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  • Jardin d’exil in La Presse

    “Nouvelle génération”, Alain Brunet, La Presse, October 9, 2004
    Saturday, October 9, 2004 Press

    Sauf le batteur Thom Gossage, les musiciens regroupés au sein de cet Ensemble en pièces sont jeunes, inconnus pour ainsi dire.

    Ces inconnus n’en sont pas moins illustres, à commencer par le saxophoniste (alto, soprano) et clarinettiste (basse) Philippe Lauzier ainsi que le pianiste Alexandre Grogg, compositeurs de la formation. Sauf exception, ce qu’on découvre ici est un surprenant vivier de jazz contemporain. Contrairement à la génération précédente où ce territoire d’expression était trop souvent l’exutoire d’autodidactes radicaux et peu compétents au plan technique, ces musiciens manifestent tous une maîtrise comparable aux meilleurs conformistes. La trompette d’Andy King est claire, puissante, précise. La contrebasse de Christophe Papadimitriou est circonspecte. Les phrases d’Alexandre Grogg reprennent les acquis des meilleurs artilleurs de jazz contemporain et révèlent un pianiste des plus prometteurs. Idem pour les envolées du saxophoniste Philippe Lauzier, un musicien des plus créatifs. Voilà plus qu’un exercice de style, plus qu’un travail de synthèse. Voilà un ensemble à suivre de près.

    +: L’étonnante maîtrise du genre

    -: Peu de surprises malgré tout

    Voilà plus qu’un exercice de style, plus qu’un travail de synthèse. Voilà un ensemble à suivre de près…

    Jardin d’exil in JazzoSphère

    “Critique”, Eric Normand, JazzoSphère, no. 23, October 1, 2004
    Friday, October 1, 2004 Press

    Ambiances Magnétiques lançait cet automne une nouvelle étiquette consacrée au jazz. Leur première parution mise sur l’Ensemble en pièces, jeune groupe jazz montréalais, travaillant des compositions originales du saxophoniste Philippe Lauzier et du très doué pianiste Alexandre Grogg. Le jeune groupe prometteur, nous offre un album doux et calme aux arrangements originaux, alliant lyrisme, fanfare et improvisations risquées. Ce sont surtout les thèmes et les arrangements qui sont frappants, conférant au groupe un son chaud et particulier. La musique est posée et les solistes y sont un peu trop discrets. Malgré tout, ce disque comporte un large spectre d’influences qui lui confère une originalité certaine et qui le place bien loin des jeunes néo-boppers. Ces musiciens sont excellents, étonnamment dans l’aspect le plus associé à la maturité: l’arrangement et la texture. Ils devraient maintenant laisser davantage jaillir la fougue de leur jeunesse, une étincelle qui nous ferait oublier les quelques maladresses. Personne n’est parfait.

    Ces musiciens sont excellents, étonnamment dans l’aspect le plus associé à la maturité: l’arrangement et la texture.

    Jardin d’exil in La Scena Musicale

    “Critique”, Marc Chénard, La Scena Musicale, no. 10:2, October 1, 2004
    Friday, October 1, 2004 Press

    Formation de la relève jazzistique montréalaise, l’Ensemble en pièces signe ici son premier enregistrement. Du même coup, ce quintette, codirigé par le pianiste Alexandre Grogg et le saxophoniste Philippe Lauzier, inaugure en quelque sorte une nouvelle ligne de disques à saveur nettement plus jazzée que ceux produits par cette étiquette, réputée pour ses musiques expérimentales improvisées libertaires. Bien que l’improvisation ait sa place, le groupe nous propose plutôt un projet d’écriture, soit quatorze pièces composées par l’un ou l’autre de ses codirecteurs. Pour reprendre la notice liminaire à l’endos de la pochette cartonnée de cette parution, il s’agit bien d’«un équilibre posé entre la retenue et la spontanéité», donc on nous offre une musique assez réfléchie, finement ciselée dans ses détails mais jouée à peu de risques ou périls. Outre le pianiste, qui réussit à susciter quelques étincelles (plages 5 et 10), les solos sont mesurés, concis et sans bavardage aucun, mais tout de même en mal de surprises. À l’envers de la médaille, l’écriture fait preuve d’une maturité certaine, car on y ressent autant des relents de jazz contemporain américain qu’européen, et, à certains moments, on a l’impression de baigner dans des climats sonores réminiscents de certains titres ECM. Si les ambiances évoquées par cet enregistrement ne sont pas électrisantes, elles sauront plaire aux gens qui savent apprécier une musique bien (r)affinée. Un travail bien mené donc, mais il faudra quand même leur souhaiter de faire lever les choses un peu plus pour la prochaine fois.

    … l’écriture fait preuve d’une maturité certaine, car on y ressent autant des relents de jazz contemporain américain qu’européen…
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