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  • À un moment donné in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, October 3, 2002
    Thursday, October 3, 2002 Press

    In September 2001, Queen Mab clarinettist Lori Freedman relocated to Montréal and quickly hooked up with the Ambiances Magnétiques crowd. The label released her first solo album in October 2002 (1999’s Huskless! on the Artifact label, featured other musicians on some tracks and consisted for the most part of contemporary compositions.) À un moment donné contains 13 improvisations on bass clarinet and B-flat clarinet. Her range of expression is commendable, encompassing Peter Brotzmann’s top-of-the-lungs flurries of notes and Wolfgang Fuchs’ delicately abstract dances. Without pinning her voice to gender, it must be said that Freedman brings a feminine essence to her instrument. Colour and melody win over sheer power or technique (which doesnt mean that she lacks anything in these categories). There is a swing and a tenderness in her playing that we dont find in her male counterparts, especially those from Europe. The album begins with Roofless, a riveting piece, the most high-energy number of the set. Her bass clarinet twists, screams and wails in your face, buck naked. Now that she has caught your attention, the improviser walks down softer roads, occasionally surfing the thin line between tone and texture as in the beautiful 2B2. Uglybeautétu is another powerful piece that evokes a primal scream, brutal yet essential. Sailor Bears sees Freedman stripping down her playing to focus on elusive notes squeezed out of her instrument’s highest register. This beautiful ending strengthens the intensity of the whole set. there is nothing easy about À un moment donné: the music relentlessly calls for your attention, stirring up your emotions in the process. It speaks to you: after the disc stops spinning you feel the need to grab an instrument and answer.

    It speaks to you; after the disc stops spinning you feel the need to grab an instrument and answer.

    Océan à vendre / For Sale, Jon Asencio, Sylvie Chenard in Splendid E-Zine

    “Review”, Jay Breitling, Splendid E-Zine, October 3, 2002
    Thursday, October 3, 2002 Press

    In the context of all that hoopla up Canada way about Quebec seceding, not to mention the huff over which language to use, it is no surprise that a record produced by Québécois, casting itself as an exploration of “resistance and anarchist, pacifist, feminist joy”, is a challenging listen. If you are going to explore politics in the Great White North, you must make it difficult, even if you are a musician.

    For Océan à Vendre/For Sale, Montréal-based avant-garde guitarist Chenard is up to her waist in collaboration with bassist Asencio. The politically themed electro-jazz-cum-space-rock compositions, all of which — by their French titles — proclaim that something is for sale, are dressed up with mechanistic noise and buried beats, so there often isn’t an organic vibe to the guitar and bass jams. In fact, some numbers, including Sommet à vendre, focus primarily on feedback, tape static and glistening bleeps, obscuring almost all of the guitar and bass work. Océan à vendre is occasionally so noisy it approaches Einstürzende Neubatenish levels of clang and clamor.

    Although Océan à vendre can be a very disorienting listen, by its sheer nature there seems to be something for almost everyone here. Sommet à vendre offers a bit of electro-noise and buzzing amps, while the loopy bass-driven jam Planète à vendre gives Asencio an opportunity to tinker with a funky, Victor Woottenish aesthetic — he creates a bed of loping bass notes, over which Chenard slithers various guitar noodles. Rouge à vendre showcases a set of Chenard’s noodles, reminiscent of Bill Frisell’s, laid over a wavering, Tones on Tail-esque bass figure.

    At first, Océan à vendre seems a bit intimidating. However, if you ignore its political jargon (which is easy if you know as little French as I do) and approach it as a collection of abstract musical sketches and explorations, it is more readily digestible. Though Chenard and Asencio make a point of wearing their political leanings on their sleeves, it is debatable whether their art suffers at all when separated from their ideologies. At its core, this record is an imaginative 66 minutes of out-there jazz, and that is something we can all get behind.

