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Trio Derome Guilbeault Tanguay

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  • Trio Derome Guilbeault Tanguay dans La Scena Musicale

    «L’Off Festival de Jazz de Montréal: Trio Derome Guilbeault Tanguay», Julie Berardino, La Scena Musicale, 2 décembre 2011
    vendredi 2 décembre 2011 Presse

    Jean Derome, égal à lui-même, prend le jazz au sérieux. L’appréciation de sa démarche artistique déjantée et intellectuelle exige effort et ouverture d’esprit. Le saxophoniste, qui se produisait en trio avec le contrebassiste Normand Guilbeault et le batteur Pierre Tanguay, a poussé à fond les limites des mélomanes en nous présentant des pièces issues de son album Danse à l’Anvers. Il les a entraînés avec audace à travers maints styles et époques, de Louis Armstrong au free jazz le plus débridé, des standards aux techniques les moins conventionnelles. Le musicien, toujours dans les règles de l’art, parle dans son instrument, sort les sons les plus stridents de son alto, explore l’atonalité. Il prend malgré tout le temps, avec humour et générosité, de guider en parole son public, lui offrant des aperçus judicieux de l’histoire et de la littérature jazz. On ne peut non plus passer sous silence sa maîtrise technique et de sa virtuosité enviable, particulièrement rafraîchissante au saxophone baryton, duquel il tire un son chaleureux. Somme toute, une excellente prestation. On regrette seulement un peu de ne pas l’avoir entendu à la flûte, son premier instrument!

    Somme toute, une excellente prestation. On regrette seulement un peu de ne pas l’avoir entendu à la flûte, son premier instrument!

    Damián Nisenson, Trio Derome Guilbeault Tanguay dans CISM

    «Journal de bord de l’OFF: Trio Derome Guilbeault Tanguay + Socalled / Nozen», François Dunlop, CISM, 8 octobre 2011
    samedi 8 octobre 2011 Presse

    Trio Derome Guilbeault Tanguay

    Qu’il n’y ait qu’un seul jazz ou plusieurs, que son existence même soit remise en question ou pas, personne ne pourrait réunir plus de consentement que le trio de force de Jean Derome, Normand Guilbeault et Pierre Tanguay sur le sujet. Difficile donc de commenter un concert où les parrains de notre scène ne font que le plus naturel des gestes: étaler leur art dans sa plus pure version. Poursuivant dans l’élan du magnifique Danse à l’Anvers (Ambiances Magnétiques Jazz, 2011), le trio a doucement navigué entre les compositions de maître Derome et celui de la grande histoire du jazz, déconstruisant au passage le classique de Ray Henderson, The Best Things In Life Are Free. Autre moment phare de la prestation fut celui où ce même Derome fredonna doucement les paroles d’un You Can Depend On Me, sous le délire d’une foule décidément bien heureuse par la surprise. Inutile de le répéter, mais faisons-le tout de même, Normand Guilbeault commanda sa contrebasse comme seul lui sait le faire et Pierre Tanguay n’a que réitéré son titre de premier batteur de la nation.

    Socalled / Nozen

    Rappelons-nous de cette première mouture du Tremblement de fer de Pierre Labbé et ses 50 musiciens, une commande de l’OFF qui, après un départ un peu éparpillé, a pris beaucoup de gallon en se réorientant vers une (inévitable) formation plus réduite et plus concise. Un projet de la sorte n’aurait jamais vu le jour sans le support de l’OFF. La même conclusion pourrait être tirée de cette fusion entre le projet du multi-instrumentiste Socalled et la formation free-klez (bah, utilisons ce terme au dépit d’un autre…) Nozen de Damian Nisenson. Gravitant généralement autour du répertoire du quartet et de quelques mélodies hébraïques, le concert s’est lentement dirigé vers une finale plus socalledienne au plaisir des quelques disciples de la star montréalaise qui n’hésitèrent pas à improviser un petit plancher de dans dans un Lion d’Or confortablement assis. Alors que l’intégration des échantillons laissait à désirer par une cohésion brouillonnant les rythmes de Pierre Tanguay (batterie) et Jean-Félix Mailloux (basse et contrebasse), celle des piano et claviers relevait d’un cran le jeu d’ensemble des musiciens. L’histoire saura nous dire si Nozen retentera l’expérience avec un Socalled délaissé à ses simples pianos et accordéons. Preuve fut d’ailleurs servie lors d’une très jolie finale tout en acoustique où saxophone, accordéon, et contrebasse défilèrent en plein milieu d’un public conquis par un esprit festif n’ayant jamais manqué au rendez-vous.

    Qu’il n’y ait qu’un seul jazz ou plusieurs, que son existence même soit remise en question ou pas, personne ne pourrait réunir plus de consentement que le trio de force de Jean Derome, Normand Guilbeault et Pierre Tanguay sur le sujet.

    31 janvier 2010: Six nominations DAME aux Prix Opus

    mercredi 9 décembre 2009 Général

    Six disques DAME sont en nomination au Prix Opus 2009. Dans la catégorie «Disque de l’année — Musiques moderne, contemporaine», on retrouve Arbor Vitæ du Quatuor Bozzini et [cqb_0908] de Quasar. Dans la catégorie «Disque de l’année — Jazz, musiques du monde», on retrouve Live at Upstairs 2008 du Normand Guilbeault Ensemble; dans la catégorie «Disque de l’année — musiques actuelle, électroacoustique», on retrouve Y’a du bruit dans ma cabane de Ensemble SuperMusique et Pas de deux de Fred Frith et Danielle Palardy Roger. Aussi, Confiture de Gagaku de Jean Derome a été retenu dans la catégorie «Concert de l’année - Musiques actuelle et électroacoustique». Le 13e Gala des Prix Opus aura lieu le 31 janvier 2010 à la Salle Claude-Champagne, Université de Montréal.

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