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  • Yé-Yi-You-Ya in Radio-Canada: Bande à part

    “Critiques de disques”, Yadeleine Yarcand, Radio-Canada: Bande à part, January 16, 2007
    Tuesday, January 16, 2007 Press

    Ayant connu un accueil chaleureux de la part des critiques pour ses deux albums précédents (Enjambons le désert en 2001 et Sautons ce repas de midi en 2003), Frank Martel récidive avec une troisième parution étrangement intitulé Yé-Yi-You-Ya. Signant les textes et la musique, le frère spirituel d’Urbain Desbois, avec qui il partage l’amour des mots, poursuit sur sa lancée country-folk entouré de son fidèle équipage composé de Bernard Falaise (réalisation, guitares et claviers), Michel F Côté (percussions) et Éloi Deit (basses et guitares).

    De prime abord, la voix nasillarde (HahaHihi), roulant les “r” (Les partitions de l’amour), tout près de fausser de Martel peut nous faire croire a la parodie, en plus d’agacer l’oreille. Mais rapidement, les textes ludiques, bien que parfois absurdes (“Des bigoudis dans un baril de poulet frit Kentucky” (Petite belette), ou encore, “Moi ce que j’aurais préféré, c’est être une orange ou un hortensia” (Janapapapamama), nous rapproche davantage de la poésie fantaisiste que de la parodie. Résolument surprenant, chaque texte nous ouvre la porte d’un petit monde fabuleux qu’il faut apprivoiser. Martel est indéniablement un passionné de la langue. Pensons a la pièce Le Tambour des escargots dans laquelle il énumère les 86 possibilités de mots a partir des lettres de Tambour; matroub, bourtam, barmotu, aturmob…

    Yé-Yi-You-Ya nous propose toujours un son country-folk, mais, contrairement a ses prédécesseurs, il fraye désormais avec l’électro (Voilà l’obscure), l’ambiant (Les grands échassiers), la musique actuelle et même la musique du monde (Cameroun), de façon hautement originale. Les arrangements de Bernard Falaise et l’Ouest Céleste, tout en pureté et en subtilité, font de chaque pièce un univers insolite en soi.

    En somme, bien que loin du chef-d’œuvre, le monde insolite, inimitable et ô combien authentique dans lequel nous convie Frank Martel et l’ouest céleste, mérite toute notre attention. Mais prenez garde, Yé-Yi-You-Ya peut, au départ, sembler imperméable. Plusieurs écoutes seront donc nécessaires afin d’en apprécier la profondeur et l’originalité.

    4. Hmmm in dMute

    “Dernières chroniques: sorties avant 2006”, Grisli, dMute, January 16, 2007
    Tuesday, January 16, 2007 Press

    Au printemps 2003, Otomo Yoshihide et le Québécois Martin Tétreault, derrière tourne-disques, donnèrent en Europe 15 concerts en duo. Quatrième et dernier tome de la rétrospective parue sur le label Ambiances Magnétiques, 4. Hmmm revient sur des moments construits à Brest, Nijmegen, Lyon, Grenoble et Genève.

    Le long des trajectoires mises en place, Yoshihide et Tétreault disposent des souffles et des inserts déraillant, des larsens et des saturations, des grésillements et quelques chocs sur microphones. Travaillés sur l’instant, les morceaux peuvent adopter les formes d’une construction rythmique bousculée de temps à autre (Nijmegen no 3 / Extrapool 25.04.03), d’une pièce minimale d’indus crachant (Brest no 4 / Le Vauban 22.04.03), ou faire soudain incursion dans le champ de la musique concrète (Genève no 2 / Cave 12 30.04.03).

    Ailleurs, le duo amasse ou imbrique ses propositions diverses, martèle une trouvaille, cherche enfin à refuser l’anecdotique sans toujours y parvenir (Grenoble no 4 / Le 102 29.04.03). Selon les enregistrements, Otomo Yoshihide et Martin Tétreault parviennent plus ou moins à motiver l’écoute de qui n’est pas engagé avec eux dans leur processus de création. Essayer d’aller voir, alors, du côté des trois premiers disques de la rétrospective.

    Yé-Yi-You-Ya in La Presse

    “Stéréo. Frank Martel: à l’Ouest de l’accent circonflexe”, Alain Brunet, La Presse, January 13, 2007
    Saturday, January 13, 2007 Press

