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DAME

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  • 10e de DAME

    Daniel Deslauriers, BavART, no 1:5, 1 février 2002

    On célébrait récemment le dixième anniversaire de la maison de distribution DAME. C’était bien sûr une bonne occasion, pour eux comme pour nous, de mettre un peu de lumière et de perspective face à cette tendance de la musique actuelle au Québec, tendance très populaire et prisée des connaisseurs mais insoupçonnée du public en général.

    DAME fut fondée en 1991 par Joane Hétu, justement pour promouvoir à plus grande échelle diverses productions. Avec un répertoire de plus de 175 disques, DAME représente la majorité des étiquettes indépendantes de musique actuelle au Québec. On y retrouve entre autres Ambiances magnétiques, Ohm Éditions, AMIM et Monsieur Fauteux m’entendez-vous? On parle ici de musique actuelle avant-gardiste qui se moque bien de l’industrie et qui créée des outils pour défricher des nouvelles voies d’exploration et d’expression musicale. Ces choix assurent une crédibilité, une qualité artistique qui justifie son prestige international. DAME est tout née des suites de Ambiances Magnétiques, instiguée à l’époque par des musiciens bien connus aujourd’hui: Michel F Côté, Jean Derome, André Duchesne, Joane Hétu, Diane Labrosse, Robert Marcel Lepage, René Lussier, Danielle Palardy Roger et Martin Tétreault. Dans le catalogue de DAME, on peut lire la définition suivante à propos d’Ambiances Magnétiques qui représente bien la direction artistique: «L’idée d’un regroupement leur est venue du besoin de se donner des moyens pour produire des disques d’une qualité et d’un esthétisme bien à eux: des productions musicales qui reflètent une manière de créer, de procéder et de produire. Ambiances Magnétiques cherche ainsi des voies nouvelles à la notion d’accessibilité, tout en continuant à mettre de l’avant l’innovation, l’audace et l’authenticité.»

    De ses 15 disques en 1991 jusqu’à une centaine de CD, Ambiances Magnétiques est un des grands succès de DAME. Ce succès permet une visibilité internationale, tout en rendant accessible au public des disques d’étiquettes indépendantes.

    À surveiller les nouvelles parutions de DAME sur leur site www.actuellecd.com

    … une crédibilité, une qualité artistique qui justifie son prestige international.

    Petit train va loin

    Kathleen Lavoie, Le Soleil, 27 décembre 2001

    Parler de DAME, la maison de disques québécoise de musique actuelle, c’est comme parler de la marge dans la marge. Sans la passion de ses artisans, la seule survivance tiendrait de l’utopie. DAME n’en demeure pas moins, depuis 10 ans, le canal de distribution privilégié des musiques dites, elles aussi, de la marge. Musicienne et fondatrice de la compagnie, Joane Hétu est celle qui prenait le pari, en 1990, de donner à la musique actuelle son point d’ancrage dans le paysage musical québécois.

    «J’avais décidé de mon propre chef de fonder une maison de disques selon les règles du marché. De toute façon, avec Ambiances Magnétiques, l’une des étiquettes de DAME, on fonctionnait déjà en collectif depuis huit ans…» se rappelle la saxophoniste.

    Ce noyau solide allait constituer le cœur de DAME (Diffusion Ambiances Magnétiques Etc.) qui compte aujourd’hui, outre ce label, les étiquettes Monsieur Fauteux m’entendez-vous?, OHM Éditions et AMIM.

    «DAME est le prolongement d’Ambiances Magnétiques, mais c’est aussi devenu un chapeau pour plusieurs étiquettes. Quand je me suis lancée là-dedans il y a 10 ans, j’avais le goût d’offrir l’expertise d’Ambiances Magnétiques à d’autres groupes. C’est ce que j’ai fait», explique la directrice, fière de voir son entreprise traverser les années.

    Le dixième anniversaire de DAME revêt donc une importance particulière pour la musicienne, qui organisait l’événement Superboom, au début du mois de décembre, pour souligner ce jalon. Pendant cinq jours, du 27 novembre au 1er décembre, 16 artistes apparaissant au catalogue de la maison se sont produits au Théâtre La Chapelle de Montréal. Parallèlement, neuf nouveautés discographiques, dont celle d’Interférence Sardines, ont été lancées.

    «C’est un bon moment pour regarder en avant et en arrière. Je me suis aperçue que nous possédons un catalogue vraiment fantastique, des artistes chevronnés et une relève qui nous arrive avec de nouvelles propositions… De plus en plus, des jeunes s’identifient à notre façon de faire de la musique. J’ai longtemps eu l’impression qu’en musique actuelle, ça se passait en communauté. Là, je sens que ça grandit et se régénère. Je trouve ça très motivant», s’exclame la directrice, qui ne cache pas sa satisfaction devant la vigueur du genre musical.

