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Ensemble SuperMusique (ESM)

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  • Ensemble SuperMusique (ESM) dans Le Journal de Montréal

    «À l’aventure avec Jean Derome», Patrick Gauthier, Le Journal de Montréal, 9 mars 2002
    samedi 9 mars 2002 Presse

    L’histoire, c’est bien. La géographie aussi. Alors parlons de Jean Derome, dont le dernier projet, Canot-Camping, est justement une étonnante exploration de l’espace.

    Tiré d’une série d’improvisations dirigées, Canot-Camping est une œuvre déstabilisante qui promène l’auditeur aux limites de la musique. De l’autre côté, le chaos guette. On n’y met jamais le pied.

    On écoute Canot-Camping et on se dit que ça doit étre stupéfiant de voir, sur une scène, ces dix musiciens guettant les commandes gestuelles de Derome.

    Ça tombe bien: Jean Derome et l’Ensemble SuperMusique s’attaquent à nouveau aux rapides de la musique improvisée, cette semaine.

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Le Devoir

    «Canot-Camping musical», Bernard Lamarche, Le Devoir, 9 mars 2002
    samedi 9 mars 2002 Presse

    Jean Derome, qui vient tout juste de se voir attribuer le prix Opus 2001 pour l’artiste s’étant le plus illustré à l’étranger, nous invite à un concert expédition. L’idée lui est venue, alors qu’il pratiquait son sport favori (devinez lequel), de transposer ses impressions dans son art favori (devinez aussi lequel). Avec ses collègues actualistes, ce qui s appelle expédition 5 et 6, il propose donc une forme de jeu musical structuré pour 112 improvisateurs. A vous donc d’embarquer dans cette randonnée musicale où, on peut le parier, le ludisme et le plaisir seront du voyage.

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Voir

    «Disques», Réjean Beaucage, Voir, no 781, 7 mars 2002
    jeudi 7 mars 2002 Presse

    Centième parution pour l’étiquette Ambiances Magnétiques. Ça tombe bien, parce qu’il y a un peu de tout dans ce nouveau disque de Jean Derome: du calme plat et des remous, de la boucane et des bibittes, des odeurs de jazz et des poussières de tourne-disque. Il faut prendre le temps de se laisser gagner par le rythme d’insouciance qui traverse l’album — un petit swing par-ci, une construction abstraite par-là — pour en venir à se sentir en plein centre d’un lac, au milieu d’un rêve. Beaucoup de retenue chez les 11 musiciens dont l’excellente production rend le travail perceptible avec une grande clarté, bien que l’on ne sache pas toujours très bien de quoi ils jouent! La métaphore du canot-camping offre à Derome une partition virtuelle idéale, et la transposition est des plus réussies. 3,5/5

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Hour

    «Is That A Tent Peg In Your Pocket, Or…», Mike Chamberlain, Hour, 7 mars 2002
    jeudi 7 mars 2002 Presse

    The success of any trip depends greatly on the composition of the travelling party. So in fashioning his piece Canot Camping, Jean Derome has written the music with specific musicians in mind.

    That group includes many of Montréal% most adventurous improvisers: Derome, Nicolas Caloia, Guillaume Dostaler, Normand Guilbeault, Joane Hétu, Diane Labrosse, Jean René, Martin Tétreault,Tom Walsh and Rainer Wiens.

    Canot-Camping is a game piece inspired by, and evoking the sounds and experiences of, Derome’s favourite sport: camping. The piece was premiered in April 2000 and performed at Victoriaville and Ottawa: that year. The new recording, Ambiances Magnétiques’ 100th, constitutes Expedition 4, and two performances next week, at the Cinquiéme Salle of Place des Arts, will be Expeditions 5 and 6. Unfortunately, this work is performed with about the same frequency that Derome goes camping: infrequently.

    While the sounds evoke aspects of the camping experience — waves, insects, thunder — the game approach also simulates the unexpectedness of the canoe trip.

    To this end. Derome directs the musicians with a series of 60 signals. Which signals he employs at any one time depend on what is already happening in the piece, but sometimes Derome might throw a curve ball, or, not to mix metaphors, a sudden rain squall at the musicians. This requires improvisers who can think quickly and react in useful and interesting ways to the situation presented much as one might have to act while negotiating a set of rapids.

    Derome sees the programmatic aspect of Canot-Camping as an aid to those who might be curious about improvised music, but might find abstract music daunting.

    “It’s a very abstract piece, he says, “but for somebody who doesn’t know about improvised music, it’s a good opportunity, because the link with the more exotic aspect of it makes it easier to appreciate. If you don’t think about a river, if you’re listening to long tones, you might not know what’s happening. But because it’s a river, some rapids, rain, wind, or whatever, it gives a direct link to the listener, something that they can relate to their own experience of life.

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Voir

    «C’est l’aviron…», Réjean Beaucage, Voir, no 781, 7 mars 2002
    jeudi 7 mars 2002 Presse

    Jean Derome et l’ensemble SuperMusique débarquent à la Cinquième salle de la Place des Arts avec Canot-camping, expéditions 5 et 6. Un projet qui a longtemps été en évolution avant d’adopter sa forme actuelle, qui reste ouverte, mais à l’intérieur de balises claires. “Il y a eu plusieurs approches, m’explique le saxophoniste. D’abord, je voulais faire une pièce toute écrite, puis j’ai opté pour une version jeu vidéo qui adopterait la forme d’un concerto, où le personnage est opposé à un milieu et doit franchir des étapes, etc. Pendant plusieurs années, j’ai pensé que je la composerais comme ça. Finalement, quand j’ai commencé à composer, c’était pour l’essayer en atelier à l’Exposition de musique (Théâtre La Chapelle, avril 2000).” Ce fut l’Expédition 1. “Passer en un mois de l’intimité du La Chapelle au Colisée de Victoriaville (Expédition 2), ça n’a pas été l’idéal.” L’expérience vécue en fin de FIMAV a, en effet, été difficile. L’Expédition 3 s’est déroulée au Festival de jazz d’Ottawa en juillet 2001 et l’Expédition 4 (voir critique en page Disques) a duré trois jours dans un studio de Radio-Canada. Une expédition à New York en septembre 2001 a dû être annulée à cause de ce que l’on sait.

