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Détail des pistes

Combinations for String Quartet

Tom Johnson

Combinations for String Quartet

Création

  • 21 mars 2004, Maerzmusik — Berliner Festspiele, Berlin (Allemagne)

Fixation

Interprètes

Tilework for String Quartet

Tom Johnson

Tilework for String Quartet

  • Tom Johnson
  • Année de composition: 2003
  • Durée: 9:15
  • Instrumentation: quatuor à cordes

Stéréo

ISRC CAA4J2210031

  • 96 kHz, 24 bits

Tilework for String Quartet est une compilation de toutes les façons dont on peut tuiler une ligne comprenant 12 points par le chevauchement de rythmes de six notes. Les quatre musiciens jouent ces rythmes en canon pendant 10 minutes, exécutant une musique rapide et d’une grande précision. L’œuvre a été créée à KlangAktion à Munich en décembre 2004.

Tilework évoque le procédé d’agencement de petites tuiles pour compléter des lignes et des boucles. On peut penser ici à la création de mosaïques à une dimension, mais aussi à l’enfilage de perles pour faire des colliers de configurations variées. En termes musicaux, la série Tilework est une collection de compositions dans lesquelles des tuiles/figures rythmiques s’assemblent les unes aux autres pour former des séquences musicales sans simultanéité, complétant souvent tous les points disponibles d’une ligne ou d’une boucle.

Comme les notes de motifs différents surviennent à différents moments, il est possible pour un instrument mélodique seul de jouer plusieurs voix simultanément; aussi le procédé de «tuilage» était-il particulièrement indiqué pour les instruments mélodiques sans accompagnement. J’ai progressivement découvert tellement de manières de tuiler des phrases musicales que je ne pouvais plus m’arrêter avant d’avoir composé une pièce pour chaque instrument de l’orchestre. L’année 2002 a été consacrée presque exclusivement à la composition de 14 pièces pour 14 instruments à vent et à cordes solos. Tilework for Five Conductors and One Drummer, Tilework for Piano et Tilework for String Quartet ont été composées en 2003.

Au départ, l’emboîtement de tuiles pouvait sembler d’une grande évidence, un peu comme mettre en place les pièces d’un casse-tête. Au fil du travail, il est devenu clair que les choses n’étaient pas si simples. Il n’est parfois pas évident de trouver comment les rythmes/tuiles vont s’emboîter et l’on peut parfois envisager six manières de résoudre un problème sans jamais être sûr qu’une septième solution n’est pas également possible, et la discussion peut parfois se prolonger et aller bien au-delà de la compréhension des musiciens. Je savais que la réalisation d’une boucle de 16 temps par la répétition d’un rythme de huit notes avait à voir avec la théorie des groupes, et j’avais vaguement conscience que certains mathématiciens savent comment déterminer le nombre de colliers uniques de longueur n utilisant un nombre m de couleurs sans que deux perles d’une même couleur se touchent, mais je n’avais pas étudié ces choses. J’entrais donc progressivement dans un monde dont je ne connaissais pas grand-chose.

Alors que le projet Tilework se poursuivait, je rencontrais parfois des questions aussi inédites et intéressantes pour des mathématiciens que pour moi. Je dois beaucoup aux rencontres régulières consacrées à la théorie musicale mathématique à l’Ircam (Paris) où j’ai rencontré plusieurs mathématiciens, dont Emmanuel Amiot et Andranik Tangian qui m’ont proposé des solutions pour certains problèmes. Pour Tilework for String Quartet, où il s’agit de tuiler des lignes au moyen de rythmes à six notes, je suis tout particulièrement reconnaissant à Harald Fripertinger pour sa très utile liste informatisée de «canons rythmiques».

Bien entendu, les compositeurs, les interprètes et les auditeurs n’ont pas à connaître tout cela, tout comme nous n’avons pas besoin de maîtriser le contrepoint pour apprécier une fugue de Bach. Comme toujours, la musique a ceci de merveilleux qu’elle nous permet de percevoir directement des choses que nous ne pourrions jamais saisir intellectuellement.

[x-03]

Fixation

Interprètes

Four-Note Chords in Four Voices

Tom Johnson

Four-Note Chords in Four Voices

  • Tom Johnson
  • Année de composition: 2009
  • Instrumentation: quatuor à cordes

Comment pouvons-nous classer les accords musicaux? Des termes tels que «septième majeure» et «neuvième diminuée» peuvent signifier différentes choses et il aura fallu attendre la publication de l’ouvrage d’Allen Forte The Structure of Atonal Music en 1973 pour voir ce petit problème de taxonomie musicale résolu de manière définitive et élégante. Plus récemment, Guerino Mazzola, Elliot Carter et d’autres auteurs ont dénombré et classé les accords de différentes manières, mais le système de classification de Forte est devenu la norme. Les théoriciens qui désirent maintenant identifier clairement certains types d’accords n’emploieront pas des termes comme «septième mineure», mais feront la distinction entre les accords Forte 4‑19 et Forte 4‑26.

Comme compositeur, je réfléchis souvent aux types d’accords qui peuvent fonctionner ensemble et à la manière de les grouper, et ce problème est particulièrement frappant avec les accords à quatre sons parce que leur usage est si répandu et parce que nous les entendons si aisément. Il existe 495 façons de distribuer 12 notes par groupes de quatre et grâce à Forte, nous savons maintenant que nous pouvons les regrouper en 29 séries. Cette composition a pour objectif de permettre à l’auditeur d’apprécier la richesse harmonique de toutes ces combinaisons de notes et de l’aider à entendre leurs différences. Je souhaitais mettre l’accent sur l’harmonie comme telle, sans rythmes ni couleurs en particulier; aussi ai-je écrit la musique pour quatre lignes jouant simplement des blanches, pour clavier ou quatuor à cordes, mais également pour d’autres ensembles.

Au début, je pensais que la pièce devait compter 29 mouvements correspondant aux 29 séries de Forte, mais la musique aurait constamment débuté et cessé. De plus, certaines séries comme Forte 4‑2 et Forte 4‑3 sonnent de manière très semblable parce qu’elles ont la même «bip». La bip est un autre terme de Forte qui signifie «basic interval pattern» que l’on pourrait traduire par «configuration d’intervalle de base» (ou CIB). Dans ce cas particulier, la CIB est 112, ce qui signifie que lorsque l’on place les quatre notes en position la plus serrée possible, la distance entre les notes voisines sera une variation de 1, 1 et 2 demi-tons.

La pièce est dédiée à Forte, non seulement en reconnaissance de son travail théorique très important, mais aussi parce que j’ai tellement appris de lui alors que j’étais un jeune étudiant naïf à Yale en 1959-61.

[i-09]

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Interprètes

Formulas for String Quartet

Tom Johnson

Formulas for String Quartet

  • Tom Johnson
  • Année de composition: 1994
  • Instrumentation: quatuor à cordes

Formulas est le premier quatuor à cordes de Tom Johnson, créé par le Quatuor Brindisi en 1994. Il comprend huit mouvements, chacun composé selon une formule mathématique.

«La logique de Formulas for String Quartet est facile à percevoir. Même lorsque la musique est trop rapide pour pouvoir compter les notes et analyser précisément ce qui se passe, on peut entendre qu’elle obéit à une logique stricte. Tandis que je composais, ça m’était utile d’essayer de définir cette logique précisément et de manière mathématique, et ça me semblait important de le faire. Je voulais être en mesure de montrer que ces séquences sont véritablement des formules et que le titre n’est pas qu’une simple métaphore.»

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Interprètes