Midi tapant dans Revue & Corrigée
On les a souvent entendu comme partenaires des créations des
On les a souvent entendu comme partenaires des créations des
Jazz, improvisations et funk débridés pour une musique des plus urbaines et exubérantes. Les joyeux fous de l’Orkestre des pas perdus qui compte dans ses rangs les, entre autres, tromboniste Claude St-Jean et le batteur Rémi Leclerc, ont concocté un deuxième album bourré d’énergie, de mélodies et d’éléments inusités qui arrive à la fois à surprendre, à intriguer et à amuser. Jouissif.
A CD dedicated more to the voluptuousness of space and its drifting surroundings than to precision and structure, Midi Tapant is the latest electroacoustical offering from Canada. With Pierre Tanguay manning the batterie and Tom Walsh providing accompaniment on trombone et échantillonneur, this duo delivers a subtle approach to the interpretation and delivery of experimental musical stimulations. With compositions ranging from passively melodic to belligerently caustic, the CD sounds like a soundtrack to an unmade film, or perhaps an outlandish, operatic score.
Pour une raison ou une autre, peut être à cause de mauvais souvenirs de ces fanfares d’école, il se trouve encore des tas de gens pour reléguer les cuivres au rang des instruments indigestes. Ils acceptent volontiers le saxo, la trompette du jazz, qui jouent sur un autre registre, tirent d’autres cordes sensibles. Mais ces cuivres tonitruants, encore plus menaçants lorsqu’ils se retrouvent en bande — en brass band, pour être précis — très peu pour eux.
Pourtant, il suffit de jeter un coup d’œil du côté de la tradition italienne de la banda, ces fanfares de village qui ont longtemps servi de courroie de transmission entre le grand répertoire (l’opéra, surtout) et les petites gens, de s’ouvrir au charme vieillot des orchestres de l’armée du salut ou à l’irrésistible pulsion des marching bands de la Nouvelle-Orléans (dont le Dirty Dozen Brass Band serait l’incarnation moderne) pour comprendre qu’il n’y a rien de monolithique là-dedans.
Il y a deux ans, la bande-son de
Aujourd’hui, c’est au tour de L’Orkestre des Pas Pcrdus de reprendre le flambeau. Fondé par le tromboniste Claude St-Jean, ce sextuor québécois nous arrive avec Maison douce maison (Amblances Magnétiques Etcetera AM 060 /Distribution SRI), un premier album qui s’éloigne lui aussi des chemins trop balisés pour se perdre dans les ruelles du funk à la James Brown (le premier à avoir exploité le potentiel purement rythmique des cuivres), pour s’approprier les fébriles syncopations du ska et, sur l’étourdissant Spirale (où le saxophoniste Roberto Murray s’en donne à cæur joie), le délire onirique de Nino Rota, le compositeur-fétiche de Fellini.
Parfaitement équilibré entre l’écriture et l’improvisation (ce qui permet à chaque musicien de baliser son propre espace de liberté à l’intérieur d’un ensemble cohérent), Maison douce maison est le genre d’aventure à la fois ambitieuse et accessible qui risque fort de réconcilier les réfractaires précités aux plaisirs tonitruants de la fanfare — avec ou sans les majorettes.
If you can get past track 2 (Salade du chef), which sounds like a long-lost, white French-speaking Fat Boys track (complete with corny mouth rythms), La vie qui bat. Chevreuil is actually pretty cool. Generally the quality of any given track on this disc can be plotted inversely to the level to which it posesses vocals, but fortunately only a fraction of the album is vocal-ridden. The majority of tracks are smart, well-executed instrumental improvisations made from Lussier’s guitar and Tanguay’s drum set. If you liked Lussier’s excellent soundtrack to the film Chronique d’un génocide annoncé you’ll probably be able to indulge the occasional musical fumble on La vie qui bat. Chevreuil.