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  • Mikrokosmos Sz 107 dans Voir

    «Critique», Réjean Beaucage, Voir, 29 mars 2016
    mardi 29 mars 2016 Presse

    C’est un filon extraordinaire que les membres de Quartetski ont choisi d’exploiter en revisitant avec une grande liberté des chefs-d’œuvre du répertoire «classique» (Satie, Stravinsky, Prokofiev, Cage, etc.). Les Mikrokosmos de Béla Bartók, c’est 153 petites pièces didactiques pour piano, réparties dans six livres selon un ordre de difficulté croissant. Celui qui s’y colle n’apprend pas seulement à jouer du piano, mais surtout ce qu’est la musique, tous les «trucs» de compositeur étant aussi au programme. Ce n’est pas la première fois que le recueil fait l’objet d’arrangements, mais les Quartetski réunis autour du bassiste Pierre-Yves Martel offrent aux 23 extraits choisis un traitement très créatif à travers des interprétations qui leur donne une nouvelle vie. Superbe.

    Superbe

    Simon Martin: Hommage à Leduc, Borduas et Riopelle dans The WholeNote

    «Review», Stuart Broomer, The WholeNote, 28 mars 2016
    lundi 28 mars 2016 Presse

    The young composer Simon Martin has created three separate works here with highly distinct instrumentation in homage to a trinity of closely linked Québécois painters central to the history of Canadian art. The first piece L’heure mauve, inspired by the Ozias Leduc painting and the last of these works to be composed (2009), is performed by a trio of classical guitarists. Historically, Martin has arrived at the earliest of these painters last and he’s matched Leduc’s symbolist landscape with an extraordinary minimalism, organizing a piece that matches periods of silence with complex rhythmic patterns created on strummed flurries or plucked notes on open strings.

    Projections libérantes (2007), named for a text by Paul-Émile Borduas, was composed for Quasar saxophone quartet. The piece uses saxophone multiphonics created by alternate fingerings and shifting embouchures to mine the instruments’ sonic resources, drawing, for example, simultaneous low-frequency blasts and whistling highs from the baritone.

    That sonic creativity is matched by Martin’s handling of the string quartet in Icebergs et Soleil de minuit — Quatuor en blanc, which takes its inspiration from Jean-Paul Riopelle’s series of black and white paintings. It’s a series of brief vignettes, sometimes highly gestural, in which Quatuor Bozzini explores different textures often employing harmonics to create a kind of richly nuanced transparency, a contradictory dense thinness of sound resembling the texture of a painted surface, as clusters can gradually reduce to single attenuated pitches.

    What ties these works together is Martin’s fascination with the physical matter engaged by these painters and the power of brush or spatula strokes in their work, qualities transferred to his own dramatic exploration of individual instrumental timbres and subtly evolving sounds. The ultimate effect resembles the dynamic stillness and material transformation that links his three subjects’ work. It’s music of power, beauty and originality, worthy of its subjects.

    It’s music of power, beauty and originality, worthy of its subjects.

    Musiques de chambres dans Circuit

    «Nouveautés en bref», Cléo Palacio-Quintin, Circuit, no 26:1, 23 mars 2016
    mercredi 23 mars 2016 Presse

    Très réputé pour ses grands talents d’improvisateur, nous oublions parfois à quel point Jean Derome, multi-instrumentiste souffleur et manipulateur d’objets sonores, est aussi et surtout un compositeur prolifique. Ayant reçu en 2013 la prestigieuse Bourse de carrière décernée par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), l’incommensurable musicien en a profité pour revisiter son œuvre afin d’offrir au public une rétrospective de ses 45 années de métier. Une multitude de concerts présentent les musiques éclectiques du créateur pendant la saison artistique 2015-16 dans le cadre de l’Année Jean Derome, événement lancé lors de l’ouverture du 31e Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) en mai 2015 avec la création de Résistances (œuvre pour 20 musiciens conçue autour du thème de l’électricité). Ce disque de Musiques de chambres, enregistré en 2014, est une belle réalisation de cette rétrospective, puisqu’il présente chronologiquement dix ans de créations à travers sept œuvres commandées dans différents contextes (d’où le «chambres» au pluriel). Les commanditaires et lieux de création en disent déjà beaucoup sur la richesse hétéroclite de l’œuvre de Derome.

