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  • Soshin dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 58, 1 décembre 2003
    lundi 1 décembre 2003 Presse

    L’intitulé de l’enregistrement peut prêter à confusion: il ne s’agit pas d’un trio. En fait, les six pièces de Soshin permettent surtout de présenter un nouveau venu, Antoine Berthiaume, seul à officier sur les six pièces du recueil. Jeune guitariste québécois, il se confronte à deux de ses aînés pour cinq pièces en duo (trois avec Frith, deux avec Bailey), réservant la première, éponyme, à un quasi solo (guitare traitée au sein d’un piano, apparemment). Les canaux stéréophoniques étant clairement dévolus à l’un ou l’autre duettiste, les jeux sont parfaitement identifiables. Il n’y a plus lieu, certes, de s’appesantir sur ceux de Derek Bailey et de Fred Frith — encore qu’ici ils soient particulièrement épurés et loin de tout aspect démonstratif — mais d’apprécier leur disponibilité à un dialogue équilibré avec leur jeune partenaire.

    Antoine Berthiaume a la volonté d’explorer les potentialités soniques de sa guitare, aborde cette approche avec délicatesse, avec un «esprit du débutant», sens premier de Soshin c’est-à-dire, ouvert et curieux. Il se réfère donc dans sa pratique à l’esprit zen, esprit qui transcende l’ensemble de l’enregistrement.

    … ouvert et curieux.

    Risque et pendule dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Lancements», SOCAN — Paroles & Musique, no 10:4, 1 décembre 2003
    lundi 1 décembre 2003 Presse

    Premier disque de cet ensemble, on y retrouve une fusion particulièrement réussie de styles et de sentiments. Ainsi Pierre Labbé est extrêmement bien entouré par Nathalie Bonin, Julie Trudeau, Bernard Falaise, Claude Lavergne et Frédéric Alarie. Il signe sept des neuf pièces de l’album et nous fait bénéficier de sa polyvalence en mariant avec brio les musiques contemporaine et actuelle au jazz plus conventionnel. On remarquera particulièrement les transitions intelligentes et subtiles qui relient les différents modes musicaux.

    On remarquera particulièrement les transitions intelligentes et subtiles qui relient les différents modes musicaux.

    Risque et pendule dans Vital

    «Review», Dolf Mulder, Vital, no 399, 26 novembre 2003
    mercredi 26 novembre 2003 Presse

    This ensemble has the following line-up: Pierre Labbé (tenor sax, flute), Nathalie Bonin (violin), Julie Trudeau (violoncelle), Bernard Falaise (electric guitar), Frédéric Alarie (contrebasse) and Claude Lavergne (drums). Leader Pierre Labbé may be known of that great record Tête à Queue by Papa Boa. A very dynamic brew of avant rock. Falaise was also part of this interesting group. He may also be known of his work Miriodor and Klaxon Gueule, etc. Multi-instrumentalist and composer Labbé is also involved in theatre and dance productions. Currently he works on a solo show of music tales for children, a.o. But let’s turn to the debut of his ensemble that plays some of his recent compostions. Like so many groups they search for a balance between improvisation and written music. And also like so many other groups they make their own blend of rock, jazz and composed music. In the case of the compositions of Labbé this does not mean that they are eclectic or superficial. All pieces form a organic whole, have a clear shape and make you forget stylistic boundaries. The playing is well-tempered, giving room to everybody. Solo’s are not never ending trips, but always short, modest and serving the whole. Arrangements are nice and transparant. Just a cd of warm and intelligent new music that deserves to be heard everywhere.

    … warm and intelligent new music that deserves to be heard everywhere.

    Sang 9 dans Vital

    «Review», Dolf Mulder, Vital, no 399, 26 novembre 2003
    mercredi 26 novembre 2003 Presse