    At its core, this record is an imaginative 66 minutes of out-there jazz…

    Ambiances Magnétiques in Jazzman

    “On Line”, Thierry Lepin, Jazzman, no. 84, October 1, 2002
    Tuesday, October 1, 2002 Press

    En la matière, le site des Ambiances Magnétiques est sans doute l’objet le plus abouti. Du rock bruitiste aux musiques improvisées, www.actuellecd.com constitue une excellente base de données, avec une multitude de liens sur les avant-gardes, dont le site de Victoriaville, autre grand festival du coin. Des news éditées, des extraits audio pour tester, voire s’éprouver, des biographies bien écrites, mais aussi des infos pratiques ou professionnelles (qui distribue quel label en France par exemple…). Un site à découvrir pour y dénicher les têtes chercheuses. […] Ça donne envie.

    Ambiances Magnétiques in Jazzman

    “L’essor des musiques actuelles”, Thierry Lepin, Jazzman, no. 84, October 1, 2002
    Tuesday, October 1, 2002 Press

    En 1983, Michel Levasseur fonde le Festival international de musique actuelle de Victoriaville, et toute une nouvelle scène du Québec trouve son nom. Cousines des musiques improvisées, les musiques actuelles se définiraient comme “l’extrême dans tous les courants, que ce soit le jazz, la chanson ou le rock. Des sphères très différentes, amenées à se rencontrer”, selon la saxophoniste et vocaliste Joane Hétu.

    Cette même année, un collectif de musiciens (Jean Derome, André Duchesne, Robert Marcel Lepage, et René Lussier) prend le nom d’Ambiances magnétiques. Il sera rejoint deux ans plus tard par Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, puis Michel F. Coté et Martin Tétreault. Si Ambiances magnétiques est devenu aujourd’hui le label emblématique de ces nouvelles musiques, la réussite n’était pourtant pas évidente: “Au Québec, les gens sont toujours très surpris de voir que les musiciens de musiques actuelles tournent à l’extérieur, sont connus et reconnus. La musique instrumentale est mal perçue. Comme une plante indigène, qui pousse très bien, adaptée au climat; même si les gens s’entêtent à planter des tulipes”, précise Jean Derome.

    En vingt ans, la scène des musiques actuelles n’a cessé de gagner du terrain, et de se diversifier. En 1991, Joane Hétu fonde la compagnie de distribution Dame, sur la base d’Ambiances magnétiques. Une structure à but lucratif, qui permet d’obtenir les soutiens financiers devenus indispensables. Depuis, le label a signé plus de cent disques, et Dame gère aussi la distribution d’autres étiquettes. Ces dernières années, les métissages musicaux sont synonymes d’un véritable décloisonnement, et d’un important renouvellement du public. Pour Michel Levasseur, fondateur du festival de Victoriaville, “dans les années 80 et 90, le public venait du jazz d’avant-garde, mais aujourd’hui la plupart du jeune public vient de la scène du rock, grâce à la popularité de groupes comme Sonic Youth, ou God Speed You Black Emperor!“ Membre de ce groupe montréalais, Mauro Pezzente a ouvert le club Casa Del Popolo, devenu le point de rencontre entre la scène francophone et anglophone. Tom Walsh (trombone) ou Rainer Wiens (guitare) s’associent aux précurseurs d’Ambiances magnétiques, qui eux-mêmes parrainent une nouvelle génération. Formation emblématique de ces dernières années, Klaxon Gueule réunit Bernard Falaise (guitare), Alexandre St-Onge (basse) et Michel F Côté (batterie). Un trio qui délaisse aujourd’hui l’instrumentation traditionnelle pour se tourner vers l’électronique, une musique bruitiste aux textures sonores d’une grande richesse. Alexandre St-Onge s’associe par ailleurs à l’anglophone Sam Shalabi, figure de proue de la scène électronique, dont Montréal devient peu à peu une plaque tournante sur le continent américain.