    Ce constat enchante Joane Hétu qui se fait, plus que jamais, un devoir d’encourager les démarches singulières. Selon elle, même les œuvres les plus anciennes inscrites au catalogue de DAME sentent le neuf.

    «Superboom m’a permis de réentendre cette musique. Je me suis rendu compte de sa qualité. Ça tombe bien: DAME tient à la créativité et à l’imagination de ses artistes. C’est très vivant, raffiné. C’est une musique très accessible», soutient encore la directrice.

    En plus de valoriser la musique actuelle, DAME représente une force de frappe, estime Joane Hétu, notamment devant les organismes subventionnaires.

    La maison continuera de remplir ce mandat et tentera, du même coup, de se mettre au diapason de l’industrie du disque. Son prochain défi.

    «DAME n’a pas fait son temps, mais devra s’adapter à la transformation d’un milieu en mutation.»

    Heureusement, le public est de plus en plus curieux et les succès de DAME se multiplient, principalement en Europe, où ses productions trouvent un écho certain. L’avenir est prometteur.

    Parmi les artistes qui ont enregistré sur étiquettes DAME depuis 10 ans se trouvent plusieurs grands noms de la musique actuelle, dont Jean Derome, René Lussier, Pierre Tanguay, Normand Guilbeault, Interférence Sardines et Fred Frith.

    Sans la passion de ses artisans, la seule survivance tiendrait de l’utopie.

    Plus on est de fous…

    Alexandre Vigneault, La Presse, 29 novembre 2001

    Distribution Ambiances Magnétiques Etc., DAME pour les intimes, célèbre son dixième anniversaire depuis mardi au Théâtre La Chapelle. La super boom culminera samedi avec la soirée Nouvelles Musiques d’ensembles, consacrée aux groupes qui amalgament librement rock progressif, jazz et chanson en s’inspirant aussi de musiques savantes. Il s’agit encore d’un «trois pour un». On y entendra des extraits d’un poème de blaise… prose du Transsibérien), les brûlants Projectionnistes (Claude St-Jean, Normand Guilbeault, Bernard Falaise, etc.) et la pétulante formation Interférence Sardines, qui vient juste de publier son deuxième album, Zucchini. Attachez votre tuque avec de la broche.

    Distribution Ambiances Magnétiques Etc., DAME pour les intimes, célèbre son dixième anniversaire…

    Dix ans, déja une grande DAME

    Philippe Renaud, La Presse, 27 novembre 2001

    «La preuve est là: DAME n’est pas éphémère, lance avec conviction Joane Hétu, musicienne et directrice de cette entreprise de distribution au service de la musique actuelle québécoise. Nous avons créé un vrai langage, une vraie démarche. Regarde les maisons de disques: ça ouvre, ça ferme, c’est instable. Nous, on garde le cap depuis 10 ans!» En effet, la preuve est irréfutable: après 10 ans d’activité, le label et distributeur indépendant DAME (l’acronyme de Distribution Ambiances Magnétiques Etc.) affiche 160 disques au compteur. Vous avez bien lu: 160 albums, ça fait en moyenne… 16 disques par année (rééditions incluses), dont quelques classiques qui ont franchi le cercle des initiés. Comme les excellents Le Trésor de la langue de René Lussier, par exemple, ou Au royaume du silencieux des Granules (Jean Derome et René Lussier). Aucune autre étiquette d’ici ne peut prétendre à un tel résultat, tout en assurant un niveau de qualité exceptionnel.

    Il reste que même après 10 ans, Joane Hétu croit avoir encore à «défendre la discipline, à faire du développement de marché». Rien n’est facile pour ce genre musical qui n’en est pas vraiment un. Ou plutôt, qui est un sacré fourre-tout: la musique actuelle se définit beaucoup par sa démarche, totalement libre, où l’improvisation tient lieu de moteur créatif. En clair, on range l’inclassable sous la casquette de la musique actuelle.

    «On se retrouve on the edge, explique Joane Hétu. On n’est pas enseigné à l’école, on ne fait pas partie de l’establishment, et l’industrie ne nous considère pas vraiment. Mais on fait partie de la souche populaire car nos influences sont issues du rock, du jazz, du pop, du folk… C’est une musique de jonctions, de mélanges, un son hybride qui peut être à la fois très accessible et très pointu. On vient tous des musiques populaires mais on a poussé plus loin notre pensée musicale.»

    Cela dit, si la directrice de DAME pense avoir passé par une espèce de purgatoire ces dernières années, l’avenir semble plus rayonnant.

