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  • Canot-camping, expédition 4 in Splendid E-Zine

    “Review”, Luke Martin, Splendid E-Zine, June 12, 2002
    Wednesday, June 12, 2002 Press

    Canot-camping is a rather strange kettle of fish. Its appearance on disc marks the preservation — though I’d imagine not in the ultimate version thereof — of a composition that’s complex, frustrating, and often surprisingly rewarding. Why so? Because it’s akin to John Zorn’s Cobra (and other segments of that composer’s other, earlier work) inasmuch as it relies on a series of gestures to inform players what to play, and when. Some of these are listed in the liner notes — it’s reassuring to note that metal’s favoured devil’s horns gesture is used to symbolize “solo” — though there are over sixty of them available to choose from. So, rather than a set score or “right” way of handling Derome’s ideas, there’s only performance to use as a yardstick: this CD is a record of the fourth canoeing excursion that’d been made, though the piece has since gone through two more iterations.

    Derome and the ten musicians under his direction try their damndest to bring the river into your headphones, to make you a part of their canoeing holiday. Largely, they succeed; the tones of the ensemble — winds, two contrabasses, strings, some brass and some self-constructed instruments — are broad enough that you can hear the “nature sounds” that are evoked, without being overly conscious of being able to namecheck the instrument from which they originate. There’s no feeling of avant-jazz chops-for-chops-sake showmanship: everything here sounds naturalistic. From the traffic sounds of the disc’s opener — all honking horns and traffic-jam frustration — to the glistening star-sounds of Lac 3/Constellations and the grunting-muso bestiary of Animaux, you’re there, in the boat, hearing (sometimes literally) the sound of paddle slicing into water. Admittedly, there are times when nothing makes sense — save for the rocking feeling of the music, which manifests itself as an occasional auditory seasickness — but the quality on display here, and the deft touch exhibited by the musicians, is enough to make you push on through the slacker pieces.

    Like much loosely-guided improv, there are moments on this disc that’ll try your patience; hard-blown horn farts and moments that are more indicative of pissing about than of a journey by canoe occur occasionally, and frustrate immensely — though thankfully, this is rare, and a mark of the high quality captured here. There are negative aspects to this trip upriver, but the evocative soundscape that’s created by this paddle-carrying troupe is superb.

    … the evocative soundscape that’s created by this paddle-carrying troupe is superb.

    Canot-camping, expédition 4 in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 52, June 1, 2002
    Saturday, June 1, 2002 Press

    Dans le second enregistrement, Jean Derome convie une dizaine de ses amis du collectif dont Joane Hétu, Diane Labrosse, Martin Tétreault, Tom Walsh, et Pierre Tanguay à l’accompagner dans une expédition en Canot-camping.

    Le parcours, les rencontres, les paysages ou tout simplement le quotidien d’une telle expédition — monter la tente, faire la popote, se baigner, se repérer sur une carte… — constituent autant de prétextes à formuler d’autres textures musicales, ouvertes aux initiatives de chaque “randonneur”, dans le cadre d’un itinéraire prévu par le tour-opérateur. Plus que Le magasin de tissu, cette expédition, dont le présent recueil en constitue la quatrième édition (les trois premières furent proposées sur trois scènes: Montréal, Victoriaville et Ottawa), est apte à susciter l’intérêt des auditeurs / randonneurs virtuels, par l’imaginaire qui s’attache à chacune des textures proposées.

    Canot-camping, expédition 4 in SOCAN — Paroles & Musique

    “Lancements”, Julie Tassé, SOCAN — Paroles & Musique, no. 9:2, June 1, 2002
    Saturday, June 1, 2002 Press

    C’est sur 21 improvisations que Jean Derome nous entraîne pour une 4e expédition sur la rivière au courant actuel. Impossible d’oublier quoi que ce soit, grâce à l’œuvre Les préparatifs qui nous fait la liste des articles essentiels à une telle expédition. Les canoteurs sont entre autres Joane Hétu, Normand Guilbeault et Diane Labrosse. Jean Derome dirige de main de maître cette aventure musicale des plus originale, au menu plein d’humour (ex. Bébittes, Partie de dominos, Popotte-vaisselle 2).

    Canot-camping: 100th Ambiances Magnétiques release

    Wednesday, March 20, 2002 New releases

    Created for “Une exposition de musique” (Montréal, 2000), also performed at the Festival international de musique actuelle de Victoriaville (2000) and in March 2002 at Cinquième salle of Place des Arts (Montréal), Jean Derome’s orchestral work Canot-camping is finally issued on CD. This 100th release of the Ambiances Magnétiques label is an extraordinary musical journey in which twelve inescapable figures of Québec new music scene takes us on a delicate, clear and moving excursion.

