rencontre a dépassé toutes les espérances. D’abord, en raison de cette musique mi-notée mi-improvisée particulièrement inventive, évoquant une faune sonore dense et mystérieuse, que le quatuor a créée au cours des derniers jours, mais aussi à cause de performances en solos et en duos d’une fougue inattendue.
Bien sûr, la réputation des quatre collaborateurs n’est plus à établir, mais il fallait quand même entendre les envolées synchronisées monumentales des Sclavis et Derome et voir les improvisations très physiques des Tanguay et Chevillon! Quel spectacle!
Dans ce dernier cas, on ne saurait trop vanter la dextérité du contrebassiste… Cordes fouettées, grattées au pic, instrument frictionné imitant le travail du platiniste, tout y est passé!
Certainement l’un des moments les plus marquants de ce 18e festival. Et peut-étre même de toute son histoire.