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6000 personnes aux symphonies portuaires
Une symphonie hors du commun
La dernière œuvre présentée était celle de la compositrice Danielle Palardy Roger. Les sirènes de neuf bateaux amarrés dans le port, les sifflets de deux locomotives et le carillon de la basilique Notre-Dame ont été sollicités pour générer cette œuvre musicale. Des musiciens ont grimpé jusqu’aus sirènes afin de les manipuler pour en faire sortir de nouveaux sons.
Review
Léandre is very much at home in the duet setting having used this format on several recent recordings with different partners and instrumentation. On, she and drummer Roger speak in very personal tones that bring out the esthetic beauty of their two instruments. Léandre initiates the action with a vigorous display of arco playing, to which Roger simultaneously responds with a deft, sensitive drum touch. Roger uses bells cymbals, and other percussion devices to establish a serene mood. This state is temporary for she becomes more aggressive in response to the physicality displayed by Léandre. The bassist moves gracefully from bowing to plucking and back again, projecting hugely rich tones containing muscular strength and power. In step, Roger shrouds the output with quickly emerging splats of brush and stick work to set a galloping pace for the two women.
The program consists of nine exercises in bass/ drum intercommunication. Either artist is likely to set the direction. On Jeux de mains, Roger uses her hands and palms to rub abrasive textures into the song, which causes Léandre to become somewhat percussive herself as she aggressively taps the strings The rhythm patterns are not completely atonal. An occasional tangible beat will suddenly emerge and then flee as quickly as it appeared. On au clair de lune, Léandre plays a mournful strain while Roger is in complete contrast with spontaneous and rapid spitfires of sound. Throughout, the music is cloaked in density and weightiness. The foreboding overtones give way to hopefulness and then recede back in an undercurrent of darkness. Léandre vocally injects the spirit of the Native American on Coupes blanches, and the ethnic beat of Roger matches. These duets represent two very talented artists. painting a formidable picture of intense audibility. There is no need for any other instrument on this set. Léandre and Roger say it all.
Critique
Première rencontre
Portrait de femme avec tambours sans trompette
Musique, peinture, danse, littérature, théâtre
Une femme batteuse. Pas battue
Cela commence d’abord par un cul-de-sac.
Nous sommes au tournant aes années 80. Un vent nouveau souffle sur le monde musical contemporain, un peu sulfureux. Le phénomène, baptisé musiques actuelles, se révolte contre l’intellectualisme de la musique contemporaine et la rigidité de la musique écrite. Les créateurs retournent au sous-sol, se souviennent du rock’n’roll et se lancent sans filet dans les trapèzes de l’improvisation. Le décor est maintenant campé,
Les débuts l’enthousiasment.
Période bénie
Une batterie pour dire
Un leitmotiv dans les paroles de
Les premières réalisations sont
La vie offre parfois de mauvaises surprises. A une époque où
Sa batterie se fait donc extension de son corps, lieu d’une action qu’elle nomme
C’est qu’avec sa batterie et sa voix, elle se cherche un interlocuteur, le
Malgré ce découragement, elle ose poursuivre.
Et l’avenir
On a tous, quelque part, une image stéréotypée du créateur qui souffre. Pas elle.
Arrivée à la cinquantaine, elle se sait philosophe au point où elle ne veut modestement pas le dire. D’un rien, elle cherche le tout. D’abord la paix dans l’existence. Le jardin de sa petite maison peinte en orange est assez éloquent à ce sujet. La couleur, cela influence
Tout comme ses intérêts actuels.
La création de l’avenir, pour
Critique
Un peu en marge par rapport à la notoriété internationale (bien gagnée, pour sûr
Né en 1987, le quartet nous offre un rock hybride avec des clins-d’œil intelligents à la chanson pas banale, avec des pincées de musique folk des communautés de langue française de l’Amérique du Nord
Tout en maintenant les expériences de Wondeur Brass et des Poules (partagées presque par tous les membres), Justine a essayé de dépasser les aboutissements des deux ensembles d’origine pour en synthétiser l’essence. On peut donc écouter une musique qui se partage entre improvisation (Les Poules) et composition stricte (Wondeur Brass), avec un usage considérable et toujours en évolution de l’électronique. Suite (AM 016, 1990), l’œuvre des débuts, donne une palette de musiques hétérogènes, les unes très claires, fines et riches de chromatismes précieux, les autres hirsutes, intenses, électrisantes, toutes ciselées par un travail incessant Après Suite, nos amies ont franchi les frontières toujours gênantes du groupe pour multiplier les œuvres en solo (dont on trouve désormais des traces discographiques) à l’égare du théâtre, de la danse et des liaisons musique / art visuel. Même l’amour pour l’improvisation (tout à fait originale) a trouvé un élan renouveIé et a mûri pour aboutir à une quantité de rencontres et d’événements parallèles, parmi lesquels il faut citer l’organisation des projets
Pour une meilleure compréhension du mariage original de Justine avec l’improvisation, je suggère la lecture de l’article consacré au groupe paru dans le n° 54 de
Les morceaux du disque -constituent pratiquement l’ensemble des pièces pendant les deux séries de concerts donné en Italie et en Allemagne l’année dernière,sont pour la plupart des compositions instantanées avec des sections qui visent à
Des chansons incisives et des dialogues pétillants au milieu des voix, du saxo et des claviers dessinent des voyages musicaux insolites et ouverts sur plusieurs contacts, pendant lesquels on peut percevoir des certitude, des lacérations, de l’énergie et des paradoxe poétiques. Deux morceaux, Vidanges domestiques et Manigances Fantastiques sont déjà sortis (avec des versions différentes) sur célébrant les dix années d’Ambiances magnétiques (Une Théorie des Ensembles, AM 022 1992). Deux autres morceaux, La cigale s’impatiente et Marguerite (ce dernier écrit pour Marguerite Duras) se trouvent dans la compilation Dice — A Collective Contemporary Women Composers ( Records, 1993), produit et réalisé par pool de musiciennes engagées dans le free-jazz, l’improvisation, le rock d’innovation et les autres musiques inclassables fondées surtout sur l’emploi de la voix.
