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Marianne Trudel

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  • D’autres critiques peuvent se trouver dans les pages des albums de cette artiste.

    Des atouts dans son jeu

    Alain Brunet, La Presse, 10 avril 2005
    Dans quelques décennies, qui sait si [Lorraine Desmarais] recommandera à son tour les pianistes qu’elle a formées et qui commencent à faire leur marque [dont Marianne Trudel]…

    Spins: Espaces libres

    Dean Cottrill, L’Express d’Ottawa, 17 mars 2005

    Trudel weaves some intriguing Freudian slips of the fingers in with some sprightly tonal essays that evoke the work of Jarrett at times (Ciel variable and Sur la route). A grand piano is a heavy solo instrument, but she takes it places it hasn’t quite been before, passing fluently from spacey atonal fields of sound to more rhythmic inside confines. The miniature improvs (En amont 1-5) act as buffers between the more lengthy compositions, lending an edginess to the overall mood. Her sources in part derive from an eclectic resumé, having worked with artists as varied as Charles Aznavour and Juan Carlos Cáceres, as well as composing for Bernard Primeau’s Jazz Ensemble. In all, it seems to cast something of a Debussian Nocturnes or Preludes shadow.

    ★★★★

    Le piano à queue est un instrument soliste lourd, mais elle l’emmène en des endroits où on ne l’a jamais entendu auparavant…
    ★★★★

    La liberté comme inspiration

    Louis-Charles Mignot-Grenier, Quartier Libre, no 12:12, 23 février 2005

    Comme sa musique, Marianne Trudel est vive, passionnée. Boursière du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, elle étudie maintenant en ethnomusicologie à l’Université de Montréal. Le 1er février dernier, elle sortait un premier album, Espaces libres, produit et réalisé par elle-même. À 25 ans, elle est invitée par Charles Aznavour à l’accompagner au piano lors d’une tournée. Elle a donné des concerts en Europe et au Canada.

    À Quartier Libre: Pourquoi avoir intitulé ton CD Espaces libres?

    Marianne Trudel: Le premier aspect est artistique. Comme j’ai produit et réalisé l’album moi-même, j’avais envie de me laisser toutes les libertés. Au niveau musical, je ne voulais pas m’ancrer dans un créneau très précis. Ainsi, on y trouve du jazz, mais aussi des influences de la musique classique, de la musique du monde et de la musique actuelle. Le deuxième aspect concerne la nature. Il y a un fil conducteur dans l’album. Les notions de nature, d’espace et de liberté sont importantes pour moi. Voilà pourquoi le CD se nomme Espaces Libres.

    QL: Pourquoi le jazz?

    MT: Mon parcours n’est pas seulement jazz. J’ai d’abord étudié la musique classique au conservatoire de musique de Québec. Ensuite, j’ai étudié au Cégep de Ste-Foy en musique classique. C’est par la suite que j’ai décidé de bifurquer vers le jazz. Vers l’âge de sept ou huit ans, dans mes cours de piano, j’adorais improviser. Je suis donc allée en jazz principalement pour l’improvisation et la liberté qu’offre cette musique. L’improvisation offre aussi une très grande créativité.

    QL: Que t’apportent tes études en ethnomusicologie?

    MT: Ces études me permettent de situer la musique dans son contexte. J’ai toujours aimé la philosophie, l’histoire, la sociologie. En ethnomusicologie, on aborde la musique par rapport au rôle qu’elle joue dans la société. On l’aborde donc de façon historique, sociale, on regarde sa relation avec la politique. On regarde la musique autrement que comme un langage musical.

    QL: Qu’est-ce que les différentes bourses reçues t’ont permis de faire?

    MT: Cela m’a permis de former, entre autres, un ensemble de quinze musiciens avec un quatuor à cordes, des cuivres… Ç’a été une belle expérience de direction d’orchestre et d’écriture. Ces bourses m’ont aussi permis de faire un séjour à Paris pour aller étudier le tango et l’histoire de la musique argentine, avec Juan Carlos Cáceres. Enfin, j’ai fait un stage au Centre des arts de Banff en Alberta. J’ai été privilégiée.

    QL: Qu’est-ce que ça fait d’être remarquée par Charles Aznavour et de jouer avec lui?

    MT: Cela a été une surprise complète pour moi. La première fois que je suis allée à Paris, c’était pour découvrir cette ville. Après deux mois à Paris, Juan Carlos Cáceres, que j’ai rencontré, a aimé la façon dont je jouais. Il m’a proposé de faire une audition pour Aznavour qui cherchait alors un pianiste. Je suis allée à l’audition en me disant que je n’avais rien à perdre. J’y suis allée et tout s’est très bien déroulé. Aznavour m’a alors proposé de partir en tournée avec lui… au Canada! Ce fut une super belle expérience.

    Comme sa musique, Marianne Trudel est vive, passionnée.

    Improvisation libre

    Denys Lelièvre, Voir, 17 février 2005
    … une douce rébellion, à l’image de cette artiste autonome qui s’occupe de tous les aspects de sa carrière, de la création […] à la production.

    Notes de jazz

    Christophe Rodriguez, Le Journal de Montréal, 12 février 2005
    Seize plages poétiques finement ciselées, un très beau travail de découpage qui n’est jamais redondant et une sûreté dans l’interprétation qui annonce de beaux jours. À suivre absolument!

    A Tale of Two Pianists

    Paul Serralheiro, La Scena Musicale, 22 novembre 2004

    Jazz musicians in Montréal come in different stripes. Take Marianne Trudel and Holly Arsenault, for example, two Montréal pianists and composers. Although they had the chance to play duets together at the 2000 Jazz Workshop in Banff, they do not usually work in the same circles. Coming from varied musical and cultural backgrounds, each displays a highly individual style, as can be heard in their recent first disc releases.

    Marianne Trudel’s solo effort, Espaces libres, is a distinct pastiche of her influences — French lyricism, clear rhythmical strains derived from listening to artists like Keith Jarrett, free improvisation and the wide-ranging melodicism of world music. Initially trained in classical music, Trudel was soon drawn to jazz, even though she admits she “never fit into the jazz mould.” What attracted Trudel, was the improvisational aspect of composition: “I liked to compose, to sit down and fine-tune musical ideas,” she explains. Still in her twenties, Trudel is currently working on a Master’s degree in ethnomusicology at the University of Montréal, and has some interesting formative experiences behind her. These include playing with Charles Aznavour in France, and writing arrangements for Altsys, Hugh Fraser and Bernard Primeau. She has rubbed shoulders at the Jazz Workshop in Banff with people like American trombonist George Lewis and Dutch drummer Han Bennink, and plans to work with Paul Rucker, a Seattle-based musician whom she met there. In addition to all this, Trudel, originally from Saint-Michel-de-Bellechasse near Quebec City, has recently been honing her skills as an accordionist, since, she explains, “I love the breath aspect of the instrument. It adds a whole other dimension to the playing.” Finally, political involvement is also a concern: “I have always been interested in the links between music and identity, and I’d like to do music for films that are socially engaged, things like documentaries about environmental issues.”

    … le lyrisme français, les souches rythmiques claires inspirées d’artistes comme Keith Jarrett, la musique improvisée et le mélodisme riche de la musique du monde.
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