    Pour célébrer l’ouverture du Musée d’art contemporain de Montréal en 1992, le Nouvel ensemble moderne (NEM) et la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) créaient Cinq études pour Figures (1992). Ces cinq «Jeux»«d’épreuves», «d’orgues», «d’enfant», «de miroirs», «d’un piston» — pour saxophone soprano, trompette, piano, contrebasse, batterie et marimba illustrent à merveille l’univers musical inventif et ludique du compositeur. Les cheminées (1997), œuvre en quatre mouvements composée pour l’Ensemble de flûtes Alizé (huit flûtes) avait quant à elle été créée aux Foufounes électriques dans une production de Codes d’accès en 1997, accompagnée alors d’une bande vidéo de Boris Firquet. En 2000, Innovations en concert commande une pièce solo pour le clarinettiste torontois Bob Stevenson. Les musiciens souhaitant jouer ensemble lors du concert de création, la pièce devient finalement un duo avec Derome au saxophone et à la flûte basse. Ici interprétée avec Lori Freedman aux clarinettes, la pièce Les jumeaux (2000) consiste — à peu de choses près — en une seule grande ligne mélodique jouée à l’unisson par les deux instrumentistes. Le fondu des timbres et la précision rythmique implacable des interprètes créent des textures colorées réjouissantes en parfaite symbiose et la mélodie fringante du 2e mouvement est enrichie de quelques envolées solistes. Saint Irascible et le papillon (2003) est, comme le sous-titre l’indique, un Portrait de Norman Bethune en 5 tableaux (et un rappel) composé à la requête de Bradyworks pour André Leroux au saxophone ténor et Philip Hornsey aux percussions. Malgré certains mouvements aux titres sombres (Irascible, Mort en sursis, Saint Martyr), la musique de Derome demeure toujours pleine de vivacité dans ce savant mélange de saxophone — parfois un peu jazzé — et de percussions ensoleillées. Lori Freedman réapparaît, toujours aussi convaincante, dans un solo pour clarinette basse qu’elle a commandé en 2005: Oiseau-lyre (flanqué d’une colonnade). Le disque se termine avec le quatuor de saxophone Quasar, dans une œuvre de 2012 créée aux Rencontres de musiques spontanées de Rimouski. Le titre (Rouge), et surtout le sous-titre du 3e mouvement Carré (rouge), nous laissent deviner que Derome a été inspiré des événements du «printemps érable» qui ont secoué le Québec cette année-là.

    Avec ce disque, Jean Derome nous permet de découvrir ou redécouvrir ses Musiques de chambres, toujours actuelles et ancrées dans une pratique artistique vivante et tentaculaire. Les œuvres, aux titres évocateurs et aux formes en plusieurs courts mouvements (toutes les pièces comportent de trois à six mouvements de durées de une à quatre minutes, à l’exception des Jumeaux qui compte deux mouvements d’environ huit minutes chacun), incarnent toujours un esprit vif et souriant, tout comme leur compositeur. Les interprétations éloquentes des solistes et ensembles ainsi que la prise de son irréprochable permettent à ces musiques de communiquer sans équivoque leur précieuse «joie de vivre», trait marquant du compositeur et de son œuvre. Il ne nous reste qu’à souhaiter que Jean Derome continue de créer pendant encore 45 ans!

    Les interprétations éloquentes des solistes et ensembles ainsi que la prise de son irréprochable permettent à ces musiques de communiquer sans équivoque leur précieuse «joie de vivre», trait marquant du compositeur et de son œuvre.

