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Fanfare Pourpour

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  • Danse des breloques, Fanfare Pourpour in Québec Info Musique

    Fanfare Pourpour”, Québec Info Musique, June 29, 2010
    Tuesday, June 29, 2010 Press

    La fanfare est un concept musical qui remonte à la nuit des temps, associée d’abord et avant tout aux activités officielles, qu’elles soient militaires ou civiles. Il s’est toutefois trouvé, à différentes époques, des musiciens pour en détourner la pratique et en présenter une version populaire, qui peut sembler anarchique aux oreilles non prévenues.

    Deux des utilisations dérivées les plus célèbres de l’esthétique de la fanfare demeurent le jazz (les fameuses parades mortuaires de la Nouvelle Orléans) et la musique de cirque. À l’époque moderne, on ne peut passer sous silence le faux groupe Lonely Hearts Club Band des Beatles et toute une esthétique héritée des années psychédéliques. C’est dans cette voie que sont nées des expériences comme le Grand Cirque Ordinaire, qui y jouxtait une activité théâtrale, puis l’Enfant Fort et le Pouet Pouet Band, au cours des années 1970.

    On retrouve d’ailleurs des membres de ces deux dernières formations (Benoît Fauteux, Christine Lajeunesse, Claude Vendette) à l’origine de la Fanfare Poupour, qui prenait forme une quinzaine d’années plus tard, en 1995. À ces fanfarons s’ajoutaient aussi des membres de collectifs tels Conventum (René Lussier), Montréal Transport Limité (Lou Babin, Bernard Poirier), Ambiances Magnétiques (Jean Derome) et d’autres musiciens d’horizons divers.

    Un premier album Fanfare Pourpour… Tout le monde est produit sur la nouvelle étiquette DAME / Monsieur Fauteux m’entendez-vous? (MFMV 01), en 1999. Ses membres ont toutefois des occupations multiples, en plus de mener divers projets personnels et ce n’est que cinq ans plus tard qu’on retrouve un second album Le bal. Il sera suivi par deux autres projets, plus rapprochés, en 2007 et 2010.

    Maintenant composée de vingt musiciens, dont une majorité de compositeurs, la Fanfare Pourpour propose avec Danse des breloques un éventail de leurs différentes écritures, qu’il s’agisse de musiques sautillantes comme la pièce titre ou Le retour de Pelle, de valses expressives telles que Transport Suzanne, voire de flirts avec la musique western, Partir ou bien la pop Croise le pont. L’éclatement de la scène musicale actuelle ferait-il mentir le verdict porté sur Montréal Transport Limité en 1984, prouvant que, oui, en 2010 «Le monde est prêt pour la Fanfare Pourpour»?

    Fanfare Pourpour in Le Devoir

    “Ça rime comme dans «Luc et Lou». Les flonfons de la Fanfare Pourpour”, Josée Blanchette, Le Devoir, June 4, 2010
    Friday, June 4, 2010 Press

    Luc et Lou disent «la Pourpour» comme on évoque «la Bolduc» ou «la Poune». Et on les appelle «Luc et Lou» comme on disait «Bonnie and Clyde» ou «Johnny and June» (Cash), une rime comme une autre. Les légendes ne brillent pas toujours sur les marquises de théâtres huppés. Celle de Luc (Proulx) et Lou (Babin) est à leur mesure, une histoire d’amour entre la musique et eux, entre la discrétion et la générosité, entre la marge et la liberté.

    Je le pratique depuis quelques années, ce duo membre d’un orchestre de 20 musiciens qui caracole le long des routes entre la Gaspésie, l’Europe, Montréal et l’Estrie, une guitare et un accordéon dans les caissons. Ne leur manque qu’une fleur au chapeau et une rime à la boutonnière.

    Je les ai vus chanter dehors par moins 30 °C, au ras du poele dans des cabanes à sucre, sur scène lorsque Lou pousse ses magnifiques interprétations country de Dolly Parton, Linda Ronstadt et Emmylou Harris (sur son disque fétiche — et le mien — Trio). Je les ai entendus interpréter des reels pour faire danser des skieurs gelés avec leurs bottines aux pieds.

