Sauter au contenu principal
actuellecd

René Lussier

50 résultats
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • D’autres critiques peuvent se trouver dans les pages des albums de cet artiste.

    Review

    Chris Kelsey, Cadence, no 23:5, 1 mai 1997

    The most interesting thing about this CD of mostly free improvisation is the opportunity it affords us to monitor the artists’ progress from 1984, when the first seven tracks were recorded, to 1996, when cuts 8 through 16 were laid down. In ’84, both Lussier and Lepage were well on their way to developing their own voices, though both were still manifestly groping. Lussier’s style was a mechanistic abstract-expressionism; his timbres were harsh, his lines jagged, his melodies and hammonies of little consequence given his extreme textural freedom. By ’96, the guitarist has his materials under control. The rough edges are leH that way purposely; they are no longer perceived as accidents. Lussier’s increased skills have given his work a more humane cast- ironic, perhaps, given this album’s stated intent, which is as a parody of our mechanized consumer society. Lepage’s development is similar. Where in ’84 he was searching — playing two saxes simultaneously, manipulating his tone and articulating in an extreme and sometimes clumsy manner — by’96 his chops are together. The harshness is leavened by a control that wasn’t there twelve years earlier. The mature Lepage concentrates on clarinet, upon which he has a comprehensive technique; hence, his lines are informed by a melodic sense that was far less pronounced on the earlier date. The duo benefits from the individual evolution of the piayers. Where, in the first recordings, the improvising moves in a more parallel direction — the players’limitations prohibit a more integrated, interactive perfommance — the later tracks are far more well-coordinated. The’84 cuts were made by a pair of talented students; the recent tracks by mature fine artists. Consequently, we have one-half of a very fine album — enough, I think, for me to recommend it.

    La musique des mots, selon Lussier et Racine

    André Lortie, Info langue, no 1:2, 1 avril 1997

    0n connait bien ce que les écrivains, les dramaturges et les poètes peuvent faire avec les mots. Pour leur donner un sens, ils ne peuvent généralement que les aligner les uns après les autres. Mais quand un musicien et un créateur en arts visuels s’en emparent, les mots de la langne connaissent un tout autre sort.

    Pour le premier, c’est la musicalité de la langue française — non pas pour écrire un texte de chanson sur une musique, mais bien pour donner une sonorité aux mots — qui fut à l’origine de son Trésor de la langue. Pour le second, les mots ont visuellement et musicalement pris forme, à partir du dictionnaire, pour donner naissance aux Pages-miroirs et à son Terrain du dictionnaire A/Z.

    Figure dominante de la musique actuelle, guitariste, compositeur, improvisateur et multi-instrumentiste, René Lussier compte à son actif un nombre impressionnant de réalisations dont une douzaine de disques, une quarantaine de trames sonores de films, de multiples participations à des enregistrements, des œuvres commandées et des tournées européennes. Le musicien est aussi l’auteur d’une œuvre exceptionnelle, née à la radio, devenue disque, exécutée en spectacle, transposée sur film et dont on tirera bientôt une trame sonore comportant des extraits de concerts! Le trésor de la langue de René Lussier, paru en 1989, constitue une pièce majeure basée sur une approche documentaire dont les voix enregistrées (discours, extraits de conversations et d’entrevues, narration, etc. ) ont été annotées, interprétées par des musiciens et traitées en studio.

    Remontant le Chemin du Roy vers Québec au milieu des années 80, Lussier et le preneur de son Claude Beaugrand ont d’abord recueilli des témoignages sur la langue et visité des archives sonores, à la recherche de nos racines linguistiques. Des extraits de discours de Charles de Gaulle, René Lévesque et Michel Chartrand, de conversations entre les musiciens, de poèmes de Jacques Ferron et Patrice Desbiens, et de textes de Richard Desjardins ont également été sélectionnés pour compléter le portrait. Une bonne part de ce matériel a subi un traitement qui consiste à transcrire la musicalité des mots sur une portée. Résultat final: «Une œuvre grande ouverte à l’interprétation, qu’elle soit de nature politlque, linguistique, musicale ou anthropologique». Vous l’aurez compris, il faut l’entendre pour le croire.

    «Le trésor de la langue, c’est d’abord cette façon exceptionnelle de saisir la musique des mots, voire du langage parlé», a écrit le journaliste Alain Brunet. René Lussier confirme: «L’idée originale, c’était de générer de la musique à partir de la langue parlée. Nos propos quotidiens sont rythmés, comportent des hauteurs de sons, avec des contours plus prononcés chez certains. Tout ça, c’est des mélodies. J’ai fait beaucoup de notation de voix sur des partitions musicales, à la mitaine, pour Le trésor de la langue. Ça permet de rentrer dans la voix de quelqu’un, dans les émotions.»

    En cours de processus, étalé sur une période de cinq ans d’écoute, de transcription et d’arrangements — disposant de suffisamment de matériel pour faire un coffret de plusieurs disques! —, René Lussier constate que les propos les plus banals, et non pas les discours articulés, sont porteurs d’une musique et d’une résonance beaucoup plus fortes. «C’est la langue chantée ponctuée d’accents du monde ordinaire qui a servi de matériel de base», explique-t-il. Parfois doublée par un ou plusieurs instruments, à d’autres moments uniquement traduite en musique, la parole recueillie prend alors une tout autre dimension, grâce au travail de moine effectué par Lussier.

