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  • Chansons d’un jour, Geneviève Letarte dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Lancements», Jacques Garcia, SOCAN — Paroles & Musique, no 7:1, 1 avril 2001
    dimanche 1 avril 2001 Presse

    Après une longue absence de 10 ans, l’écrivaine Geneviève Letarte remet son chapeau de chanteuse et nous offre ces Chansons d’un jour, dont elle a écrit les textes et la plupart des musiques, sur fond musical hybride. Côté paroles, l’album est décidément très fort et la vision lucide de l’artiste est drôlement bien amenée, ce qui devrait plaire grandement aux amateurs de chansons à textes. L’album se distingue aussi par son style résolument novateur et actuel.

    Seule dans les chants, Joane Hétu dans Rubberneck

    «Review», Bruce Coates, Rubberneck, 1 avril 2001
    dimanche 1 avril 2001 Presse

    Solo improvisation has come to represent the highest expression of the improvisor. Perhaps for good reason as it takes a special imagination or careful tactician to keep it interesting for sustained periods. As a practice, it has grown progressively since Eric Dolphy’s great deconstructions of God Bless The Child in the early 60s. While not all of these three saxophonists provide great examples, they all approach the problems of solo improvisation in interesting and varied ways.

    Saxophonist Lazro’s work owes much to the Dolphy model, particularly in the way that figures are repeated, elaborated and transformed. This of course has become a standard methodology for the solo improvisor, Evan Parker being the most extreme example. If Lazro’s approach provides no real surprises, it is the rigor and consistency of its application that is out of the ordinary. This attention to craft gives many of the pieces a strong inner logic and satisfying unanimity. Ironically, perhaps, it is when Lazro attempts his own deconstruction of existing material — in this case an Albert Ayler tune — that the music is at its structurally most incoherent. This nod to history is also reflected in his use of the instrument as a sound-making device. While he uses the usual range of extended techniques, Lazro also relishes the standard sounds of his instruments and there are times when for a few minutes the ghosts of earlier eras are audible.

    Lacy is an example of a particularly special imagination. His ability to create in the kind of unfettered way that many assume to be the Holy Grail of free improvisation is remarkable but untypical of improvisors as a whole; there are few other improvisors that can deliver this consistent level of surprise and delightful ingenuity. Steeped in the jazz tradition, Lacy makes use of compositional structures to kick-start and then shape his imaginings but one still feels that his improvisations could go anywhere and indeed one expects it of him. Although he makes use of a range of extended techniques, like Coxhill who comes closest to him in approach, his improvisation is deeply tonal and deals with the creation of rhythmically varied melody. The variety of Lacy’s approaches to the solo makes this recording the closest thing you’ll find to a masterclass on the subject.

    Hétu’s approach is not dissimilar to that of Lazro but her improvisations stand as haikus to Lazro’s sonnets. Lacy and Lazro constantly remind you that they are playing an instrument with a wealth of tradition and associations while Hétu appears to want to strip away this heritage and leave the listener with a fresh understanding; in some ways the fact that it is a saxophone she is playing is irrelevant. This is further heightened by her use of voice. This is deceptively simple music. While she has an obvious technical sophistication, she uses it to explore tiny fragments of music or sound. The music is almost never developmental and this gives it a static abstract quality. Her transparent minimal approach allows the listener greater intimacy with the musician than the grander statements of the other two. One is held in rapt attention as she coaxes and cajoles sound from her instrument.

    Her transparent minimal approach allows the listener greater intimacy with the musician…

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques dans Le Soleil

    «L’autre chanson», Pierre Boulet, Le Soleil, 17 mars 2001
    samedi 17 mars 2001 Presse