    Je croise ces deux routards de loin en loin depuis cinq ans en me disant chaque fois: faudrait bien que je parle d’eux. Ce ne sont pas des vedettes, ce sont des artistes, nuance. Normal que leur parcours se fasse en retrait des médias de masse.

    Le lancement du quatrième disque de la Fanfare Pourpour, le bébé pieuvre à 38 bras et 19 têtes que Lou Babin berce de ses maternelles attentions depuis plusieurs années, n’est qu’un prétexte pour vous raconter leur histoire d’amour qui rime avec toujours, même s’ils ne se connaissent que depuis 34 ans et s’aiment depuis bientôt 20. «On s’aimait pis on le savait pas, constate Luc. Éros n’était pas encore au rendez-vous.»

    Sans tambour ni trompette

    Ils se rencontrent durant l’été 1976 grâce à la Pourpour, cette fanfare de rue un peu foraine, totalement contre-culture, digne du Temps des gitans, née un samedi de 1974 sur les trottoirs du Plateau Mont-Royal. Quelques potes voulaient sortir leurs trompettes et leurs tambours dans la rue. Le samedi suivant, ils étaient encore plus nombreux à suivre la fanfare improvisée; la Pourpour était née.

    «Toi tu sortais avec Ben la Barouette, moi je revenais de la Gaspésie. J’avais 25 ans, t’en avais 20…», se rappelle Luc, 59 ans, qui n’a rien perdu de son look de poete et de son physique d’acteur. Ces jours-ci, il interprète le père de Gerry Boulet dans le film qui lui sera consacré. Luc a aussi fait partie de la troupe Carbone 14 durant sept ans. On le voit souvent dans des téléromans (Providence, Bouscotte) mais il n’est jamais autant lui-même qu’avec Lou et au sein de la Pourpour. «Ils m’ont accepté même si je ne suis pas un grand guitariste», convient Luc.

    Lou dit la même chose de son talent d’accordéoniste, elle qui est passée du piton au piano sans jamais perdre ses bretelles. L’humilité de ces deux-là est un souffle frais dans un instrument à vent.

    Leur esprit communautaire aussi. Issus de grosses familles, 16 enfants chez Luc, 9 chez Lou, ces deux nomades réunissent la Pourpour à leur maison de campagne, tout près de Saint-Fortunat, pour les pratiques de l’orchestre déjanté. Luc, en gars de la campagne qui sait tout faire, a construit la maison à la sueur de ses deux mains. Les grandes tablées ne leurs font pas peur. «On se booke quatre jours et on part là-bas avec les conjoints et les enfants, on répète trois heures le matin, trois heures l’après-midi, on fait bistrot le reste du temps et ça parle politique autour des tables; c’est vivant et on aime partager», raconte Lou.

    Quand le disque est terminé, ils vont se faire entendre tambour battant à la salle municipale de Saint-Fortunat. «On offre une répétition publique et on passe le chapeau. C’est ma façon de m’impliquer dans la société, de redonner, de faire danser les gens», confie Lou, qui administre ce groupe autogéré. Y a pas juste les demandes de subventions dans la vie, y a aussi la vie.

    La liberté n’est pas une marque de yogourt

    Usée à l’underground, Lou ne fait pas de concessions. «J’avais pas assez le goût du mainstream. Je suis libre, ça se paye!» Luc renchérit: «La musique québécoise sonne toute pareille. Ça se ressemble, le format radio. Faut que ça passe chez Monique Giroux.»

    «Toute mon énergie va à la Pourpour, ajoute Lou. C’est devenu ma famille de musique, un clan. Et peu à peu, les enfants des musiciens embarquent. Comme dans “Cent ans de solitude”, la Pourpour va continuer.» Son fils Némo, 29 ans, joue de la trompette avec la fanfare aussi. «Les jeunes qui embarquent dans la Pourpour on fait le Conservatoire alors que la première génération était autodidacte. Ça rehausse le niveau… mais la chicane pogne jamais. On s’entraide. On est libres, on a du fun, on est déjà allés deux fois à Bordeaux et on fera peut-être le tour du monde!»