    Bien sûr, l’idée d’une expédition de canot-camping peut évoquer à merveille le travail d’un ensemble de musiciens-improvisateurs. “Je l’aborde comme une carte géographique, un réseau de pièces dont certaines sont écrites, d’autres improvisées; quelques-unes sont des jeux où je dirige l’orchestre avec un système de signes, etc. Tout ça constitue, par exemple, la carte du parc de La Vérendrye, mais à chaque expédition, on ne visite que des parties du parc. On n’essaie pas de visiter tous les lacs, toutes les rivières, tous les campings… Mais on se fait chaque fois un circuit. Et ça dépend toujours de l’humeur des musiciens, ou du temps qu’il fait, parce que si on trouve un coin intéressant, on peut décider d’y rester plus longtemps. En canot, s’il fait très beau ou très mauvais, ça peut influencer ta décision de rester ou de partir. C’est pour ça que chaque version est une expédition. On ne s’imagine pas pouvoir faire le tour en une seule fois.”

    Les musiciens ont intérêt à rester en alerte, parce que dans la tête de Jean Derome, il peut arriver que les conditions climatiques changent vite! Mais l’ensemble SuperMusique est constitué de canoteurs chevronnés: Nicolas Caloia et Normand Guilbault tiennent les contrebasses, Guillaume Dostaler est au piano, Diane Labrosse à l’accordéon ou à l’échantillonneur, Joane Hétu au sax alto, Tom Walsh au trombone, Jean René à l’alto, Reiner Wiens à la guitare, Pierre Tanguay aux percussions et Martin Tétreault au tourne-disque (à quatre bras).

    Derome, qui recevait en novembre dernier le prix Opus du Conseil québécois de la musique pour le rayonnement à l’étranger, retournera en Europe d’ici la fin du mois pour participer au festival Banlieues Bleues avec Joane Hétu (Nous perçons les oreilles) et reprendre la magnifique expérience tentée l’année dernière à Victo avec Louis Sclavis, Bruno Chevillon et Pierre Tanguay. D’autres concerts européens sont prévus avec le quatuor et sans doute un disque. Pour Canot-camping, pas encore de projet à l’extérieur, mais l’album récemment paru pourrait changer ça. Avant tout cependant, deux expéditions au centre-ville. Souhaitons-nous du beau temps!

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Ici Montréal

    «La vie, c’est du sport!», Catherine Perrey, Ici Montréal, 7 mars 2002
    jeudi 7 mars 2002 Presse

    Jean Derome nous entraine dans son sillage, entre canot-camping et portages. Il ne nous laissera pas deriver.

    Jean Derome a recu le Prix Opus, Rayonnement à l’étranger, édition 2001. Comme quoi, il faut du temps pour se faire entendre! Plus souvent en concert de l’autre côté de l’Atlantique qu’ici même, Derome serait-il enfin reconnu chez lui? On ne s’attardera pos trop sur la question…

    On parlera plutôt d’expédiffon aquatique. Canot camping, c’est le résultat d’un travail réalisé avec 11 improvisateurs, de vrais boyscouts de l’improvisaffon. D’ailleurs, l’album Canot camping: expédition 4 a été composé pour «11 personnes et non pour 11 instruments.» Onze personnes vivantes. C’est-à-dire capables de répondre du tac au tac aux stimulations auditives. Sans frontière entre l’interpréte et la personne à la direction musicale. Ce qui est typique de la démarche de Jean Derome: «L’interpréte est trés important, et justement, comme un prisme, il capte la lumière. Dès les premières notes de Canot-camping, ce qui fait la force de cet ensemble, c’est justement le poids de la métaphore. Métaphore pour pluie, vent, courants. Métaphore pour nuit, étoiles, tente.

    Une dynamite intérieure

    «J’essaye de les pousser exactement dans la chose où ils sont bons, et d’autres fois de les mettre exactement dans des situations où ils vont être déséqulilbrés», poursuit Jean Derome, avec un petit sourire narquois. Et c’est ça qu’une connaissance, disons Intime, des interprètes permet.

    Dans une relation classique direction musicale-interprètes, cela risque de chambouler radicalement la concepffon de la pièce. Ici, tout est fonction de la relation «climatique. (s’il pleut ou s’il vente) entre Jean Derome et ses interprètes. On part d’un point A, mais c’est pour arriver au point Z, et les dérives sont donc trés controlées. Et surtout, ça laisse une trés grande responsabilité à chacun des musiciens. «En improvisation, c’est à chacun d’être conscient de l’ensemble, il y a des décislans trés, trés rapides qui doivent se prendre.» Avant de couler à pic avec les musiciens!

    Voici comment 20 années de pratique de canot-camping ont irrigué la pensée de Jean Derome: «Dans le canot-camping, ce que j’aime comme thémathique, c’est l’aspect anecdotique. Ça rejoint les gens sur une base trés simple: le courrant, les champs, les changements de climat, les possibilités. Les possibilités de façonner, par des signes, avec les musiciens, puis de passer trés rapidement d’une chose à l’autre. La pièce est une mosaïque de petits mouvements. Mais l’ordre n’est pas nécessairement prédéterminé, on peut complétement changer le cours de l’expédition.» Tout est dit.

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