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  • Estrapade, morceaux_de_machines dans Soleil FM, Jazz Etc

    «Le coin de l’inouï», Luc Bouquet, Soleil FM, Jazz Etc, 21 juin 2005
    mardi 21 juin 2005 Presse

    L’estrapade est une forme de torture médiévale fort cruelle consistant à hisser le condamné en haut d’un mât et à le laisser retomber dans la mer ou à terre. morceaux_de_machines (A_dontigny & Érick d’Orion + Diane Labrosse, Martin Tétreault, Otomo Yoshihide) nous en donne ici un aperçu moderne et musical.

    Parce que ne s’installant pas dans un climat obsessionnel mais au contraire en abordant plusieurs sources et thématiques (bruitisme, techno, jungle… ), l’improvisation de morceaux_de_machines passionne. Ici, on combine avec le temps, on étire l’impro jusqu’au quart d’heure, on agit en instrumentiste, avec sensibilité et rythme. On provoque l’auditeur, on le course, on l’invite (de force) à abandonner ses repères. J’aime cette musique pour la force qu’elle dégage, pour sa colère, son désir de secouer le cocotier car derrière le musique de Dontigny & d’Orion, il y a un véritable acte politique et humain.

    «Tout commence avec le corps d’un enfant épouvanté par l’usine du village qui souffle vapeurs et fumée par ses naseaux, tel un instrument monstrueux et fabuleux. Son ventre grouille de bruits sourds et réguliers, longs et lents, noirs et inquiétants: des moteurs, des souffleries, des machines magiques, des zébrures de fer, des grondements d’acier, des palpitations de rouages et de longs jets de brumes fades ou saturées d’odeurs écœurantes». Ainsi parlait Michel Onfray de la fromagerie de son village dans Politique du rebelle (Biblio Essais). Entre répulsion et émerveillement, une définition collant magnifiquement avec la musique de notre duo québécois.

    … l’improvisation de morceaux_de_machines passionne.

    Estrapade, morceaux_de_machines dans Sands Zine

    «Una bestia di disco», Alfredo Rastelli, Sands Zine, 17 juin 2005
    vendredi 17 juin 2005 Presse

    I morceaux_de_machines del duo canadese composto da A_dontigny e Érick d’Orion non vogliono sentire ragioni. Danno bando alle ciance e cacciano dalle loro mani una bestia di disco, efferato e distruttivo. Erano tempi che non sentivo un disco di free elettronica così compatto, incompromissorio e creativo. Il cd è composto da tre registrazioni diverse, di cui due catturate dal vivo, smontate e poi rimontate in un diverso ordine, e in cui si avvalgono della collaborazione di tre grandi personaggi, molto presenti nella scena canadese: sono infatti della partita nientedimeno che Diane Labrosse, Martin Tétreault e Otomo Yoshihide. Un collettivo di turntablists a cui si deve aggiungere l’uso sfrenato di effetti, oggetti e percussioni elettroniche. A_dontigny ed Érick d’Orion superano in ferocia la loro creatura Napalm Jazz, di cui i morceaux_de_machines rappresentano la naturale evoluzione; i punti in comune ci sono ma in questo caso i musicisti azzerano le pause, stratificando la musica fino a trasformarla in puro catrame. Estrapade è fatto di una materia impenetrabile costruita con elementi di musica concreta, elettronica e industrial e cementata con collage sonori, in un pieno approccio avanguardista e dada. Dentro ci trovate tanto noise ed elettronica, flagellamenti industriali (Estrapade) e assurde drum machine alle prese con ritmi di dance sfrenata (Onanisme, Triple fermentation); come se non bastasse, i riferimenti al jazz (il finale di Tromocrates) o alle parti strettamente free, non sono casuali: rimanendo in tema infatti, in trepanation la massa elettronica affoga in un delirio di fiati stridenti e cieche scariche elettriche.

    I morceaux_de_machines riempiono il cd fino all’orlo e credo che, se avessero voluto, avrebbero potuto continuare all’infinito, avendo l’impressione che la loro musica sia formata da una massa capace di auto-rigenerarsi e svilupparsi in piena autonoma. Estrapade è un frullatore globale che vuole sradicare dal loro contesto alcune delle musiche di riferimento del 900 (musica concreta, free jazz, rap, speed metal e techno) al fine di creare però un suono in opposizione alla cultura globale e al politically correct; spacca le orecchie ma sa regalare anche delle gran belle soddisfazioni.

    Erano tempi che non sentivo un disco di free elettronica così compatto, incompromissorio e creativo.

    Mingus Erectus dans Splendid E-Zine

    «Review», Andrew Mal, Splendid E-Zine, 13 juin 2005
    lundi 13 juin 2005 Presse

    Known primarily for his post-bop and avant-garde/free jazz compositions, and for playing in the eclectic Montréal jazz scene, Normand Guilbeault competently leads his combo through the many twists and turns of Charles Mingus’s compositions on Mingus Erectus. This isn’t new to him, however — Guilbeault has included Mingus charts in his band’s live repertoire since its inception, recorded Mingus pieces for his previous albums, and even issued a previous tribute record, 1996’s Homage À Mingus.

