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  • Speaking in Tongues in ImproJazz

    “Critique”, Luc Bouquet, ImproJazz, no. 111, January 1, 2005
    Saturday, January 1, 2005 Press

    La fusion des formes (ici, percussions sud-indiennes, improvisation et musique contemporaine) ou le risque de sombrer dans le plus petit dénominateur coinmun. Les trois premières plages de Speaking in tongues ne nous rassurent guère: rythme, coloriage, frontières bien protégées, refus de la subversion. Bref plus de craintes que d’intrigues. C’est à partir de la quatrième improvisation (RaMa) que les doigts se libèrent et s’abandonnent: l’acier vibrant, jusqu’à présent trop discret de Rainer Wiens, trouve sa place et s’immisce dans les fissures d’une musique de plus en plus emportée. Le violon de Malcolm Goldstein (jusqu’ici grinçant, déroutant, nerveux et prolixe, ce qui, ou en conviendra, n’est pas rien) espace le silence et s’abandonne corps et âme à l’instant. Plus tard, les percussions de Ganesh Amandan oublieront le rythme au profit de la seule impulsion. Les timbres pourront s’entrelacer, les énergies se lier. La musique sera collective, partagée, résolue, déroutante. L’aventure peut continuer.

    Les timbres pourront s’entrelacer, les énergies se lier. La musique sera collective, partagée, résolue, déroutante.

    Speaking in Tongues, Risque et pendule in Coda Magazine

    “Montreal Recordings”, Mike Chamberlain, Coda Magazine, no. 316, July 1, 2004
    Thursday, July 1, 2004 Press

    Montréal’s very active local music scene is characterized by an independence of spirit and a penchant for experimentation, epitomized best by the Ambiances Magnétiques label.

    Two recent recordings on Ambiances manifest the variety of music that falls under the heading of musique actuelle. The first is Risque et pendule by l’Ensemble Pierre Labbé. Labbé himself plays the tenor saxophone and flute, but his sextet is really a string band that features the violin and cello of Nathalie Bonin and Julie Trudeau respectively, the electric guitar of Bernard Falaise, and the rhythm section of Frédéric Alarie (bass) and Claude Lavergne (drums). The music has a cinematic feel — the compositions move from episode to episode, and the instruments seem to “talk” against one another. Labbé uses all the colors that his instrumental palette allows, and the musicians pull off the whole thing with panache.

    Ga Ma Ra is the trio of percussionist Ganesh Anandan, violinist Malcolm Goldstein, and guitarist Rainer Wiens, and their first album is Speaking in Tongnes. The interest here is in the interplay among these three mature voices. While the liner notes do not say so, the music appears to be mostly improvised. Firmly rooted in their respective traditions — South Asian, contemporary classical, jazz — Anandan, Goldstein, and Wiens are nonetheless able to communicate quite effectively with music that speaks to the possibility of an organic fusion of voices.

    … music that speaks to the possibility of an organic fusion of voices.

    Speaking in Tongues, Risque et pendule in ImproJazz

    “Critique”, Marc Sarrazy, ImproJazz, no. 104, April 1, 2004
    Thursday, April 1, 2004 Press

    Vingt et un ans que ce label existe, et toujours cette recherche d’audace et d’originalité. Voici deux nouveautés, deux créations inédites (certains musiciens figuraient déjà dans quelques disques du label)…

    Ganesh Anandan, Malcom Goldstein et Rainer Wiens (guitare préparée) forment le trio Ga Ma Ra: le violon virevolte avec ferveur, ectoplasme grinçant et insaisissable, dessine d’étranges figures dans l’espace, des Kandinsky aux angles impossibles, des Miró aux couleurs folles, la guitare à côté se prépare, rature, gribouille avec délice des arrière-plans fissurés, des avant-plans rougeoyants, les percussions esquissent des danses de pluie, des danses de feu, impulsent quelques rythmes de chamans… De cette musique profondément sincère, se dégage une forte impression d’exotisme (à lire en son sens le plus noble).

