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Joane Hétu

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  • Jean Derome, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger dans Free Albums Galore

    «Review», Marvin, Free Albums Galore, 6 février 2008
    mercredi 6 février 2008 Presse

    Le GGRIL is that most cumbersome of all musical monsters, the avant-garde big band. The nature of the big jazz band is to allow improvisation over tightly structured arrangements. The big band is practically the opposite of avant-garde jazz which often respect freedom of sound over tonality, structure, or even rhythm.

    Le GGRIL is centered in Québec, Canada and walks a tightrope between the improvised and the structured. The band’s arsenal of imaginative players borrow as much from post-classical as from free jazz. Their personnel is changeable but the unusual assortment of saxes, clarinet, accordions, violins, guitar and percussion seems to be the norm. The free self titled album has four tracks. Tracks 1, 2, 4 are directed by alto saxophonist Jean Derome with Fire + Bebelle most closely related to jazz. Tracks 2 and 4 are quieter and makes good use of long tones and well placed silence. Derome’s direction and playing is center toward exploring sounds and environment more so than totally free improvisation.

    The same can be said for track 3 which is an extended 11 minute work featuring the improvisatory trio of Les Poules. Alto saxist Joane Hétu, percussionist Danielle Palardy Roger, and samplist Diane Labrosse tends to prefer long drones with free improvisation as accent. They mix well with the larger ensemble creating a well thought out atmospheric work.

    The album is available from the excellent Insubordinations netlabel in 320kbps MP3.

    They mix well with the larger ensemble creating a well thought out atmospheric work.

    Ensemble SuperMusique (ESM), Joane Hétu dans SuperMusique

    «Critique», Dyane Raymond, SuperMusique, 2 février 2008
    samedi 2 février 2008 Presse

    Trois soirs, trois concerts pour présenter Récits de neige, troisième volet du tryptique Musique d’hiver de Joane Hétu.

    La musique, elle, continue d’exister au-delà du spectacle, va plus loin. Elle ouvre l’atelier de Joane Hétu et permet d’en découvrir et d’en explorer la structure: des lieux bâtis avec force, une incroyable patience et une vision bien ancrée dans le réel, temps et espace. Comme dans Filature sa précédente composition, la musique de Récits de neige donne à voir et à entendre la complexité de la construction, l’enchevêtrement des idées, des images, des sons, des paroles. C’est une musique personnelle, au sens où elle transmet l’incroyable générosité de l’artiste dans son adresse à l’autre — l’écoute, la perspicacité, l’attention: un donné jamais posé comme certitudes, mais comme chants pour le dire, annoncer les couleurs, clamer l’amour, réclamer le juste et la paix.

    C’est une musique personnelle, au sens où elle transmet l’incroyable générosité de l’artiste dans son adresse à l’autre.

    Ensemble SuperMusique (ESM), Joane Hétu dans Le Devoir

    «Musique actuelle — La géométrie du flocon», Frédérique Doyon, Le Devoir, 30 janvier 2008
    mercredi 30 janvier 2008 Presse

    Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige

    Et de trois. La compositrice Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige. On aura beau lui reprocher d’être trop longue, la saison froide peut être inspirante, surtout quand elle enveloppe la ville de son manteau blanc.

    «J’aime l’hiver, j’aime le son, l’effet cocon que ça produit», confie la saxophoniste-vocaliste, aussi membre de l’étiquette Ambiances magnétiques et présidente de la maison de disques DAME. «C’est une saison qui a toujours été créative pour moi. Dans l’industrie du disque, janvier, février et mars sont plutôt tranquilles, ça laisse du temps pour composer. C’est précieux.»

    Elle amorçait l’aventure hivernale en 2000 avec Musique d’hiver, alors que les Productions SuperMusique (qu’elle codirige) articulaient leur programmation autour des quatre saisons. Trois ans plus tard, la saison blanche lui inspirait Nouvelle musique d’hiver, avec promesse d’un troisième et dernier chapitre.

    Comme ses deux spectacles frères, Récits de neige se divise en quatre mouvements. Mais ce spectacle-ci, qui réunit sept musiciens-improvisateurs (les routiers Jean Derome, Diane Labrosse, Pierre Tanguay, deux nouveaux collaborateurs, Alexandre St-Onge et Scott Thomson, en plus de Joane Hétu elle-même), recentre son propos sur la neige, plus spécifiquement sur la géométrie du flocon.

    «Il fallait que j’aille à l’essence même de l’hiver: la neige. J’espérais composer 30 courtes pièces que les musiciens pourraient amalgamer comme ils veulent, comme des flocons, qui ont chacun une géométrie différente.» L’esprit des petits fragments est resté, mais la complexité du procédé et le manque de temps de création ont obligé la musicienne à prendre une autre direction.

    «J’ai demandé aux musiciens de raconter des anecdotes, des souvenirs liés à l’hiver et à la neige», raconte-t-elle.

    Après l’approche plus personnelle et ambiante du premier volet et celle, plus documentaire et bruitiste, du second, le troisième opus pour instruments acoustiques et électriques réunit les deux factures, avec des moments parlés, des mélodies et des segments plus abstraits. Les projections visuelles, discrètes dans les deux autres productions, prennent de l’ampleur sous la gouverne de Mélanie Ladouceur.

    «Je voulais m’investir dans l’idée que les autres formes d’art sont au service de la musique», explique Joane Hétu. Sa dernière production, Filature (2006), la plus ambitieuse de sa carrière, mettait en scène danseurs et images vidéo, constituant une forme de théâtre sonore qu’elle souhaite approfondir. Cette production lui a d’ailleurs valu le prix Freddy Stone.

    «Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert», dit celle qui a d’abord joué les rockeuses déjantées au sein des formations Wonder Brass et Les Poules avant de se tourner vers la musique actuelle.

    Cette nouvelle création de théâtre sonore fera l’objet d’un CD l’an prochain, à l’instar des deux premières productions hivernales.

    Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert…
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