    Ambiances Magnétiques in Jazzman

    “Jazz au Québec: portrait d’une génération”, Thierry Lepin, Jazzman, no. 84, October 1, 2002
    Tuesday, October 1, 2002 Press

    En Amérique du Nord, le Québec fait figure de trublion. Et l’impact planétaire du Festival de Montréal cache en partie la forêt: depuis quelques années, une identité du jazz au Québec transparaît. Sous l’impulsion des «parrains» Vic Vogel et Bernard Primeau dans un premier temps, la création du label Effendi, remarquable vitrine, plus récemment: un jazz ancré sur la mélodie et l’ampleur du chant. Même si quelques agitateurs viennent y semer des herbes plus folles.

    Oscar Peterson, Maynard Ferguson, ou Paul Bey y sont nés. Dans les années 50 et 60, les nuits montréalaises sont rythmées par des dizaines de clubs de jazz, où se produisent notamment le guitariste Nelson Symonds, le contrebassiste Charlie Biddle, le batteur Bernard Primeau, ou Vic Vogel, futur chef d’orchestre d’un big band qui deviendra légendaire. Une scène essentiellement anglophone, qui s’affirme dans la tradition du jaz américain. On voit tout juste poindre l’éclosion d’une nouvelle génération qui prend plus ouvertement ses distances avec son voisin. Mais elle grandit sous le signe d’une certaine morosité. À la fin des années 60, le maire de Montréal souhaitant débarrasser la ville de la mafia, ferme clubs et cabarets. Suite aux mouvements souverainistes, de nombreux anglophones quittent le Québec, et la chanson, relayant ce souci identitaire, éclipse presque les autres formes musicales. En quelques années, la scène florissante du jazz connaît de sérieux revers.

    C’est au début des années 80 que le jazz québécois prend véritablement son envol. Oliver Jones (piano) entame une carrière internationale, Michel Donato (contrebasse) et Karen Young (chant) renouvellent l’art du duo, et Uzeb avec Alain Caron (basse) surfe sur la vague du jazz-rock. La création du festival de jazz de Montréal fait figure de révélateur (voir ci-après), fidélisant peu à peu un nouveau public, ouvrant des perspectives inédites pour les musiciens. Dans la foulée, le label Just’ln Time (fondé en 1983) commence à témoigner de l’effervescence et servira d’exemple. Car Montréal attire de plus en plus les musiciens pour des loyers peu élevés et des universités (notamment l’anglophone McCill) dont l’enseignement musical gagne en réputation.

    Au cours des années 80 et 90, apparaissent notamment sur le devant de la scène les saxophonistes Charles Papasoff, André Leroux, Joël Miller, Christine Jensen, Rémi Bolduc, Yannick Rieu, François Carrier, ou Frank Lozano, les pianistes Lorraine Desmarais, Yves Léveillé, Thüryn Von Pranke, Eric Harding, les guitaristes Sylvain Provost, Norman Lachapelle, Greg Amirault, les contrebassistes Normand Guilbeault, George Mitchell, ou les batteurs Michel Lambert, Thom Gossage, Karl Jannuska et Martin Auguste. Une communauté qui se retrouve souvent dans des formations parallèles (notamment autour du label Effendi). Citons aussi le trompettiste et arrangeur Bill Mahar, et son Altsys Jaz Orchestra, ou encore le jeune groupe [iks], autour du bassiste Pierre Alexandre Tremblay.

    Parallèlement, l’émergence: des musiques actuelles se concrétise autour du festival de. Victoriaville et du label Ambiances magnétiques (voir plus loin). Peu à peu, les différentes scènes vont se rencontrer. René Lussier invitant Frank Lozano, ce dernier formant par ailleurs le groupe Maze Lacuna avec Rainer Wiens (guitare préparée) et Thom Gossage (batterie).