    Lundi dernier, sur la scène du Lion d’Or, au lancement de Danse des breloques, c’était la fête au village. Leur dernier disque laisse transpirer des accents de swing, klezmer, tango, jazz, d’Europe de l’Est. Lou clamait dans le micro que la Pourpour existerait encore dans 300 ans. Elle semblait à moitié sérieuse. La relève Pourpour porte une casquette pour se donner un genre, la vieille garde pour cacher sa calvitie.

    Dans la salle bondée, on entendait le klaxon du tuba et la sonnette d’un vélo; ne manquait que le singe pour passer le chapeau. Tout ça, gratuitement, comme un élan. «On ne va pas seulement jouer trois tounes, assure Luc. On fait le disque au complet!» La Pourpour, c’est ça, rien à moitié. De la musique de bonne humeur, me suis-je dit. De la joie de vivre à écouter en plein air ou dans un film italien.

    En revoyant Luc et Lou à l’avant-scène, j’ai pensé aux derniers mots de notre entrevue. Luc l’a regardée amoureusement en lançant: «Je t’invite à prendre une bière?» Une demi-heure plus tard, je les vois passer sur l’avenue du Mont-Royal, bras dessus, bras dessous, comme deux compères complices, seuls au monde. Ne manquait que l’accordéon et la guitare pour signer la musique d’un film dont la première scène serait jouée par une chanteuse country qui pleure en coupant un oignon et son coloc qui tombe en amour avec la larme en chute libre le long de sa joue.


    Loué: le film Le Party de Pierre Falardeau, dans lequel Lou Babin joue une chanteuse country qui vient donner un spectacle à des prisonniers. Luc Proulx est également de la distribution. Lou m’a fait pleurer. «Le plus difficile, ç’a été d’apprendre à sacrer! Luc m’a coachée», dit celle que Falardeau a encensée dans son livre La liberté n’est pas une marque de yogourt.

    Noté: les apparitions publiques de la Pourpour, dirigée par Jean Derome. Visez surtout l’extérieur, leur élément, le vendredi 11 juin, angle de Bullion et Mont-Royal, le samedi 12 juin, Place Dufresne, le reste sur leur site avec le disque: www.fanfarepourpour.com.

    […]

    «Il y a de ça trente ans. La première édition de la fanfare Pourpour. À l’époque, il n’était pas nécessaire de savoir bien jouer. Il suffisait d’aimer être ensemble. J’avais remarqué une adorable petite femme qui y jouait du cor. J’ai donc appris un peu de trombone pour être plus près d’elle. J’ai eu un enfant d’elle. Aujourd’hui, l’orchestre joue merveilleusement bien. Viva Pourpour!»

    Richard Desjardins

    «C’est ça Lou Babin. Aller au bout. Travailler en équipe sans faire chier personne. Donner. Donner encore. Se donner.»

    Pierre Falardeau, La liberté n’est pas une marque de yogourt

    La Pourpour, c’est ça, rien à moitié. De la musique de bonne humeur, […] de la joie de vivre à écouter en plein air ou dans un film italien.

    Fanfare Pourpour in Le Plateau

    “La Fanfare Pourpour s’amène, suivez la parade”, Emilie Russo, Le Plateau, June 3, 2010
    Thursday, June 3, 2010 Press

    Le clan Pourpour et sa joyeuse bande de musiciens ont lancé le 31 mai dernier leur quatrième disque, Danse des breloques, au Lion d’Or. Pour son 15e anniversaire, la célèbre fanfare du Plateau-Mont-Royal offre 15 pièces originales composées par les musiciens de la Pourpour.

    «On est le pire orchestre de marche au monde en quête de beauté», a dit Claude Vendette, joueur de saxophone et l’un des fondateurs de la fanfare.

    En effet, la Pourpour n’a rien de militaire. Son nouvel album puise dans un répertoire varié et dansant, aux sonorités klezmer (6250 la track), western (Partir), arabes (Croise le pont), et gitanes (Danse des breloques). Outre les cuivres, on y entend des instruments variés comme la scie musicale, l’accordéon et le banjo, de même que les jolies voix des musiciens en chœur.