    With this compilation Ambiances Magnétiques presents 20 new groups and artists. Artists that have no album out yet. And listening to this cd not all of them are ready for that, I think. All 20 groups present themselves with one track. Information on all these musicians is included in english and french. All groups involved have in common that they play some kind of ‘new music’. The spectrum is broad. But I won’t go here into each track. So let me at least mention all the groups and musicians that are covered here: In Vitro, Concorde Crash, The Fighting Koalas, Dickie’s Nodan Levesky, Pascal Desjardins & Frédéric Léonard, Mélanie Auclair, Face dans I’dash, Torngat, Kareya, Malarafe, Cléo Palacio-Quintin & Pascal Boudreault, Jocelyn “Doctor” Tellier, Copromélomanie, James Schidlowsky, Hiatus, Tutu Combo, André Marceau, L’Hexacorde, Bobok, Arborisationterminale. It’s no coincidence that the cd opens with a track by In Vitro, certainly one of the most interesting groups presented here. It’s a project started by Colin Gagné and Lévy Bourbonnais that impresses because of the strange and original structure of the piece, moving between improv and structure, acustic and electro. The Fighting Koalas also make a hybrid of acustic and electronic music, but in a more conventional musical form. Dickie’s Nodan Levesky is a quartet of two acoustic guitars, percussion and electric bass. An instrumental kind of rock chamber music that brings back memories of early Conventum. Also l’Hexacorde offers an interesting piece of rock chamber music that you don’t expect these days. Face dans l’dash offers a very noisy and radical excursion. Just like Arborisationterminale Torngat shows the groovy and funky side of Quebec, but fail to convince. Malarafe comes most close to jazz music, with a pianist playing in a style that you either hate or like. But alle of them are capable musicians I must say. For me it are the musicians that experiment with electronic and acustic sound within unusual structures that make this cd worthwhile, like the duo Cléo Palacio-Quintin and Pascal Boudreault. The compilation makes evident that Ambiances Magnétiques does not have to worry about the future. This compilation leaves no doubt that are many interesting things going on there. It should appeal to all of you that interested in the new music scene of Quebec.

    This compilation leaves no doubt that are many interesting things going on there.

    Ohmix, Carnets de voyage, Tout le monde, Speechless, Upbeat, Grain, Chansons d’un jour, Sautons ce repas de midi, Maison douce maison, Studio — Analogique — Numérique, Fanfare Pourpour, Fred Frith, Klaxon Gueule, Frank Martel, Martin Tétreault dans actuellecd.com

    «En cadeau, élargir des horizons», François Couture, actuellecd.com, 25 novembre 2003
    mardi 25 novembre 2003 Presse

    Les Fêtes approchent. Vous vous demandez quoi offrir en cadeau cette année? Vous cherchez le truc original, ce qui étonnera et fera plaisir? Pourquoi ne pas élargir les horizons musicaux d’un être cher, d’une collègue de travail ou d’un cousin que vous n’avez pas vu depuis le dernier Noël. Voici une sélection toute personnelle d’idées cadeaux pour initier quelqu’un (ou vous-même, on peut bien se faire plaisir!) à la musique actuelle.

    La chanson

    Cela peut paraître un peu simpliste, mais tout le monde apprécie une bonne chanson. Cela dit, nous n’avons pas tous la même définition de ce qu’est une bonne chanson. Et les artistes du catalogue de DAME prennent beaucoup de liberté avec cette forme musicale, c’est d’ailleurs ce qui rend la chose si excitante. Frank Martel et Tomás Jensen sont des chansonniers au verbe ludique et à la musique intemporelle, chacun à sa façon (les amateurs de Richard Desjardins ou d’Urbain Desbois y trouveront leur compte). Et les Chansons d’un jour de Geneviève Letarte plairont à quiconque recherche une chanson au texte poétique et à la mélodie intelligente et accessible. Pour les rockeurs dans l’âme, Locomotive d’André Duchesne (des riffs à fond de train) demeure un classique.

    Castor et compagnie de Joane Hétu a déjà un côté plus pernicieux avec ses textes sensuels (voire érotiques) et ses moments de douce folie, une folie qui s’accentue dans le rock déconstruit du groupe féminin Justine: leur premier album, (Suite), tient du rock progressiste, alors que le second, Langages fantastiques, fait plutôt dans la chanson à haute teneur en improvisation. Comme va-tout, la compilation Chante! 1985-2000 offre une vaste sélection de chansons tordues et touchantes.

    La fête

    Moment de célébration, de carnavalesque, de transgression des interdits, la fête est aussi musicale et donne lieu dès lors à une distorsion des règles couramment admises. L’Orkestre des pas perdus insuffle à la musique de fanfare un air de cirque actuel, un R ‘n’ B (rhythm ‘n’ brass, bien sûr) qui rafraîchirait n’importe quelle parade. Son cousin Les Projectionnistes (les deux projets sont pilotés par Claude St-Jean) remplace le cirque par le rock et de fanfare fanfaronne la section de cuivres se transforme en funk frénétique. Pour sa part, la Fanfare Pourpour troque le caractère officiel des costumes de parade pour la spontanéité d’une fanfare de rue, une musique pour Tout le monde qui ne s’abaisse pas au plus petit dénominateur commun.

