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  • Rebecca Bruton + Jason Doell: a root or mirror, blossom, madder, cracks; together in Groove

    “Kritik”, Frank P Eckert, Groove, September 24, 2024
    Tuesday, September 24, 2024 Press

    Das Montréaler Streichquartett um die Bozzini-Schwestern Isabelle und Stéphanie hat sich von Beginn an herausgenommen, über die Ränder der Neuen Musik hinweg zu agieren. Zu ihren Interpretationen gehören eben nicht nur Alvin Lucier und John Cage, sondern ebenso elektronische Komponistinnen wie Èliane Radigue oder Sarah Davachi.

    Trifft das Quatuor Bozzini auf das ähnlich freigeistige junctQín keyboard collective, ist musikalisches Um-die-Ecke-Denken garantiert. Für a root or mirror, blossom, madder, cracks; together (Collection QB, 28. August) haben sie sich dieser Abenteuerlust entsprechende langformatige Stücke von Rebecca Bruton und Jason Doell ausgesucht, ebenfalls Grenzgänger:innen zu Ambient und elektronischer Pop-Avantgarde. Wo sich Brutons „The Faerie Ribbon” an der Schnittstelle von Freak Folk und Neuer Kammermusik bewegt, spielt Doells „to carry dust & breaks through the body” auf rein akustische Weise mit elektronischen Drone-ENekten, mit minimalen Verschiebungen in direkter Nachbarschaft etwa zu seinen digital manipulierten Pianostücken auf dem experimentellen Ambient/Pop-Label Whited Sepulchre.

    … musical thinking outside the box is guaranteed.

    Rebecca Bruton + Jason Doell: a root or mirror, blossom, madder, cracks; together in PAN M 360

    “Critique”, Frédéric Cardin, PAN M 360, September 1, 2024
    Sunday, September 1, 2024 Press

    Il y a de ces albums qui semblent porter la marque d’un niveau supérieur d’exécution et d’importance créative. C’est le cas de ce tout nouvel opus du magistral Quatuor Bozzini, de Montréal, accompagné ici de l’ensemble piano six-mains (oui, six!) JunctQin (prononcer Junction), de Toronto. Vous me direz peut-être que c’est souvent le cas avec les Bozzini. Bien sûr. Mais concentrons-nous sur cette proposition exceptionnelle, bâtie sur l’exécution de deux œuvres canadiennes: The Faerie Ribbon, de Rebecca Bruton, et to carry dust & breaks through the body de Jason Doell.

    Si les deux pièces sont à tout point de vue expérimentales, elles n’en demeurent pas moins douces et feutrées. La plus accessible des deux est celle de Rebecca Bruton, une compositrice de Calgary. Celle-ci nous invite dans son univers scintillant avec des gestes pointillistes qui illuminent agréablement l’espace. En plus du piano six-mains et des cordes, il est demandé aux interprètes de chantonner doucement ici et là. Le résultat est d’une grande beauté, certes contemporaine, mais accessible grâce à une «centralité tonale» oscillante, inspirante plutôt que directive. La syntaxe discursive de l’œuvre est divisée en épisodes texturaux facilement identifiables: ça débute dans le foisonnement volubile pour se retrouver plus loin dans un monologue mécanique et monotone avant une sorte de synthèse des deux, dans un contrepoint chargé dont la récitation en formules répétitives rappelle Morton Feldman. Mais ce qu’il faut principalement retenir c’est la beauté envoûtante et sophistiquée de The Faerie Ribbon. Les remarquables contrastes de textures, de toucher et de résonances imposées aux interprètes sont entièrement maîtrisées par les sept musiciens, particulièrement les Bozzini, qui doivent redoubler d’efforts pour bien rendre toutes les nuances presque ultrasoniques de la partition.

    Deuxième (et seule autre) pièce au programme: to carry dust & breaks through the body, sans majuscule, de Jason Doell. Je reviens encore à Feldman pour la comparaison, cette fois de façon plus appuyée. Des accords de pianos tempérés sont déposés sur des glissandi descendants répétitifs. La différence avec le compositeur étasunien bien connu est que Doell fait couler très subtilement ses accords de cordes dans des interstices microtonaux. Cela crée une impression d’étrangeté et d’instabilité très finement perceptible grâce à laquelle on finit par se demander si ce sont les cordes qui sont décalées, ou le piano! C’est brillant et, encore une fois, étrangement séduisant.

    La méticulosité de l’interprétation est excellente et les Bozzini, avec leurs amis de JunctQin, accomplissent de petits miracles de douceur et de clarté infinitésimale.

    À ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le meilleur de la musique d’aujourd’hui.

    À ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le meilleur de la musique d’aujourd’hui.

    Rebecca Bruton + Jason Doell: a root or mirror, blossom, madder, cracks; together in Bandcamp Daily

    “The Best Contemporary Classical Music on Bandcamp, August 2024”, Peter Margasak, Bandcamp Daily, August 29, 2024
    Thursday, August 29, 2024 Press

    In his sharply observed liner note essay, Canadian composer Martin Arnold refers to the two pieces on this beguiling album—written by Rebecca Bruton and Jason Doell — as “psychedelic,” which is not a description one expects for contemporary classical music. “It seems to me that undermining/displacing cultural conventions/pre-conditionings is not a straightforward task. You can’t just do something that’s not them: something the opposite or something exotically strange, for example.” Indeed, both works undercut a familiarity with weird, disorienting elements. In Bruton’s Faerie Rhythm, it’s the composer’s own folk-ish, wordless singing and shy whistling that feels deliciously alien, limning elegantly proportioned lines and shapes articulated by Montréal’s endlessly adventurous and adaptable Quatuor Bozzini. All of that sits alongside the work of Toronto keyboard trio junctQín, which sticks exclusively to acoustic piano here. The relative activity of the two outer sections of the piece involved all the musicians, but the two middle parts strip things down to a sparse solo piano passage, which is soon enhanced by solo piano, joining to refashion the outer parts in a solemn, melancholy reverie of unabashed beauty and deceptive simplicity. Doell’s undeniably trippy “to carry dust & breaks through the body” get a lot of its warped qualities from the deceptive fake drone that emerges as the strings steadily pitch down half a step throughout the piece while the piano maintains the same tuning, which makes it seem as if the keyboard is losing it. The interplay between the work’s tender melodic thrust and the increasingly sour harmonic confusion provides its unalloyed power.

    … both works undercut a familiarity with weird, disorienting elements.
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