    Ce quatrième album se démarque de son précédent, dédié à la musique de Lars Hollmer. Il rassemble une palette de dix compositeurs, tous des musiciens de la fanfare. «Tous les membres y mettent leur épice quand on fait de nouvelles chansons», illustre Némo Venba, trompettiste de la fanfare, compositeur et arrangeur musical. «Il y a une grande liberté dans notre orchestre, n’importe qui peut amener une pièce. Tu n’as même pas besoin de savoir écrire la musique pour composer pour la fanfare», ajoute Pierre Emmanuel Poizat, clarinettiste, également compositeur et arrangeur musical.

    Le résultat n’en est pas moins professionnel. Sur les 20 musiciens que compte la fanfare, plusieurs ont reçu une solide formation au Conservatoire de musique ou sont reconnus sur les scènes de jazz et de musiques actuelles, mais il y a également plusieurs musiciens autodidactes. Dans cet orchestre sans chef d’orchestre, chacun apporte son bagage et contribue à la musique. «C’est plus un clan qu’un groupe de musique», dit Luc Proulx, à la fois acteur, danseur, chanteur et guitariste de la fanfare.

    La famille de la Pourpour ne cesse de s’agrandir depuis ses débuts, mais continue de rajeunir. Les musiciens comme Némo et Pierre Emmanuel prennent la relève aux arrangements, à la composition et à la direction musicale. «Il y a une transformation à savoir que la deuxième génération de musiciens s’affirme de plus en plus, et a un niveau musical plus élevé. Ça se complète mieux», avance Lou Babin, accordéoniste et fondatrice de la fanfare.

    Déjà, les enfants des musiciens joignent la fanfare. «On est 20, je prédis que d’ici 5 ans on sera 30, et ça nous prépare à notre projet de faire une fanfare à 100 musiciens un jour, mais ça, c’est une autre histoire!», lance Némo.

    La tradition des fanfares sur le Plateau

    Tout a commencé autour d’une caisse claire et d’une trompette, quelque part sur le Plateau, en 1974.

    Arrivée à Montréal à l’âge de 20 ans, Lou Babin a fait la connaissance d’une «gang d’hurluberlus»: François Gourd, Christine Lajeunesse et Benoit Fauteux. Ils sont sortis tout bonnement, un samedi en après-midi, pour jouer dans la rue. La parade est vite devenue une tradition qu’ont suivie des dizaines de personnes armées de casseroles. La fanfare de l’Enfant fort était née. «Certains savaient jouer, d’autres non!», explique Lou Babin. «L’idée c’était de rencontrer les gens dans un esprit de fête. Ça a duré deux ans, puis on est partis en tournée.»

    Le goût de jouer sur scène et d’interpréter des pièces plus travaillées a mené à la création de la Pouet Pouet Band en 1978. Deux ans plus tard, le fils de Lou, Némo, naissait. Puis, plusieurs membres de la fanfare se sont dispersés.

    Seize ans plus tard, le goût de faire de la musique est revenu. La Fanfare Pourpour a vu le jour en 1995 et a lancé son premier album quatre ans plus tard. Aujourd’hui, la Fanfare joue plus souvent sur scène que dans la rue, mais n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa spontanéité.

    Spectacles à venir

    C’est sur une scène qu’il faut voir la Fanfare Pourpour pour saisir son énergie et sa poésie.

    «Quand on est là, il y a un événement qui se produit. Un gros orchestre comme ça qui joue, ce n’est pas anodin. Il y a un effet de masse!», avance Pierre Emmanuel Poizat.

    Aujourd’hui, la Fanfare joue plus souvent sur scène que dans la rue, mais n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa spontanéité.

    Fanfare Pourpour in La Presse

    “La Fanfare Pourpour: pour l’aventure humaine”, Alain Brunet, La Presse, May 31, 2010
    Monday, May 31, 2010 Press

    Signé Dyane Raymond, un portrait élogieux publié aux éditions Varia a déjà nommé le multi-instrumentiste et compositeur Jean Derome «l’homme musique». Et pour cause, parmi ses innombrables interventions, dont une participation prochaine au Festival international de jazz de Montréal avec ses Dangereux Zhoms, Derome est directeur musical de la Fanfare Pourpour. Cet ensemble d’une vingtaine de musiciens lance aujourd’hui un quatrième album: Danse des breloques.