    L’Ensemble Pierre Labbé est un sextet qui unit le leader à quatre cordes (violon, violoncelle, guitare électrique, contrebasse) et un batteur. Sa musique prend des tournures insoupçonnées: alerte, ardue, fraîche, gracieuse, inventive, personnelle, elle se réalise à la croisée des genres, sorte de musique de chambre improvisée. Ceci dit, l’écriture tient une large place dans l’œuvre et, méticuleuse, favorise certainement la profusion d’idées. La finesse du son séduit, tout comme les entrelacs guitare électrique / cordes acoustiques. La première pièce, Outrages, propose maints détours enivrants, avec un son de ténor éraillé, épais et sauvage. Soulignons aussi le jeu de guitare de Bernard Falaise, subtil… magnétique.

    Ces deux disques, chacun à sa façon, privilégient les cordes et ouvrent des espaces pleins de vie. Aura-t-on l’occasion de voir ces formations en concert dans notre pays?

    Sa musique prend des tournures insoupçonnées: alerte, ardue, fraîche, gracieuse, inventive, personnelle…

    Speaking in Tongues in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 59, March 4, 2004
    Thursday, March 4, 2004 Press

    Speaking in tongues, réalisé par un autre trio, est d’une essence différente. S’il y a aussi confrontation entre deux instruments à cordes (une guitare préparée pour Rainer Wiens, le violon pour Malcolm Goldstein), le troisième volet instrumental est tenu par le percussionniste indien Ganesh Anandan. La conffontation de ce dernier, issu d’une tradition musicale d’lnde du Sud, avec deux improvisateurs lui fait dépasser largement ses racines, d’autant plus qu’il manipule, outre diverses percussions ethniques (kalimba, peau, steel drum), des tambourins modifiés (préparés en quelque sorte). Son jeu est en phase avec l’approche improvisatrice de ses partenaires, qui font une part importante à des structures assez mélodiques et nourries (plus parhculièrement pour le violoniste) dans des pratiques marquées par les musiques contemporaines.

    Speaking in Tongues in Bad Alchemy

    “Kritik”, Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no. 43, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Auf Speaking in Tongues (AM 118) erklingen die improvisationen eines ungewöhnlichen trios, bestückt mit südindischer percussion von Ganesh Anandan, der’zeitgenössischen’ violine von Malcolm Goldstein und der präparierten gitarre von Rainer Wiens. Alle Zeichen verweisen also auf ‘Fusion’ oder ‘Weltmusik’. Die drei virtuosen, von denen Goldstein & Wiens mit Chants Cachés. (AM 066) schon einmal auf Ambiances magnétiques aufgetaucht sind, entziehen sich jedoch diesem klischee, indem sie ganz ohne Eklektizismen oder synthetische ‘Versöhnung’ einem abstrakten expressionismus frönen. Ethnische oder kulturelle zuordenbarkeit wird durchkreuzt durch reine klangverliebtheit, die mit chromatischen finessen vor allem der furiosen violine und mit Dynamikwechseln insbesondere der nuancierten percussion zu faszinieren versteht, während Wiens string-noise als rätselhafter schatten durch die webmuster irrlichtert. Ein highlight ist das gastspiel des saxophonisten Frank Lozano, der als liebeskranker esel Fra Ma Ga Ra zum kabinettstück an komik macht. Immer wenn sich das abgeklärte Know-how zu der im titel versprochenen pfingstlichen glossollalie hinreißen lässt, beginnt im funkenwirbel der geist derart purer musik zu zünden. In dieser einzig legalen form von brandstiftung ereignet sich als permanenter Geburts- und gärungsvorgang eine ‘Neue Musik’, die sich ihrer gänsefüßchen nicht zu schämen braucht.

    Speaking in Tongues in Octopus

    “Critique”, Vincent Lecoeur, Octopus, no. 27, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Quand l’improvisation rime avec plaisir, c’est souvent du Québec qu’elle provient. C’est dans ce pays que le trio Anandan, Goldstein, Wiens, a enregistré Speaking in Tongues (Ambiances Magnétiques). Leur discussion instrumentale est tantôt rythmée et spontanée, tantôt apaisée et chercheuse. Avec beaucoup d’écoute mutuelle, le trio parvient à créer un langage riche qui ne tient pas que dans la variété instrumentale (des instruments indiens de Ganesh Anandan, le violon véloce de Malcolm Goldstein, la guitare préparée de Rainer Wiens). Les espaces silencieux sont préservés tout autant que les élans passionnés. C’est là le trésor d’une langue sans mots…

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