This first solo outing for Queen Mab pianist
Opening with a discordant flute, this disc initially leads the listener to expect the mind-bending found-sound experiments for which Ambiances Magnétiques are deservedly known. Instead, this pair of Pierres take listeners on a relatively grounded exploration of classical Indian music. The eight compositions abound with drones and delicately shaded textures, combining low-pitched wind drones with melodies just foreign enough to induce thought, but not confusion. I find it particularly pleasing that many of the disc’s soft sounds mimic those just outside my door. For example, the low pan flute notes that open
This repetition serves to bring out the subtle textures of the recording itself. The slow, insinuating introduction of a tabla in
Although the disc offers little of the frantic playing that tends to attract Western ears to Eastern music, there are nevertheless a number of wonderful, thoughtful moments to be experienced here. True, this music comes by way of two French Canadians, but the tradition and intent behind La Boulezaille are derived directly from India.
Studio — Analogique — Numérique’s packaging alone screams “art”. It’s a trio of three-inch CDs, individually wrapped and presented in the sort of white box more typically used to deliver jewelry. The packaging creates a hell of an expectation for the contents. Depending on your level of tolerance for noise,
Disc one, Studio, pairs the two for a quartet of avant-garde compositions — the first of which, Duo 2, combines feedback and pink noise to create a hearing test from hell. This crashes into the silent brick wall of Duo 4, an almost entirely sound-free four minute interlude. Duo 6 returns with static snippets, slamming doors and unsettling hints of human voices that slowly fade into the abstract tones of Duo 8. While the material amounts to little more than noise (or, if you prefer, thoughtfully-assembled acousmatic compositions), it’s purposeful noise that, when combined with the duo’s extended bursts of silence, creates distinct images of isolation and ruin. Maybe it’s not fun, but it is effective.
Disc two, Analogique, features
The final disc, Numérique, contains a single, twenty minute remix by Yoshihide. Again, the title informs the process, for in contrast to Analogique’s construction, this piece was created digitally. It also contrasts with
So if this trio of tiny CDs is not much fun, what’s the point
a_dontigny et
D’un côté nous avons
Enregistré à la Casa del Popolo le 20 avril 2002, ce concert est donc une vraie réussite, tant au niveau du rythme, très maîtrisé par les deux protagonistes, que du point de vue des sonorités exceptionnellement complémentaires.
Tout au long du disque, c’est en effet pétrifié que l’on assiste aux virages de la composition et aux enchaînements de timbres avec un plaisir d’autant plus important que l’on sait la totale improvisation de la performance. Sur ce point, la réactivité de
Pur médium
Le disque s’ouvre sur le morceau
Ainsi on pourra interpréter le titre du morceau, soit l’un des premiers appareil de diffusion radiophonique à entrer dans les foyers, à la fois comme le témoignage fidèle des perturbations d’ondes qu’on pouvait entendre à cette époque, mais aussi comme l’idée que ces interventions du hasard sur la matière sonore sont aujourd’hui révolues, polies par la perfection d’un matériel haute-fidélité.
A part l’homme éveillé, qui est encore en mesure de stopper ou modifier le message publicitaire vertical directement de l’émetteur au récepteur
Grondement du monde
Engagé par ce premier morceau en guise d’introduction thématique, le concert ne s’écartera jamais de sa problématique médiatique, tantôt bouillonnant d’une sombre agitation, carnaval de particules sonores déchaînées se mettant à envahir le spectre musical comme autant de voix électroniques interceptées alors qu’elles fonçaient autour du globe (
Les ambiances développées dans la seconde partie du live deviennent ainsi progressivement tragiques, presque mélancoliques et c’est aussi lors de ces moments de tension retenue que les deux musiciens parviennent à cette symbiose surnaturelle dont nous parlions plus haut.
Offensive radiophonique
A ce titre, c’est le dernier morceau,
Orientées par la seule citation du disque, les variations abstraites qui suivent acquièrent donc paradoxalement un sens à la fois militant et neutre, prônant à demi-mot la ré-appropriation du mass-media, le droit à la subversion politique et musicale (un sample de reggae méconnaissable termine l’album) et concluent dans l’espoir ce panorama de la suprématie médiatique en apportant la preuve indéniable que tout objet invisible lancé dans la foule des hommes est sujet à sa ré-interprétation, que celle-ci soit effectuée par les aléas d’une technique pensante ou bien par l’esprit critique de quelques hommes échangeant leurs points de vue.
Une force mystique empêcherait-elle l’humanité de sombrer dans l’uniformisation imposée par la technique