    Dans le même esprit, mais en ajoutant un côté est-européen et une imagination débridée, le groupe Interférence Sardines (qui compte en ses rangs deux membres du groupe néo-trad Les Batinses) brasse fort. Jean Derome et les Dangereux Zhoms adoptent un angle plus jazz avec un côté frivole qui pousse parfois jusqu’à l’exubérance. Les trois albums du groupe sont hautement recommandables, mais Carnets de voyage demeure un excellent point de départ. On trouve le même esprit de démesure et d’émotion pure dans La boulezaille (Pierre Langevin et Pierre Tanguay) et Plinc! Plonc! (Jean Derome et Pierre Tanguay), des disques où s’entremêlent improvisation, musiques du monde, jazz et fantaisie libératrice.

    Et pour aller plus loin

    Mais peut-être voulez-vous allez plus loin et donner le goût d’une musique actuelle plus audacieuse et abstraite? Voici quelques suggestions de musiques improvisées et électroniques.

    Martin Tétreault est l’un des artistes expérimentaux les plus fascinants en ce moment. Son utilisation du tourne-disque projette 45 questions par minute. Son récent disque Parasites avec Diane Labrosse pose la loupe sur de petits bruits inquiétants. Et sa nouvelle collaboration avec le Japonais Yoshihide Otomo, Studio — Analogique — Numérique, offre une musique de recherche étonnante dans une présentation originale: un coffret de trois mini-disques compacts.

    Actif sur la scène des musiques d’avant-garde depuis le début des années 70, Fred Frith demeure le favori de plusieurs amateurs du genre. Les deux albums de son Fred Frith Guitar Quartet (avec René Lussier, Nick Didkovsky et Mark Stewart) sont essentiels. DAME offre aussi les titres de son étiquette Fred Records.

    L’un des premiers groupes de l’écurie DAME à s’être tourné vers l’improvisation électroacoustique, Klaxon Gueule donne dans les textures bruitistes et le plaisir exigeant. Les albums Muets et Grain ont été acclamés par la critique internationale. Mentionnons aussi la compilation Ohmix, un projet électronique audacieux où une brochette d’artistes (dont Martin Tétreault, David Kristian, John Oswald, Terre Thaemlitz et Ralf Wehowsky) remixent les disques de l’étiquette Avatar.

    Enfin, au lieu d’envoyer les habituelles cartes de souhaits, je vous suggère les cartes postales sonores de l’étiquette Ouïe-Dire, des cartes accompagnées de mini-disques compacts. Et bon temps des Fêtes!

    L’Hexacorde dans Ici Montréal

    «Compact!», François Couture, Ici Montréal, no 7:08, 20 novembre 2003
    jeudi 20 novembre 2003 Presse

    C’est Georges Brassens qui prend possession du corps d’Urbain Desbois, c’est Richard Desjardins qui attrape au vol la légèreté des chansons de Tomas Jensen, c’est Willy Lamothe qui se marie avec Plume. C’est Frank Martel, l’ovni de la chanson québécoise. Sa poésie mélange les villes et les champs, le quotidien et l’exotique, avec une touche d’humour qui rend l’argumentation impossible. On ne peut qu’opiner du chef en apprenant que «comme le petit hérisson/La femme melon aime à se rouler en boule» ou que «C’est du creux de ses vertèbres/Que provient la bonne humeur du zèbre». Frank déclame et susurre autant qu’il chante, et sa voix imparfaite évoque la chanson country, une impression soulignée par la guitare de Bernard Falaise qui s’en donne à cœur joie. L’équipe n’a pas changé depuis le premier album. Falaise y va de sa mandoline délicate ou d’une guitare électrique lancinante qui pousse vers les terrains actuels, pendant que la basse d’Éloi Deit ancre la musique sur la terre folk et que le batteur Michel F Côté change de style comme un serpent change de peau (sans regarder en arrière). À la première écoute, je gardais un sourire en coin à cause d’une ironie rigolote dans le traitement musical. Mais, dès le second passage, je me suis laissé conquérir par la qualité de l’écriture, poignante et soignée et la sympathie des mélodies, contagieuses comme des ritournelles d’enfants. Ton visage, Stella et Le Limpopo (un fleuve d’Afrique, vous l’apprendrez) sont des pièces d’anthologie de la chanson irrévérencieusement intelligente. Merci Frank. 10/10

    … des pièces d’anthologie de la chanson irrévérencieusement intelligente. Merci Frank.
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