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  • Les clarinettes ont-elles un escalier de secours? in Décibels

    “Critique”, Michel Harvey, Décibels, April 29, 1998
    Wednesday, April 29, 1998 Press

    Personnage discret, mais musicien perspicace, depuis plus de vingt ans, le clarinettiste Robert Marcel Lepage explore tout un monde à partir de cet instrument à vent hors du commun. À travers sa musique, il nous convie à une véritable apologie de la sympathique clarinette, qui a déjà eu le privilège d’être à la tête des gros orchestres de jazz de la belle époque du swing. Il a été bien négligé depuis ce temps béni. Supplanté par le saxe soprano dans son registre de sonorités, il demeure cependant toujours synonyme de jeu et d’énergie. C’est du moins ainsi qu’on l’entend entre les doigts de Robert Marcel Lepage. Depuis Chants et danses du monde inanimé qu’il a concocté avec René Lussier en ’84, ou l’inoubliable La traversée de la mémoire morte en ’87 et de nombreux autres titres tout aussi remarquables les uns que les autres, comme Adieu Léonardo en ’92, Les choses dernières en ’95 et La Plante humaine en ’96, Lepage ne cesse de nous séduire avec ses mélodies et ses airs issus de son imaginaire fertile. Tous ces titres sont disponibles sur Ambiances Magnétiques et représentent des moments musicaux uniques et irrésistibles. Le talent de Lepage réside entre autres dans sa capacité de rendre légère, subtile et expressive toute note sortie de l’embouchure de sa clarinette.

    Chez lui, la performance se définit en termes de vivacité, d’humour et de style. La clarinette a quelque chose proche de la candeur et de la fraîcheur de l’enfance. Lepage sait bien faire profiter du bonheur de cette sonorité ronde et joyeuse, particulièrement avec les pièces regroupées sur ce nouveau CD, dont le titre évoque une boutade qui exprime bien le rapport ambigu et dynamique qui existe entre lui et cet instrument, mal-aimé certes, mais surtout franchement surréaliste, quand on le compare aux autres instruments plus communs de la musique populaire.

    De nos jours, la clarinette est beaucoup associée à la musique klezmer, qui jouit d’une popularité universelle. Il va sans dire que Lepage exploite cette esprit avec beaucoup de variété à travers des pièces qui nuancent les influences du Moyen-Orient, de la Grèce ou de la Roumanie. Son voyage ne s’arrête toutefois pas là, puisqu’il exploite tout autant les élans de la valse musette, les accents de l’espace celtique ou même l’univers de la fanfare. Le périple auquel il nous convie est fascinant: ballade enjôleuse, Satie, exploration plus libre venant du jazz ou d’ailleurs. Sa méthode, tient pour une bonne part, d’une forme de recherche généalogique où il joue un rôle de conteur qui nous fait visiter tout un monde de sonorités. La grande richesse de sa musique, réside dans cette capacité de s’approprier des influences, mais aussi dans sa création de textures et couleurs fantaisistes. Je vous recommande cet album adroitement orchestré avec plus d’une vingtaine de musiciens, où le talent de ce compositeur-clarinettiste, particulièrement pridé pour ses musiques de film, s’exprime avec beaucoup de désinvolture et de perspicacité.

    Lepage ne cesse de nous séduire avec ses mélodies et ses airs issus de son imaginaire fertile.

    Les clarinettes ont-elles un escalier de secours?, Robert Marcel Lepage in Ici Montréal

    “Compact”, Michael D Hogan, Ici Montréal, no. 1:25, April 16, 1998
    Thursday, April 16, 1998 Press

    Il a joué pour le cinéma, pour la danse, pour la radio, mais par dessus tout, il joue pour la clarinette. Sur les ailes de l’humour et en compagnie d’une vingtaine de collaborateurs issus de tous les horizons musicaux (a-t-on déjà vu réunis sur un même disque Rick Haworth et Martin Tétreault?), Lepage nous fait passer par tous les pays, tous les rythmes. On craque pour Rock around the cloche. Sa livraison la plus facile d’accès à ce jour.

    Sa livraison la plus facile d’accès à ce jour.

    Les clarinettes ont-elles un escalier de secours? in The Globe and Mail

    “Review”, Mark Miller, The Globe and Mail, March 5, 1998
    Thursday, March 5, 1998 Press

    If John Zorn plays off two traditions on Het, then the Montréal clarinetist Robert Marcel Lepage takes on a dozell or so with Les clarinettes ont-telles un escalier de secours?. (En anglais: Do clarinets have a ladder of escape?) It’s quite brilliant in a whimsical sort of way. But the humour here, both in the music and in tho wonderful cartoons that Lepage has drawn for his insert notes, belies the gentle desperation of his larger plaint: Whal does one do with this curious instrument in ]998? Lepage reviews the possibilities, applying his clarinet(s) to familiar rock, R & B and classical settings as well as a variety of ethnic song and dance forms. Some of the titles of his tunes tell the story: Mustang Dimitri, Zorbanlieu, Tintin au Rajasthan and Sahararinette. Wisely, he does not belabour these odd notions; the 22 tracks, some less than a minute in length, draw to a close well before their cleverness turns against them. And quite apart from the issues that they raise about the clarinet, they put Lepage himself on very impressive display. Among Canadian clarinetists, Vancouver’s François Houle gets all the press these days, but Lepage is equally worthy of notice. Indeed, he goes Houle one better this time, demonstrating how well the clarinet can be played with tongue planted firmly in cheek.

    … it’s quite brillant in a whimsical sort of way…
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