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Brigitte Poulin

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    Ingrid Schmithüsen

    Claude Gingras, La Presse, 30 octobre 2006

    Jeudi soir, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, la soprano Ingrid Schmithüsen et la pianiste Brigitte Poulin partageaient un passionnant ‘Liederabend’ entre Schubert et Schoenberg. De Schubert: onze lieder inconnus sur des poèmes tirés du cycle naturiste Abendröte («Crépuscule») de Friedrich Schlegel et qui, bien que composés en deux étapes, pourraient former un cycle chanté. De Schoenberg: le cycle Das Buch der hängenden Gärten («Le Livre des jardins suspendus»), sur des poèmes tourmentés de Stefan George. Loin de gêner, la voix petite et par endroits imparfaite de la frêle Schmithüsen (qui est l’épouse du compositeur Denys Bouliane) sert la simplicité des Schubert et l’angoisse des Schoenberg. Chantant tout de mémoire, cette grande artiste méconnue traduit chaque mot et chaque note avec une concentration, une intelligence, une sensibilité et une attitude scénique qui, appuyées sur un piano respirant à chaque instant avec elle, rejoignent et envoûtent l’auditeur. De telles musiciennes nous changent d’une music business encombrée de médiocrités qui n’ont pas la moitié de leur talent et sont dix fois plus célèbres et dix fois mieux rémunérées.

    De telles musiciennes nous changent d’une music business encombrée de médiocrités qui n’ont pas la moitié de leur talent et sont dix fois plus célèbres et dix fois mieux rémunérées.

    Deux sons de piano pour Chostakovitch [extrait]

    Claude Gingras, La Presse, 15 septembre 2006

    … La très exigeante présentation de vendredi faisait également appel au courage féminin. Dès que Brigitte Poulin posa sa main sur le clavier, la couleur se transforma et, comme par miracle, le piano cessa de sonner faux. Poulin demeure l’héroïne de la soirée.

    Poulin demeure l’héroïne de la soirée.

    Top 5, musique classique [extrait]

    Réjean Beaucage, Voir, 15 décembre 2005

    … mais la pianiste Brigitte Poulin et le percussionniste D’Arcy Philip Gray ont surtout offert une interprétation à couper le souffle de Kontakte (1959-60) de Karlheinz Stockhausen, rivalisant de puissance et de précision avec la bande qui les accompagnait. On revivrait ça n’importe quand.

    … la pianiste Brigitte Poulin et le percussionniste D’Arcy Philip Gray ont surtout offert une interprétation à couper le souffle…

    L’OUM quantité et qualité [extrait]

    Claude Gingras, La Presse, 12 octobre 2004

    Une seule œuvre au programme: l’étrange Quatuor pour la fin du Temps, pour violon, clarinette, violoncelle et piano que Messiaen écrivit pendant la guerre de 1939-45 dans un camp de concentration et qu’il créa, comme pianiste, avec trois compatriotes, comme lui prisonniers des Allemands. Très forte pianiste et très forte musicienne, Brigitte Poulin assura la continuité et l’atmosphère des six mouvements où figure le piano.

    Très forte pianiste et très forte musicienne, Brigitte Poulin assura la continuité et l’atmosphère des six mouvements où figure le piano.

    Un grand compositeur à mieux connaître [Philippe Hurel]

    François Tousignant, Le Devoir, 5 mars 2004

    … on tombe non seulement en plein chef-d’œuvre mais dans un chef-d’œuvre magistralement interprété. Brigitte Poulin et D’Arcy Philip Gray ont offert un moment musical hors du commun. Maîtrisant toutes les énormes demandes virtuoses de ce Tombeau, dans un ensemble presque toujours impeccable et dans une symbiose toujours parfaite, il n’y a plus qu’une chose qui ait parlé: la musique ainsi que l’émotion qui la suscite et qu’elle provoque.

    Brigitte Poulin et D’Arcy Philip Gray ont offert un moment musical hors du commun.

    Récital bien pensé et bien senti [extrait]

    François Tousignant, Le Devoir, 17 octobre 2003

    On a donc affaire, on le sent très vite, à un récital vraiment pensé. C’est la deuxième fois que j’entends cette pianiste et, une fois encore, son pouvoir de concentration et sa capacité sonore de son jeu s’avèrent ses qualités premières. Si certains forcent parfois la dose, s’adonnent à des territoires plus spectaculaires, Brigitte Poulin semble prendre plus de plaisir dans les espaces plus secrets, dans les choses qui prennent leur temps, dans le résultat final, que dans l’instant. Elle arrive à créer une exigence d’écoute rare. On approche donc le répertoire finement retenu avec respect et confiance.

    Elle arrive à créer une exigence d’écoute rare.
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