    Il lui pousse des nageoires, il sent monter en lui le dérisoire. Il recense des bigoudis dans un baril de poulet frit. Il y a aussi un carouge à épaulettes, un chat boiteux qui boite de bas en haut. Les partitions de l’amour se sont envolées de chez lui. Et pleuvent les onomatopées: wa-na-hi-wa-na! Rien à piger? Toujours absurde? Post-automatiste? Who cares. Pris hors contexte, ces fragments de chansons ne riment à rien. Dans leur contexte, ils sont parmi les matériaux d’un univers aussi foisonnant que fascinant. Ce jeu de niveaux n’est peut-être pas toujours d’une cohérence exemplaire, il demeure épidémique du début à la fin. À mon sens, le principal élément irritant demeure la voix du chanteur, qui manque parfois de justesse lorsque les notes sont appuyées. Pour un tel zigoto, remarquez, ce n’est pas un irritant majeur mais puisque Frank Martel choisit de se frotter à des musiciens de talent (le guitariste et réalisateur Bernard Falaise, le percussionniste Michel F Côté et autres membres de l’Ouest céleste) qui savent déconstruire ces références populaires qui lui vont comme un gant (country, folk, bluegrass, ballades africaines, avantrock bruitiste, etc.), il aurait intérêt à parfaire sa technique vocale. Ce qui n’est pas un must absolu à l’Ouest de l’accent circonflexe. (4/5)

    un univers aussi foisonnant que fascinant.

    Soshin, Ellen’s Bar, Leaves and Snows, Antoine Berthiaume in Hour

    “Adventures with Antoine. Ambiances Magnétiques’s Antoine Berthiaume proves he’s up to the task”, Mike Chamberlain, Hour, January 11, 2007
    Thursday, January 11, 2007 Press

    Musicians in Montréal’s Ambiances Magnétiques orbit have historically been musical adventurers unconstrained by considerations of style (or the possibility of fame and fortune).

    Guitarist Antoine Berthiaume is a relative newcomer to that circle, at least as far as recorded output goes. He has put out three albums in the last couple of years, but even within that number, one gets a sense of an artist committed to wide-ranging explorations.

    Over the years he has benefited from the inspiration of the likes of Derek Bailey, Fred Frith, Jean Derome and especially Pierre Tanguay.

    ”Montréal is open in terms of so many things. I’ve been able to play with many older musicians just by calling them. Pierre Tanguay is the one who led me to so many different kinds of music. I started playing with him when I was about 19,” says the 29-year-old. “He got me into René Lussier, Jean Derome, Joane Hétu and Derek Bailey… That was how I ended up meeting Derek Bailey and doing my first CD,” he says, referring to Soshin, a set of improvised duos with Bailey and Frith.

    Since then, Berthiaume has issued Leaves and Snows with Quentin Sirjacq and Norman Teale, as well as Ellen’s Bar with Michel Donato and Tanguay, pretty much a straight-up jazz outing.

    Berthiaume prefers not to dwell on projects once they’re done, so it’s not surprising that he has three very different CD releases planned for 2007: Rodéoscopique, which he describes as folk/avant-garde/western; PantyTron, a duet with MaryClare Brzytwa from California on guitar, flute and electronics; and guitar duets with Elliott Sharp coming in September.

    Next week you can catch Berthiaume in two settings. At Casa del Popolo he’s playing with drummer Robbie Kuster and bassist Morgan Moore (“It’s kind of jazz and rock, and it’ll be loud”), and after that he’s at Divan Orange with Donato and Tanguay.

    Le Silence des hommes in Voir

    “Disques de la semaine”, Réjean Beaucage, Voir, January 11, 2007
    Thursday, January 11, 2007 Press

    Rarement un projet poétique aura-t-il bénéficié d’un enrobage sonore d’une telle luxuriance. D. Kimm interprète ses propres textes, soliloques de l’intimité ou dialogues pour interlocuteurs imaginaires, et Bernard Falaise fabrique pour souligner ces mots des ambiances aux textures étonnantes et aux coloris changeants. Bernard Grenon a encore une fois fait un magnifique travail de prise de son. Kimm chante sur un titre, et invite aussi d’autres voix à le faire: celles de Michel Faubert, André Duchesne et Pierre Cartier (ces deux derniers signent aussi leur musique). Cette variété, conjuguée à la réalisation sonore impeccable, contribue à dynamiser l’écoute. Une vraie petite soirée de poésie portative!

    Rarement un projet poétique aura-t-il bénéficié d’un enrobage sonore d’une telle luxuriance.

    Yé-Yi-You-Ya in Ici Montréal

    “Sélection CD”, SP, Ici Montréal, January 11, 2007
    Thursday, January 11, 2007 Press

    Un album joyeux, à la poésie fantasiste, dans la lignée de ses deux prédécesseurs. Frank Martel nous surprend encore avec ses chansonnettes étranges qui frisent parfois le non-sens. Plus qu’un poète, c’est un maître des ambiances,bien appuyé en cela par le fidèle Ouest Céleste et son guitariste-arrangeur-réalisateur Bernard Falaise. Une écriture fort ludique enrobée d’une musique aux influences très diverses, chaque pièce est comme un petit univers que l’on doit apprivoiser afin d’être séduit par sa beauté. Magnifique pochette sérigraphiée de Simon Bossé (Mille Putois).

    Frank Martel nous surprend encore avec ses chansonnettes étranges…
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