    Canot-camping, expédition 4 in Ici Montréal

    “Compact!”, Catherine Perrey, Ici Montréal, March 14, 2002
    Thursday, March 14, 2002 Press

    Cette expédition 4 est à parcourir d’une traite. Une musique d’ensemble, interprétee par dix instrumentistes, et, comme c’est toujours le cas avec Jean Derome, une musique dessinée sur mesure. Les amateurs en conviendront, les subtilités de cette activité, tout entière tournée vers les bruits extérieurs, la nature sauvage, décoifferont peut-être les trop citadins d’entre nous, coincés entre l’asphalte et l’humus. Sous le signe de la métaphore. Le tout est de bien se concentrer sur le thème du disque, sinon, on perd le contrat! L’impressionnisme sonore est ici à tout crin, confinant quelque part à l’életroacoustique (comparaison très élastique), et commençant par un inventaire conçu à la mode Perec. 8

    L’impressionnisme sonore est ici à tout crin, confinant quelque part à l’életroacoustique… et commençant par un inventaire conçu à la mode Perec.
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    Canot-camping, expédition 4, Jean Derome in La Presse

    “Pagayer sur les ondes sonores”, Alain Brunet, La Presse, March 13, 2002
    Wednesday, March 13, 2002 Press

    Chaque été, Jean Derome se paie immanquablement une semaine de canot-camping avec sa tendre moitié, la saxophoniste Joane Hétu. Sacs en bandoulière, le couple prend l’autobus au terminus Voyageur. Les tourtereaux traversent ainsi les Laurentides et descendent au Domaine du parc de La Vérendrye afin d’y louer une embarcation et y vivre un rituel de quelques jours en pleine nature, sans l’intention de se prendre pour l’explorateur dont le fameux parc national porte le nom. «On se remarie chaque année, on signe pour une autre», blague le compositeur et multi-instrumentiste, à la veille d’une nouvelle expédition. Sonore, cette fois: ce soir et demain à la Cinquième Salle de la Place des Arts, 10 instrumentistes-improvisateurs regroupés sous la bannière Super Musique seront conviés aux cinquième et sixième expéditions de Canot-camping.

    «Tout dépend du climat, de la température, de l’humeur des acteurs, explique Jean Derome. C’est donc comme une expédition. En canot-camping, tu es obligé d’inventer sans cesse car tu n’as que peu de moyens pour réagir aux éléments. Tout est toujours sommaire, rien n’est établi. J’y vois beaucoup de rapports avec l’improvisation. «Ce qui est transposé à la musique, ajoute le musicien ce n’est pas tant de reproduire les sons perçus lors des vraies expéditions de canot-camping que les idées qui s’en dégagent -vagues des lacs, courant des rivières, vent, pluie, orages, insectes, etc. Ce qu’on écoute au parc de La Vérendrye n’est, d’ailleurs, pas si riche, c’est pourquoi les pièces improvisées par l’ensemble Super Musique s’avèrent souvent contemplatives.»

    Ce qui n’empêche aucunement une variété de climats sonores, assure l’interviewé. Les 11 improvisateurs réunis autour de Jean Derome (le contrebassiste Normand Guilbeault, la claviériste-échantillonneuse Diane Labrosse, le tromboniste Tom Walsh, la saxophoniste Joane Hétu, on en passe) n’essaient pas de reproduire des sons perceptibles dans les Hautes-Laurentides.

    «Il ne s’agit pas d’une description sonore, tranche Derome. Toutefois, plusieurs idées de mes voyages en canot-camping me servent d’images. Par exemple, il m’arrive de diviser la formations en parties distinctes; dans chaque «canot», un leader émet une consigne visuelle et déclenche une pulsation qui rappelle le coup d’aviron. Cette métaphore est le point de départ d’un travail de pulsation en déphasage — puisque chaque canot a son rythme propre. «Les idées du canot-camping, donc, sont fertiles pour les improvisateurs. En fait, ce n’est pas tant le canot-camping qui m’intéresse, mais faire en sorte que les musiciens soient stimulés et puissent improviser un matériel riche. Tu peux ainsi faire en sorte que leur jeu se modifie à chaque expédition.»

    Encore faut-il distribuer des consignes précises, voire évocatrices. Les Butch Morris, John Zorn et autres Fred Frith ont leurs codes distincts lorsqu’ils mettent en branle ce qu’ils nomment des game pièces, jeux d’improvisation sonore répandus au sein des avant-gardes sonores. Or, puisque les consignes de tels jeux improvisés ne sont pas universelles, chaque leader doit inventer les siennes. Jean Derome y a vu: «Nous nous sommes entendus sur une soixantaine de signes visuels, dont plusieurs s’inspirent du langage des sourds-muets.» Voilà qui ajoute à la dimension visuelle!

    On rappellera que la première expédition sonore avait eu lieu en avril 2000 au Théâtre La Chapelle, Jean Derome y était alors artiste en résidence. Puis l’équipée a pagayé sur les ondes sonores au Festival international de musique actuelle de Victoriaville, une autre fois au Festival de jazz d’Ottawa avant d’enregistrer un disque l’automne dernier à la Société Radio-Canada -lancé tout récemment sur l’étiquette Ambiances Magnétiques. Compte-t-on reproduire cette quatrième expédition? Pas du tout, improvisation oblige. «Les expéditions 5 et 6 seront différentes, de garantir Jean Derome. Tout ce qu’on y conservera, ce sont les préparatifs du voyage… qui sont toujours les mêmes lorsque je me rends avec ma blonde au parc de La Vérendrye. Cette approche musicale, en somme, est aussi vaste que le parc lui-même; à chaque représentation, on en explore un coin, on y effectue un trajet différent.»

    … une variété de climats sonores…
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