    Quinze ans de chanson québécoise comme vous ne l’entendrez probablement jamais à la radio. De la chanson fraîche, éclatée, doublée d’un bras d’honneur à tout ce qui s’appelle stéréotype. Voilà ce que nous propose Ambiances magnétiques chante!, une compilation de 18 titres tirés d’autant de disques enregistrés entre 1985 et 2000 par 17 artistes ou ensembles évoluant sous le chapiteau de l’avant-garde. Wondeur Brass, Les Poules, Joane Hétu, Diane Labrosse, Jean Derome, André Duchesne, René Lussier, Pierre Cartier et autres créateurs affranchis nous laissent ainsi leur carte de visite dans une combinaison inattendue de paroles et de musiques authentiquement différentes de ce que prônent les canons commerciaux. Un des charmes de l’affaire, c’est qu’on nous fait ici la démonstration que la musique dite «actuelle», n’est pas qu’affaire de bruitisme. Chansons iconoclastes et pissantes (La bombe, P’tit pain), chansons touchantes (Trains Trains), chansons d’amour ou de cul (Esti qu’est belle ta peau,Ah, les beaux jours) qui, en dépit d’une certaine inégalité, nous font passer un sacré bon moment. À elle seule, la Salade du chef de René Lussier et de Pierre Tanguay (chanson à répondre rythmée sur battements de pieds) a de quoi donner une bonne dose d’ardeur militante à quiconque nourrirait quelques soupçons à l’endroit de la bouffe génétiquement modifiée. L’actualité dans sa version consciente et pas coincée. Une vraie petite boite de bonbons surets! ★★★

    Quinze ans de chanson québécoise comme vous ne l’entendrez probablement jamais à la radio.
    ★★★

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques dans Le Devoir

    «Critique», David Cantin, Le Devoir, 10 mars 2001
    samedi 10 mars 2001 Presse

    Ambiances magnétiques, c’est un peu l’envers de la musique québécoise. Bien qu’on associe habituellement cette étiquette de disque avec le créneau exploratoire des «musiques actuelles», sa cinquième compilation dresse un portrait assez vaste de la chanson d’ici dans tous ses états. On rassemble une vingtaine de créateurs et créatrices qui font subir à des formes connues des contorsions étonnantes. Ce tour de chant inusité passe par des voix qui s’opposent à une quelconque sécheresse de l’inspiration créatrice. L’art du conte, de la chanson savante et de l’improvisation musicale se croise de manière à toujours maintenir l’auditeur en alerte. Ça va de La Bombe très country des Granules à l’enlevante Salade du chef du tandem Lussier-Tanguay. On réécoute avec plaisir les tournures ludiques de Nathalie Derome, de même que la fraîcheur poétique et toute simple d’une Geneviève Letarte. Il reste que cette compilation ne se dévoile pas toujours facilement du début jusqu’à la fin. De Papa Boa à Wonder Brass, la Jonglerie expressive peut distraire. Les tonalités fort différentes se rencontrent parfois pour le meilleur comme pour le pire. À défaut de pouvoir tout apprécier à sa juste valeur, le principe de la compilation d’artistes permet souvent d’ouvrir des univers sonores qui aussitôt se referment sur eux-mêmes. Une fenêtre intéressante où l’audace se mêle à la simplicité jouissive des Ambiances Magnétiques.

    Une fenêtre intéressante où l’audace se mêle à la simplicité jouissive des Ambiances Magnétiques.

    Plinc! Plonc! dans Ici Montréal

    «Critique», Catherine Perrey, Ici Montréal, 8 mars 2001
    jeudi 8 mars 2001 Presse

    Jean Derome et Pierre Tanguay étaient invités aux Soirées de musique fraîche organisées à Québec par Philippe Venne et consorts au tout début de 1997 et ont emballé la foule par leur fou savoir-faire. C’est ce concert qui se retrouve ici immortalisé. Dingues de jazz et de tout ce qui peut sortir la musique de ses chants battus, ils interprètent des œuvres pondues sous le label impro Derome Tanguay, une pièce du répertoire des Dangereux Zhoms (autre ensemble de Derome), ainsi qu’une pièce de Thelonius Monk (qui fait partie de leurs grandes références). Le saxophoniste Derome et le batteur Tanguay exposent nonchalamment leur franche audace, leur fluidité et leur capacité de remettre sans cesse leurs œuvres sur le métier. De «la belle ouvrage»! 8,5/10

    De «la belle ouvrage»!
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