    «J’ai l’impression qu’on connaît un renouvellement de notre public. Je sens vraiment que le vent vient de tourner: l’écoute des gens a changé en 10 ans. Par exemple, il y a 15 ans, tu faisais jouer un ruban à l’envers et c’était drôlement perçu… Aujourd’hui, il y en a partout dans la pop, les musiciens se sont mis à ce genre de choses. Les voix dans les mégaphones, même Britney Spears fait ça aujourd’hui. De plus, ces dernières années, la démocratisation des moyens d’accès à la production audio fait qu’on accepte le bruit comme plaisant à l’oreille. On accepte plein de choses qui ne faisaient pas partie de la musique auparavant.»

    Ainsi, pour montrer la persévérance du collectif d’étiquettes qui forment DAMEAmbiances magnétiques, Monsieur Fauteux m’entendez-vous? (label de la Fanfare Pourpour), OHM Éditions (de Québec) et AMIM —, on s’apprête à mettre sur le marché pas moins de neuf nouveaux albums, juste à temps pour les célébrations du dixième anniversaire.

    À partir de ce soir, et jusqu’au 1er décembre, les curieux et les amateurs de musique débridée pourront célébrer gratuitement la Super Boom de DAME au Théâtre La Chapelle. «On a décidé d’offrir les soirées gratuitement parce qu’on voulait que les gens achètent les disques», indique sans gêne Joane Hétu, en précisant que les spectacles d’environ 40 minutes (il y en a au moins trois par soirées) seront aussi le reflet des albums lancés simultanément.

    Ces cinq soirées thématiques, qui se présenteront sous la forme de cartes blanches, regrouperont plus d’une quarantaine de musiciens en 14 spectacles. Trois soirées seront dédiées à Ambiances Magnétiques (soirée Bruitisme, Musique improvisée et Nouvelles Musiques d’ensemble), l’une à la jeune étiquette Monsieur Fauteux m’entendez-vous? et l’autre à OHM Éditions, label de Québec versé dans la musique électronique électroacoustique. Et en plus, on vous offre gratuitement une compilation DAME — SuperBoom, avec 33 extraits de parutions récentes.

    Passion et organisation

    Une décennie de vie pour une entreprise dédiée à la musique actuelle, au Québec, pourrait nous faire croire au miracle. Pourtant, il n’en est rien: il faut seulement une bonne dose d’organisation et beaucoup de passion, assure Joane Hétu, rencontrée dans les bureaux de DAME, avenue de Lorimier.

    Selon elle, le fonctionnement de DAME diffère beaucoup de ce que l’on connaît dans d’autres structures du disque: «Ce qui a été bon, c’est l’idée de réunir tous ceux qui faisaient de ce genre de musique. À la longue, les disques des uns faisaient connaître les disques des autres. Puis, on a mis sur pied un bon réseau de distribution international. C’est surtout ça qui nous a maintenus en vie.»

    La saxophoniste et compositrice ne cache pas que le Québec n’est pas son premier marché. Depuis 10 ans, ses disques se sont toujours vendus davantage en Europe, aux États-Unis ou même au Japon qu’ici. «Cette musique est structurée en un réseau de distributeurs, de salles, de revues (comme le magasine anglais Wire, qui critique régulièrement les parutions de DAME), de radios….»

    SuperBoom, c’est pour la fête, mais aussi pour faire mentir l’adage voulant que nul ne soit prophète en son pays. «Pour moi, assure Joane Hétu, DAME reste un catalogue de musique québécoise. Ça fait partie du folklore. Ce sont tous des créateurs d’ici, toujours vivants, qui font de la création teintée de chez nous. En comparant notre musique, on l’entend, ça sonne québécois, il y a des racines.»

    Nous avons créé un vrai langage, une vraie démarche.

    Explosion de saveurs

    Réjean Beaucage, Voir, 22 novembre 2001

    Joane Hétu est intarissable; le Minidisc se fatiguera avant elle! C’est que nous parlons de DAME, la maison de distribution qu’elle fondait il y a 10 ans et qui, 175 disques plus tard, célèbre sa première décennie par une série de concerts qui fera du bruit. Quatorze spectacles (gratuits!) regroupés en cinq soirées thématiques, deux projections à la Cinémathèque et neuf lancements de disques, plus une compilation offerte gratuitement: voilà un menu qui saura satisfaire les plus gourmands!

    Un peu d’histoire: c’est l’étiquette Ambiances Magnétiques qui a servi de terreau à DAME. Le collectif, fondé en 1983 par Jean Derome, André Duchesne, René Lussier et Robert Marcel Lepage, auquel se sont joints rapidement les trois “supermémés” Diane Labrosse, Joane Hétu et Danielle Palardy Roger, et finalement Michel F Côté et Martin Tétreault, a produit une quinzaine de vinyles avant que Joane Hétu ne se décide à mettre sur pied une structure plus adéquate baptisée Distribution Ambiances Magnétiques Etcetera. DAME allait bientôt distribuer, en plus des productions d’Ambiances Magnétiques, celles d’OHM Éditions, du collectif Avatar de Québec, et diversifier son catalogue en incluant les étiquettes qui produisent des projets des membres d’Ambiances Magnétiques (Victo, ReR, Rune, etc.), devenant ainsi le pivot central de la musique actuelle au Québec.

