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  • Live at Upstairs 2008 in La Presse

    “Dans le plus pur esprit mingussien”, Alain Brunet, La Presse, May 24, 2009
    Sunday, May 24, 2009 Press

    Au sein de cet ensemble se trouvent les deux plus éminents spécialistes montréalais de l’œuvre du grand Charles Mingus: le contrebassiste Normand Guilbeault et le saxophoniste/flûtiste Jean Derome, auxquels se joignent le clarinettiste Mathieu Bélanger, le trompettiste Ivanhoe Jolicœur, le pianiste Normand Deveault, le batteur Claude Lavergne et la chanteuse Karen Young. La connaissance profonde de l’esthétique mingussienne a conduit cet ensemble à de formidables résultats, comparables aux meilleurs ensembles new-yorkais qui perpétuent l’œuvre et l’esprit du légendaire contrebassiste, leader visionnaire, indéfectible militant. L’ancrage dans le swing et le blues, les débordements extatiques, l’engagement viscéral, la modernité des ouvertures atonales, le puissant soutien rythmique, ce chaos organisé dans la grande virtuosité que préconisait Mingus, tout est là dans cet enregistrement public réalisé en 2008 à l’Upstairs. Album généreux s’il en est, cet Hommage à Mingus procède ainsi à de magnifiques relectures, de Passion of a Woman Loved à Weird Nightmare en passant par Sue’s Changes.

    La connaissance profonde de l’esthétique mingussienne a conduit cet ensemble à de formidables résultats, comparables aux meilleurs ensembles new-yorkais…

    Live at Upstairs 2008 in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, May 14, 2009
    Thursday, May 14, 2009 Press

    Il y a 30 ans que Charles Mingus nous a quittés, mais le contrebassiste Normand Guilbeault prouve encore une fois, avec le troisième disque de son projet Hommage à Mingus, que sa musique est toujours bien vivante. Entouré de quelques-uns des meilleurs musiciens montréalais (des vents d’enfer avec Jean Derome aux saxophones, Ivanhoe Jolicœur à la trompette et Matthieu Bélanger aux clarinettes, l’excellent Normand Deveault au piano et le tout aussi habile Claude Lavergne à la batterie), Guilbeault leur laisse de la place en masse, et on s’en réjouit, parce qu’ils savent quoi faire avec! Karen Young chante aussi sur deux titres. Une prestation de haut niveau.

    Une prestation de haut niveau.

    Live at Upstairs 2008 in Sorties Jazz Nights

    “CDJazz”, Christophe Rodriguez, Sorties Jazz Nights, April 23, 2009
    Thursday, April 23, 2009 Press

    Chose promise, chose due, la saison jazz reprend de plus belle avec ce trépidant hommage au contrebassiste et compositeur Charles Mingus. À la tête de cette aventure, il y a bien entendu le contrebassiste montréalais Normand Guilbeault, maître es arts de l’univers «mingusien» et meneur d’hommes intrépides. Bien que ce ne soit pas le premier disque consacré à Mingus, cette nouveauté revêt un caractère particulier puisqu’elle a été enregistrée devant public au Upstairs, d’où l’effet d’entrainement et les quelques solos presque hors du commun. Comme le souligne si bien le multi-instrumentiste et arrangeur Jean Derome dans la préface: «On ne plonge pas dans le pays Mingus comme dans un voyage organisé ou la visite guidée d’un musée. Il faut s’y lancer cops et âme». Amis du jazz, vous voilà prévenu et croyez-en votre signataire, l’achat vaut amplement le détour. Des moments d’émotions, un swing tripatif, du blues qui sonne comme une «tonne de brique»: Song With Orange et en plus, la lumineuse Karen Young sur deux pièces: Weird Nightmare et Eclipse. Remercions ces corsaires qui arrivent avec les beaux jours! Disponible le 5 mai.