    Face à cette efférvescence, le problème de la diffusion se pose encore plus crûment. Certains musiciens montent leur propre label, à l’instar de Lorraine Desmarais (piano) ou Charles Papasoff (saxophone), d’autres enregistrent pour la première fois grâce à de toutes nouvelles compagnies: DSM, Lost Chart, Red Toucan, ou encore Victo (émanation du festival de Victoriaville). La politique culturelle du Québec remplit alors pleinement son rôle, notamment grâce à la Sodec, qui apporte son soutien à l’industrie du disque, à côté de celle du cinéma. En 1999, Alain Bédard et Carole Therrien créent Effendi, devenu en trois ans le label de référence du jazz québécois. Originaire de la ville de Québec, Alain Bédard y débute sa carrière en tant que contrebassiste, à la fin des années 70, aux côtés notamment de Pierre Tanguay (batterie). Le jazz s’y démarque alors de Montréal, par une vision moins traditionnelle, et un fort ancrage mélodique. Un esprit qu’Alain Bédard s’attachera à retrouver avec Effendi. Une démarche de producteur, mais pas seulement: «Effendi est né d’un besoin collectif, les musiciens avaient des projets qui n’aboutissaient pas, précise Alain Bédard. Au Québec, il y a très peu d’agents ou de tourneurs, donc il a fallu aussi y penser, assurer nous-mêmes la gestion, chercher des subventions pour les projets. Je suis toutes les étapes. Mais surtout je veux travailler avec des musiciens qui se prennent en main, qui veulent développer leur carrière. Beaucoup préfèrent rester à Montréal enseigner et jouer de temps en temps, plutôt que de vraiment s’investir.» Le problème est posé. Si le Québec fourmille d’excellents musiciens, nombre d’entre eux sont sédentaires et souffrent d’un certain syndrome du sideman. À l’instar de Frank Lozano (saxophone): «Je joue dans beaucoup de formations, et j’enseigne à l’université McGill. Si je me sens bien en tant que sideman, c’est aussi par paresse. Cela prend beaucoup de temps d’avoir sa propre formation, plus d’administration et moins de musique. Donc, pour le moment, je préfère jouer dans les groupes des autres et leur apporter ma musique.» D’autres musiciens sont plus tranchés, tel Yannick Rieu: «Que faire pour survivre? Enseigner, ou changer de pays. Il faut bouger, on n’a pas le choix.» En effet, le boom du festival de Montréal cache le problème crucial des lieux de concerts. Si d’autres festivals ont vu le jour au Québec (Rimouski, Chicoutimi), les salles dédiées au jazz se font rares même à Montréal, en dehors des clubs (l’Upstairs, le Biddle’s), et de certains bars tels l’Escogriffre et le Sergent recruteur. Quant à jouer dans le reste du Canada, ou aux États-Unis, il est souvent plus facile de penser d’abord à l’Europe. Les musiciens québécois seraient-ils condamnés à s’exporter? François Théberge a choisi la France, tout comme le batteur Karl Jannuska, plus récemment. Rares sont ceux dont l’horizon se limite aux frontières de leur pays, mais ceci ne leur est sans doute pas exclusif.

    Océan pour la suite in Club-culture

    “Critique”, Francine Charrette, Club-culture, October 1, 2002
    Tuesday, October 1, 2002 Press

    Une belle collaboration en compagnie de Sylvie Chenard (guitare électrique), Maryse Poulin (saxophone), Alexandre St-Onge (bouche électronique) et Martin Tétreault (tourne-disques). Thématique, cet environnement sonore enveloppe l’eau, le rythme aquatique, le chant de la baleine. Textures, pulsion, puissance des courants et j’en passe. Nous pénétrons dans un univers parallèle tout aussi puissant que l’espace. D’une ampleur et d’une exubérance surprenantes. Cette myriade de sons filtrés, agencés, complétés par l’insertion d’instruments laissent une empreinte étrange, presque futuriste. C’est à la fois un univers qui nous est encore inconnu, fragile et fluctuant. L’océan possède son propre rythme. C’est ce que nous fait découvrir Océan pour la suite, un collectif d’exploration surprenant. Une belle expérience!

    … un univers parallèle tout aussi puissant que l’espace. D’une ampleur et d’une exubérance surprenantes.…
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