    “Il s’en passe des choses en 10 ans! lance Joane Hétu. La compagnie a acquis une réputation et une légitimité importantes. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un produit très marginal: on ne fait pas du pop, mais on ne fait pas non plus partie de l’establishment des musiques; on est entre les deux, quelquefois proche de la musique, quelquefois plus jazz ou plus pop. On fait de la musique impure, et ça, c’est aussi difficile à défendre qu’à vendre! Règle générale, on peut dire que le catalogue se vend mieux à l’extérieur qu’au Québec.” Ce qui n’est quand même pas si mal puisque ça permet aux artistes d’ici d’aller fréquemment faire entendre leurs musiques ailleurs et de participer, par diverses collaborations, à une reconnaissance plus large de ces “nouvelles” musiques. Pas un mois sans que l’on retrouve dans The Wire de Londres, référence obligée des recherches musicales de pointe, un article mentionnant l’un des artistes distribués par DAME ou une critique de l’un de ses disques.

    Si le catalogue de DAME ne cesse d’évoluer, on peut également être surpris de la faculté de renouvellement des artistes de la maison. Un coup d’œil à la programmation de l’événement Super Boom suffit à prouver l’extraordinaire diversité que propose en 2001 cette “petite compagnie”. Les festivités se dérouleront au Théâtre La Chapelle et l’ouverture, le mardi 27 novembre, se fera dans un grand fracas bruitiste avec le duo Parasites (Martin Tétreault au tourne-disque sans disques, et Diane Labrosse à l’échantillonneur); puis Jean Derome viendra nous défroisser les tympans en nous faisant visiter son magnifique Magasin de tissu; et, finalement, Michel F Côté et ses acolytes de Bruire (Jean Derome, Normand Guilbeault et Martin Tétreault) démontreront par leurs Chants rupestres que la musique actuelle descend du singe. Et ce n’est que le début! Le lendemain, DAME donne carte blanche à la nouvelle étiquette Monsieur Fauteux m’entendez-vous? pour une soirée de cabaret surréaliste avec les chansons douces-amères du duo Lou Babin et Pierre St-Jak et de leurs amis de L’Hôtel du bout de la terre parmi lesquels on retrouvera avec plaisir une Marie-Hélène Montpetit que l’on n’a pas revue chanter depuis la lointaine époque de Marie et ses quatre maris. Les nouveaux venus du trio Rouge Ciel nous feront ensuite découvrir leur jazz progressif, et La Fanfare Pourpour, descendante directe de L’Enfant fort et du Pouet Pouet Band, terminera la soirée. Retour chez Ambiances Magnétiques le jeudi avec Les Jumeaux de la planète Mars (René Lussier et Robert Marcel Lepage, qui inaugurèrent l’étiquette en 1984 avec leurs Chants et danses du monde inanimé), le trio Polaroïde (nouveau projet du guitariste André Duchesne avec Jean René à l’alto et Pierre Tanguay aux percussions) et Les Poules (Hétu, Labrosse et Roger, qui célébreront la réédition de leur enregistrement de 1986 sans pourtant revenir en arrière). Bonne idée de donner également carte blanche à OHM Éditions le vendredi. Les membres du collectif Avatar de Québec ont le don de concocter des soirées assez déjantées; et la pièce OHM inPLUG, conçue par Steeve Lebrasseur, ne devrait pas être décevante. Diffusion acousmatique de Chantal Dumas, bidouillages électroniques d’Émile Morin, David Michaud et Lebrasseur, et instruments inventés de Georges Azzaria promettent de nous en mettre plein les oreilles. Ce carnaval étourdissant se terminera le samedi avec trois concerts d’ensembles: Interférence Sardines, de Québec; la Chanson du Transsibérien de Pierre Cartier; et Les Projectionnistes de Claude St-Jean (parmi lesquels Normand Guilbeault à la contrebasse fera sa quatrième collaboration de la semaine!). On aura complété le tour d’horizon en passant par la Cinémathèque ce même samedi à 18 h 30 pour visionner Le Chapeau de Michèle Cournoyer (musique de Jean Derome) et l’excellent Trésor archange de Fernand Bélanger, qui suit René Lussier pas à pas, jusqu’en Europe, dans sa quête pour retrouver les origines du Trésor de la langue.

    Ouf! La directrice de DAME, Joane Hétu, peut certes contempler le travail accompli avec fierté, mais ça ne l’empêche pas d’envisager du changement pour la prochaine décennie. Un changement en forme d’expansion, bien sûr! Une histoire à suivre.

    … le pivot central de la musique actuelle au Québec.
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