    Des moments d’émotions, un swing tripatif, du blues qui sonne comme une «tonne de brique»

    Live at Upstairs 2008 in Le Devoir

    “Le salut de Guilbeault à Mingus”, Serge Truffaut, Le Devoir, April 18, 2009
    Saturday, April 18, 2009 Press

    Reprendre Duke Ellington, comme c’est bien écrit, bien arrangé, ça peut aller même si ce n’est pas évident. Reprendre Thelonious Monk, si on a le sens du contre-pied, de la déstabilisation, le souci de l’originalité, ça peut fonctionner même si ce n’est pas facile. Reprendre Charlie Parker, ça commande une sacré dose de culot, une dose de cheval sauvage. Mais reprendre Charles Mingus

    Reprendre Mingus, le Falstaff du jazz, le grand énervé, l’ultra de la passion, l’alchimiste des musiques de Stravinski, de Bartók avec le gospel, celui des saints des derniers jours, le blues des champs, le «bi-beaupe» de Bird et des chants d’oiseaux chers à Eric Dolphy, ça exige tout ce qui a été mentionné plus haut avec en sus une observation constante de la ténacité. Bref, en plus d’avoir une maîtrise musicale hors du commun, il faut être un peu fou, un tantinet déjanté. C’est ce qu’est Normand Guilbeault, grand contrebassiste devant l’Éternel, formidable chef de bande, grand défricheur des terres chaotiques.

    Trois fois plutôt qu’une

    C’est la troisième fois qu’il s’attaque à Mingus. La deuxième fois pour Ambiances magnétiques, la première ayant été pour Justin Time. Pis? C’est réussi, au-delà, bien au-delà de nos espérances. Et ce, tout d’abord parce qu’il s’est entouré de musiciens aussi redoutables qu’étonnants.

    Aujourd’hui comme hier, Jean Derome est à l’alto, aux flûtes et au baryton. En fait, au baryton il est aussi profond que Pepper Adams et aussi fonceur que Hamiet Bluiett. À la trompette, Ivanhoe Jolicœur déploie une chaleur et une sensualité entremêlées des bâillements de crocodile chers aux souffleurs de La Nouvelle-Orléans qui laissent pantois. Tellement que Jolicœur est peut-être bien le grand méconnu du jazz de Montréal, du Québec, du Canada, de ce que vous voulez.

    À la clarinette, la normale comme la basse, Mathieu Bélanger s’avère comme toujours la valeur ajoutée à la puissance dix. Il est en tout cas le frère d’armes de David Murray, qui proposa il y a quelques années de cela un album consacré à… Mingus. À la batterie, il y a Claude Lavergne qui pousse les autres et les retient comme et quand il faut, Lavergne qui a juste ce qu’il faut de fougue, d’énergie, d’à-propos, Lavergne qui est maître des ponctuations. Et il y a enfin la grande et splendide surprise.

    Il s’agit de Normand Deveault, pianiste de son état, qui a intégré le groupe de Guilbeault après un très long séjour en Guadeloupe. Deveault a ceci d’extraordinaire qu’il descend en droite ligne de Don Pullen. Et alors? Entre Horace Parlan, Jaki Byard et Pullen, qui tous ont été les pianistes de Mingus, on a toujours eu un faible pour ce dernier parce qu’il n’avait pas son pareil pour mettre en relief les inclinations que Mingus avaient pour Stravinski et Bartók. C’est pas compliqué, Deveault a ceci d’admirable que, contrairement à bien des pianistes, il dépasse la technique. Comme si celle-ci était loin, très loin derrière.

    Pour confectionner cet album enregistré live au Upstair’s, Guilbeault a réarrangé six compositions de Mingus: Passions of a Woman Loved, Song with Orange, Weird Nightmare, Prayer for Passive Resistance, Eclipse et Sue’s Changes. Sur deux de ces pièces, Karen Young chante avec beaucoup de sensibilité et de justesse des pièces réputées difficiles.

    On l’a souligné, on le répète, le résultat est splendide. Étonnant, captivant. C’est du grand jazz, très grand même. Chapeau!

    On l’a souligné, on le répète, le résultat est splendide. Étonnant, captivant. C’est du grand jazz, très grand même. Chapeau!
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