Cela semble bref et lapidaire. Ce l’est, et tout à fait conforme à l’image du disque. Sans présentation ostentatoire ni prétention Maxime de la Rochefoucauld revient de New York avec son dernier disque. Pour la chronique, il habitait le studio d’artiste du Québec cet automne. Oui, il a vu les avions emboutir les tours
Peu importe
Car il faut décrire un peu l’instrumentarium imaginé par ce curieux artiste. Toutes sortes de trucs, bidules et machins, hétéroclites et aussi originaux que communs, se voient mis en mouvement ou frappés par les vibrations de haut-parleurs qui demeurent dans le spectre de l’infrason. Donc, ce qui devrait
En spectacle, c’est assez étonnant, visuellement comme acoustiquement. C’est comme une sorte de galerie sonore où l’on se promène au gré des directions auxquelles nous invitent les sons qui, dans l’espace, forcent à fabriquer un itinéraire. Au disque, on pourrait croire perdre quelque chose. Nenni. C’est absolument épatant
A mille lieues de tout ce qui retient de la convention, qu’elle soit de type SMCQ, NEM, actualiste, acousmatique ou électroacousticienne, voilà une musique — et un compositeur — qui se démarque de toute tendance
Bien sûr, parmi les temps forts du disque s’éparpillent les instants plus bonbon. Surtout quand l’influence orientale se fait plus prégnante (oui, Maxime de la Rochefoucauld tombe sous le coup de la séduction est-asiatique
