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  • Zucchini dans Wonderous Stories

    «Recensione», Vincenzo Giorgio, Wonderous Stories, no 20, 1 novembre 2002
    vendredi 1 novembre 2002 Presse

    Questo è una di quei dischi che obbliga l’ascoltatore a fermarsi: troppo caleidoscopico, barocco (nel senso migliore del termine) ed “onnivoro” il suono di questa band canadese dal nome (e relativo titolo) vagamente dadaista. Due violini, chitarra, percussioni e basso, parti cantate in francese, quattro ospiti ai fiati, percussioni ed arpa per quattordici tracce una più bella dell’altra.

    Mai un passaggio scontato ma una miscela sapiente e folle delle più svariate “interferenze” senza mai cadere in miscellanee raffazzonate o rozze addizioni sonore . Il suono scorre spumeggiante e spontaneo come giovane sorgente, nervosi riff violinistici vengono domati da calde armonie chitarristiche dai sapori vagamente jazzati. Giocose melodie vengono sospinte da bizzosi venti percussivi fino a sciogliersi in drammatiche atmosfere cameristiche.

    In effetti ciò che più sorprende di questo incredibile quintetto (che mi dicono essere alla seconda prova discografica) è la capacità di passare da una situazione sonora all’altra senza sbavature o forzature di sorta: (facendo ovviamente i debiti distinguo) è dai tempi del più glorioso e creativo Zappa che non avvertivo quel senso di folle eclettismo invadere con violento e dolcissimo impeto le mie (stupite) orecchie.

    Per tentare l’improbabile (vale a dire rendere l’idea di come questa musica suoni) Interferences Sardines rimandano vagamente alla primissima Penguin Cafè Orchestra (quella più “maleducata” del primo album tanto per intenderci) selvaggiamente intrisa di sonorità RIO e di improvvise aperture armoniche jazzate (certi vocalizzi all’unisono con le parti strumentali sono da brividi), gargarismi etnci (klezmer?) si fondono con musicalità più classicheggainti vicine a certe cose di Satie.

    Personalmente non esito a definirlo il disco dell’anno tanta è la sua genialità e la sua limpida bellezza. Da avere assolutamente.

    Grain dans Ici Montréal

    «Compact!», Catherine Perrey, Ici Montréal, 17 octobre 2002
    jeudi 17 octobre 2002 Presse

    Avec Michel F Côté aux percussions, Bernard Falaise à la guitare et Alexandre St-Onge aux contrebasses, Klaxon Gueule est un trio en activité depuis plus de six ans. Grain est le troisième morceau d’une trilogie jamais déclarée, mais commencée avec Bavards et poursuivie avec Muets. On peut imaginer Grain de plusieurs façons: le grain de sable qui vient perturber l’ensemble, ou le grain qui va donner vie. Un album bruitiste réalisé par des musiciens qui ont l’art de faire du bruit délicatement, voire sereinement, peuplé d’étranges fantômes, de sons produits par une guitare préparée aux bourdons. On ajoute à cela quelques pièces totalement dilatées et ouvertes.

    … des musiciens qui ont l’art de faire du bruit délicatement, voire sereinement…

    À un moment donné, Lori Freedman dans Ici Montréal

    «Compact!», Catherine Perrey, Ici Montréal, 17 octobre 2002
    jeudi 17 octobre 2002 Presse

    Tout droit débarquée de l’Ouest canadien, Lori Freedman ajoute des vitamines au catalogue Ambiances Magnétiques. Des couleurs d’automne, sauvages. La première pièce se veut un fougueux exercice de style qui refuse de vous laisser souffler. Les climats se dénouent dans les pièces suivantes, petit à petit, sur l’autel de l’improvisation. De l’impro solide, très souvent réalisée avec les hautes notes, mais hors de toute stridence. Tenus en haleine, nous voyageons entre pièces ‘calmes’ et pièces nées sous un ciel allumé. Madame Freedman, que l’on a notamment connue au sein du duo Queen Mab, sait captiver un auditoire, en nous maintenant toujours sur la brèche et en allant pétrir en notre for intérieur des ressources d’écoute inexplorées.

    Madame Freedman […] sait captiver un auditoire, en nous maintenant toujours sur la brèche et en allant pétrir en notre for intérieur des ressources d’écoute inexplorées.

    Océan à vendre / For Sale dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 12 octobre 2002
    samedi 12 octobre 2002 Presse

    Released three weeks after Sylvie Chenard’s Ambiances Magnétiques debut Océan pour la suite, Océan à vendre/For Sale raises the ante considerably. A set of duets with bassist Jon Asencio, it has more character and simply sucks you in. The work of these two Montréal artists is steeped in political commitment. Inside cards and press release mention feminism, anticapitalism, pacifism, anarchism, and more — quite a heavy program for an album of instrumental music! You can choose to ignore this “wrapping” altogether or to interpret this “radical” music as its extension. On this album, Chenard plays her electric guitar in more conventional ways than on the Keith Rowe-influenced Océan pour la suite. Riffs and soundscapes occupy center stage together with Asencio’s bass. It may be more musical in essence, but no less challenging, thanks to well-integrated electronics and a sense of discovery and re-invention reigning throughout the 66 minutes. Sometimes you think of René Lussier, at others of Silvia Ocougne, Robert Fripp or Nick Didkovsky — a wide palette to say the least. Sampled percussion and Chenard’s air-born humming vocals complete the picture. This album goes further in redefining a form of expression than Chenard’s previous album and the synergy between the two musicians, their shared creativity yield more exciting and unexpected results. This CD is a keeper, to be investigated again and again. Recommended.

    This CD is a keeper, to be investigated again and again. Recommended.

    Océan à vendre / For Sale, Sylvie Chenard dans Voir

    «Disques», Réjean Beaucage, Voir, no 812, 10 octobre 2002
    jeudi 10 octobre 2002 Presse

    Le second disque présente apparemment une “fable urbaine anarchiste féministe et pacifiste” (mais surtout instrumentale…). La production y est bien meilleure que sur Océan pour la suite et l’approche plus rythmique et mélodique de Jon Asencio (électroniques, basse) donne un tout autre ton à l’ensemble, beaucoup plus convaincant. Le travail sur le son semble avoir reçu ici l’attention qu’il exige.

    3,5/5

    Océan pour la suite, Sylvie Chenard dans Voir

    «Disques», Réjean Beaucage, Voir, no 812, 10 octobre 2002
    jeudi 10 octobre 2002 Presse

    Il s’agit de deux projets de Sylvie Chenard, dont le premier fut lancé le 21 septembre dernier, alors que le deuxième le sera ce 12 octobre, 20 h, à la Casa del Popolo. Le premier disque est une suite de duos de Chenard et de ses invité(e)s. On nage dans le bruitisme lo-fi et l’ensemble de la production (peut-être est-ce un concept?) est comme voilé par une désagréable brume sonore, ce qui est certes un mauvais point si on prétend travailler, précisément, sur le son, et restreint considérablement l’intérêt de l’entreprise. Avec un tel handicap, ni Maryse Poulin (saxophone), ni Alexandre St-Onge (“bouche électronique”), ni Martin Tétreault (tourne-disque) n’arrivent à sauver cette galère du naufrage… Et ce n’est pas la guitare mal assurée de Chenard qui pourra le faire.

    2/5

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