    Rappelons que Pourpour s’inscrit dans une longue tradition contre-culturelle. Dans les années 60 et 70, des musiciens européens et nord-américains avaient entrepris de régénérer le concept de fanfare en lui conférant des répertoires beaucoup plus déjantés que ce à quoi on pouvait s’attendre alors. À Montréal, on ne faisait pas exception à la tendance, qui se prolonge jusqu’en 2010.

    «Pour faire la genèse de la Fanfare Pourpour, raconte Jean Derome, il faut remonter à L’Enfant Fort, qui jouait jadis dans les rues du Plateau. Benoît Fauteux et Christine Lajeunesse, qui ont été parmi les fondateurs de la Fanfare Pourpour, étaient de cette première aventure. Dans la même lignée est né ensuite le Pouet Pouet Band, puis la Fanfare Pourpour. Pendant un bon moment, le compositeur principal en était Bernard Poirier, que j’ai remplacé à la direction musicale après avoir été invité spécial de l’orchestre.»

    Depuis son accession à la direction musicale de Pourpour, Jean Derome a notamment transposé la musique de l’accordéoniste scandinave Lars Hollmer autour de laquelle la Fanfare a consacré son album précédent.

    «Ce qu’il y a de nouveau avec Danse des breloques, souligne notre interviewé, c’est qu’il y a une dizaine de compositeurs qui participent. Pour plusieurs d’entre eux, d’ailleurs, c’est la première composition enregistrée. Ces pièces inédites ont été arrangées par eux-mêmes ou avec l’aide d’autres membres comme le clarinettiste Pierre Emmanuel Poizat (PEP) et le trompettiste Nemo Venba — qui étaient tous deux dans les Faux Monnayeurs de Tomas Jensen.»

    Tango, flamenco, reggae, musiques des Balkans et autres genres variés se déploient ainsi dans le répertoire original de la Fanfare Pourpour. Jean Derome complète l’observation: «Nous jouons de plusieurs styles mais nous ne faisons pas dans la reprise. Nous sommes très ouverts même si nous conservons une touche foraine.»

    Le directeur musical insiste en outre sur le caractère multigénérationnel de la Fanfare Pourpour.

    «On garde nos vieux piliers, mais il y a beaucoup de musiciens plus jeunes. Benoît Fauteux a joué jusqu’à l’âge de 71 ans, il s’est retiré depuis quelques années. Nemo Venba a commencé à l’âge de 18 ans, il en a 29. L’accordéoniste Luzio Altobelli (Sagapool), Guido Del Fabbro (Pierre Lapointe) sont aussi parmi les jeunes de l’orchestre. C’est donc la rencontre de générations et d’horizons musicaux différents. Certains d’entre nous, par ailleurs, ne sont pas professionnels de la musique.

    «La performance technique, insiste Jean Derome, n’est pas un objectif important de la Fanfare Pourpour. Les partitions sont taillées sur mesure sur le potentiel de chacun. C’est un projet familial et humain avant tout. Une tribu! Ce qui est frappant avec les années, toutefois, c’est que le groupe s’améliore. L’intonation, le jeu d’ensemble… on arrive à quelque chose de vraiment bien.»

    Jean Derome met de l’avant le caractère autogéré de l’ensemble. «En ce sens, la chanteuse et accordéoniste Lou Babin est l’âme de la Fanfare. C’est elle qui en assume la gestion administrative et la coordination. Tout le monde peut donner son avis et Lou recueille sans cesse les points de vue de chacun. C’est très démocratique comme fonctionnement, mais ça ne marcherait pas si Lou ne faisait pas ce travail formidable. La Fanfare s’engage, d’ailleurs, dans plusieurs causes sociales et humanitaires, comme par exemple l’Action terroriste socialement acceptable. On arrive parfois à générer quelques revenus, mais c’est bien peu par rapport au travail accompli.»

    C’est un projet familial et humain avant tout.
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