    Mingus Erectus is a live document of a tight repertory band playing some of the last century’s most inventive jazz. As a composer, Mingus began with Duke Ellington’s lush orchestration, then added an extended harmonic and rhythmic sensibility. As a bassist, he redefined post-bop bass as a solo instrument to rival its rhythmic importance. Guilbeault’s homage stresses both of these sides — he holds down the ensemble with his own superior bass playing while drawing fantastic performances from his sidemen, most notably Jean Derome (saxophones and flute) and Ivanhoe Jolicoeur (trumpet and flugelhorn).

    The album’s track selection ranges from the immediately recognizable favorites Pithecanthropus Erectus and Tijuana Gift Shop to the more esoteric All The Things You Could Be By Now If Sigmond Freud’s Wife Was Your Mother. Fable of Faubus (a reference to the Arkansas governor who fought against the integration of Little Rock’s public schools) is re-imagined here as the lively Fable of (George Dubya) Faubus, with appropriate lyrics: “Why is he so sick and ridiculous? / He lied to the whole world about Iraq! / And he’s a fool!” The album’s only original track is Derome’s MDMD, and it fits surprisingly well among the older charts. Guilbeault and his Ensemble do Mingus’s music justice, and then some.

    Guilbeault and his Ensemble do Mingus’s music justice, and then some.

    Oralizations dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 64, 6 juin 2005
    lundi 6 juin 2005 Presse

    Associés dans l’expérience des Five Men Singing (Victo 092) avec David Moss, Jaap Blonk et Phil Minton, le Canadien Paul Dutton et le Japonais Makigami Koichi viennent presque simultanément de produire chacun un enregistrement en soliste qui permet de mieux situer la spécificité de chacun. En effet, au-delà des effets de bouches, borborygmes et les diverses techniques vocales auxquels se livrent les deux musiciens, l’auditeur sent, chez le premier une approche plus contrôlée de son art vocal, dans lequel la musique intègre une démarche plus littéraire, propre à la poésie sonore. Hurlements, grognements et déclamations à l’apparence déstructurée parsèment un enregistrement retraçant un itinéraire d’une trentaine d’années.

    Hurlements, grognements et déclamations à l’apparence déstructurée parsèment un enregistrement retraçant un itinéraire d’une trentaine d’années.

    Mingus Erectus dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 64, 6 juin 2005
    lundi 6 juin 2005 Presse

    Le contrebassiste canadien que le collectif Ambiances Magnétiques nous avait déjà fait découvrir avec Riel, Plaidoyer musical (AM 073) voue une véritable passion à Charles Mingus dont il explore depuis près de quinze ans le répertoire et Mingus Erectus est le second recueil de son ensemble à se consacrer — presque — totalement à son mentor. Avec une équipe légèrement remodelée (le batteur Claude Lavergne remplace Paul Léger) et réduite à un quintet (l’ensemble a perdu son tromboniste, Michel Ouellet), Normand Guilbeault propose une relecture de sept thèmes de Charles Mingus, dont Pithecanthropus Erectus, pour citer l’un des plus connus, mais aussi Fable of (George Dubya) Faubus, au texte revisité (George Dubya n’étant qu’autre que George W.). Cette relecture, si elle reste relativement fidèle à l’esprit du compositeur, en plaçant par exemple la contrebasse au centre du dispositif, offre quelques variantes, notamment au niveau instrumental, la clarinette de Mathieu Bélanger se substituant au piano de certaines formations tout en faisant référence à son travail avec Eric Dolphy. L’enregistrement, réalisé en public en février 2004, transmet sans problème à son auditoire la chaleur des thèmes, la fougue de ses interprètes.

    L’enregistrement […] transmet sans problème à son auditoire la chaleur des thèmes, la fougue de ses interprètes.

    Estrapade, morceaux_de_machines dans Chain DLK

    «Review», Eugenio Maggi, Chain DLK, 3 juin 2005
    vendredi 3 juin 2005 Presse

    With the demanding reputation of “B-Boys of musique concrète”, A_Dontigny (prepared cds, turntable, effects) and Érick d’Orion (computer, live electronics, effects) have concocted an interesting, often exhilarating work, helped in the live tracks by precious guests like Diane Labrosse (sampler) and turntablists Otomo Yoshihide and Martin Tétreault. They make noise which is often brutal and rabid, but are wise enough to make it more varied than a continuous feedback squeal. Onanisme is autistic techno, Triple fermentation is drum’n’bass which needs a serious dose of Ritalin. Bits and pieces of other people’s music are thrown in and trashed with a mocking smile AND an ethic, after all. Listen to the 14-minute tour-de-force of Trépanation, where crazed beats pave the way for a jazzy delirium, like a Peter Brotzmann record via effect pedals. If anybody remembers the AMK / Hands To / PBK disc on RRR, this sounds like its digital update.

    … an interesting, often exhilarating work…
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