    Intemporelle, cette œuvre du musicien construite de façon intuitive et spontanée, «pour demeurer en état de jeu» dit-il, se rattache à une pratique issue de la tradition orale. Alain Brunet écrivait encore à ce sujet: «Cette musique renvoie à nos racines populaires parce que le langage parlé donne un sens à tout ce qu’il y a d’expérimental. Le trésor de la langue peut toucher les gens bien au-delà du public sensible aux musiques d’avant-garde.»

    Critique

    AR, Octopus, no 6, 1 avril 1997

    Même accompagné, ce dernier excelle. En compagnie de Robert Marcel Lepage, il forme un duo — clarinette, saxophone et guitare — d’une «espece en voie d’exception», celle des folkloristes urbains. Echappant au conditionnement culturel, privilégiant le ludique et l’aléatoire, nos deux compères artisans «artbrutistes» se livrent à un étrange rituel mécaniste où des danses singulières aux titres énigmatiques sont â un train d’enfer les unes aux autres emboîtées. Le moins que l’on puisse dire est que René Lussier (il a entre autre enregistré avec Fred Frith, Jean Derome, Chris Cutler et son Trésor de la Langue reste une inépuisable source d’émerveillement) ne se prend pas au sérieux, préférant ne pas définir sa musique à l’humour décapant. Ou plutôt non. S’il devait la décrire, nul doute qu’il parlerait de «nouille-age woolworth best électroencaustique». Autant dire que ce pataphysicien mériterait d’être decoré de l’Ordre de la Grand Gidouille

    Critique

    AR, Octopus, no 6, 1 avril 1997

    Vous rêvez de découvrir un compositeur mélant dérision, inventivité et sens de l’orchestration. Vous êtes prêt a passer une petite annonce utopique pour trouver quelqu’un répondant à ce profil rare: un inclassable aux idées larges et au style unique. Vous alliez même engager un chasseur de têtes… êcoutez donc René Lussier. Il campe, sur la photo du livret CD, assis sur un banc à côté de son vélo, prêt â partir. Son sourire est malicieux et plein de sympathie. Fin du travail, c’est le titre de son premier album. C’est incroyable comme ses compositions faites de séquences et d’orchestres forment un monde cohérent, en dépit du nombre exponentiel d’idées qui traversent ce disque. Vous aimez Hugues le Bars, Albert Marcoeur, vous attendiez un renouveau chez Comelade, vous aimeriez que la musique contemporaine fuse en éclats de rire. Ecoutez René Lussier qui campe â côté de son vélo!

    C’est incroyable comme ses compositions faites de séquences et d’orchestres forment un monde cohérent, en dépit du nombre exponentiel d’idées qui traversent ce disque.

    Soundcheck Review

    John L Walters, The Wire, no 156, 1 février 1997

    Fin du travail (Version 1) hoovers up some old recordings of theatre music (1980-83) and casts an interesting light on Lussier’s later work. The cues are surprisingly disciplined, with a European flavour and a touch of 1970s art rock played by a medium-sized and relatively low-tech ensemble that again includes Derome. An interesting bit of tapecupboard clearing.

    Soundcheck Review

    John L Walters, The Wire, no 156, 1 février 1997

    The flute can have a hard I time in new music. So it’s a pleasure to discover Les mains moites (Clammy Hands), an interesting, clever and musical piece that flutist Jean Derome commissioned from Canadian guitarist composer René Lussier and which is included on Trois histoires. This work bursts with ideas and shows off Derome’s skills while keeping up the interest. There are synthesizers and turntables and strange, beguiling sonics detalis in additon to the more obviously identifable flutes, speech ana guitars. I guess we should call it an electroacoustic work, for it’s unequivocally the product of a recording studio, but the 18 minute piece sounds a lot more fun than the tag often implies.

    René Lussier is best known as a guitarist, one of those indefatigable characters who turn up all over the place-improvising with Fred Frith, Tom Cora or Chris Cutler; playing with electroacoustic composer Gilles Gobeil (who helped out with Clammy Hands ), writing theatre music; fronting groups. It’s hard not to be impressed by his talent and energy. He reminds me a bit of Billy Jenkins. Like Jenkins, Lussier manages to keep serious musical intent, musical humour and plain silliness in a nicely tuned equlibrium. Trois histoires is a collection of three biggish ‘concert’ pieces. In addition to’Clammy Hands’there’s another epic,Art Brut, a’sort of homage to an unknown artist’, which includes some dazzling acoustic guitar playing among all the dramantic’radiogenic’ noises and spatial transformations. The third piece,Black Rock commissioned by fellow Canadian guitarist Tim Brady (it has already turned up on one of Brady’s own albums), has a strong documentary thread which ends with a stadium snatch of ‘When Irish Eyes Are Smiling~ sung by Brian Mulroney and Ronald Reagan, while Brady comes over all Jimi Hendrix. Yet guitar histrionics never dominate the sound world of Trois histoires. Lussier’s musical generosity and originality shine through every segment and the pieces whizz by in a flash.

    Lussier’s musical generosity and originality shine through every segment and the pieces whizz by in a flash.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9