    Rêves de béton dans Backseat Mafia

    «Review», Mark Anthony Brennan, Backseat Mafia, 19 mars 2016
    samedi 19 mars 2016 Presse

    A fascinating work of experimental electronica which chillingly relates how detached we have become from both our spiritual selves and the organic earth.

    It is unclear whether Quebec’s Galerie Stratique (Charles-Émile Beullac) is presenting us with a vision of the future or his interpretation of the modern desensitized world. Either way the outlook is grim. Our emotional touchstones are removed, replaced by foreign textures and reference points. There are only two truly human sounds: a man speaking woodenly in Fièvre, 1982 and a woman singing on Ville engloutie, but her voice gets buried deep in the mix. Aside from the vibraphone, the instruments themselves do not sound real. Maybe they aren’t. They could be processed field noises. That’s how alien Beullac’s landscape is.

    It’s a distillation. As a representation of how removed we have become from both our spiritual selves and the organic earth, it is chilling. As a work of experimental electronica, it’s fascinating.

    It’s a distillation. As a representation of how removed we have become from both our spiritual selves and the organic earth, it is chilling. As a work of experimental electronica, it’s fascinating.

    Transparence dans Downtown Music Gallery

    «Review», Bruce Lee Gallanter, Downtown Music Gallery, 18 mars 2016
    vendredi 18 mars 2016 Presse

    This is a solo project featuring Philippe Lauzier on bass clarinets, alto sax with feedback, soprano sax and bells. Mr. Lauzier is a part of the ever-evolving Montréal experimental scene. Mr. Lauzier plays mainly bass clarinet & soprano sax and has worked with Klaxon Gueule, Jean Derome, Kim Myhr (from [Norway]) and Jim Denley (from Australia). Although this is a solo effort, Mr. Lauzier often manipulates or multi tracks his bass clarinet, soprano or alto sax. The sounds he comes up with are most often fascinating yet occasionally hard to figure out exactly how they are being done. Closely mic’d bass clarinet sounds, carefully stretched out, the sound of the pads on the clarinet or sax, equally important as a sonic ingredient. The sound of Mr. Lauzier’s three reeds sound different on each piece as he alters them or places them in a different stereophonic context. One of the things I like most about this is that the pieces are relatively short, Lauzier never pushed to envelope too far out so that we are disoriented by the results. The inner vibe is rather calm and well constructed, never too weird. This gives it a certain charm that feels rather organic.

    The inner vibe is rather calm and well constructed, never too weird. This gives it a certain charm that feels rather organic.

    Rêves de béton dans Earshot

    «Review», Steve Marlow, Earshot, 17 mars 2016
    jeudi 17 mars 2016 Presse

    Galerie Stratique is the alter-ego of Quebec based electronic musician Charles-Emile Beullac. Rêves de béton is his fourth album to date, his first coming back in 2001. Beullac is well steeped in the ambient style of electronics, his work reminiscent of Brian Eno or Jean-Michel Jarre. The main CD, Rêves de béton, is a challenging listen, short ideas of song merging ambient and glitch electonics masterfully. The music here is darker and wildly experimental. Sur les galets uses organic percussion to make a clattering, shuffling mess of electronics. Quinze noeuds has an ethereal operatic sample burbling up behind dark electronica and xylophone. Rêve de bitume is a glitchy mess of menacing Germanic electronics. Beullac has also included a disc of previously unreleased material called Archives Vol. 1 as a bonus disk. This material, left off of his previous three albums, along with some bonus material, is a bit more atmospheric than the main album, but just a bit. Ariens sounds deeply influenced by Kraftwerk, dramatic and grand in scale. Scories slowly builds droning electronics into a howling mess. Beullac is making some dramatically expressive music here, and his range is staggering over these two disks.

    Beullac is making some dramatically expressive music here, and his range is staggering over these two disks.
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